|
Analyse de presse du Vendredi 9 février 2007 - n°1901 ProduitsDécision défavorable pour Lovenox® aux Etats-Unis (Communiqué Sanofi-Aventis, Les Echos, Le Parisien - 9 février 2007) Alors que Le Parisien revient sur un rappel de deux lots de Plavix® (clopidogrel) par mesure de précaution par le laboratoire, que Les Échos consacrent un article au Ketek® et aux répercussions aujourd'hui sur l'emploi, ainsi qu'une brève sur l'annonce prochaine des résultats financiers de Sanofi, le laboratoire français annonce qu'un jugement en sa défaveur vient d'être rendu aux États-Unis dans l'affaire qui l'oppose à deux génériqueurs du Lovenox® (enoxaparine). Le groupe indique qu'il évalue actuellement les recours envisageables et qu'il continuera à défendre vigoureusement ses droits de propriété intellectuelle. Il précise que plusieurs sociétés "ont demandé à la FDA des autorisations de mise sur le marché de produits prétendument génériques du Lovenox® mais à ce jour, Sanofi-Aventis n'a pas connaissance d'une quelconque autorisation de la FDA". La firme française continue à cumuler les mauvais points puisqu'il faut ajouter à cette série noire le sort de l'Acomplia®, toujours en attente de son AMM américaine et dont le remboursement a déjà été écarté en Allemagne. LaboratoiresSanofi-Aventis lance un plan social dans son usine de Neuville-sur-Saône (Les Echos - 9 février 2007) Les Echos relèvent ce matin que "les déboires de Ketek® (télithromycine) se répercutent sur l'emploi" chez Sanofi-Aventis. L'antibiotique a été soupçonné d'être associé à des problèmes hépatiques graves et le quotidien remarque que "si le lien de cause à effet n'est pas démontré, la FDA a recommandé un usage très restreint du médicament". Les ventes de l'antibiotique ont fortement baissé ce qui se répercute sur ses capacités de production. Aussi un plan social est-il lancé sur le site de Neuville-sur-Saône dont l'activité repose pour moitié sur Ketek®. Le plan concerne 118 postes sur un total de 930 emplois et l'article indique que "la direction privilégie le volontariat, les mesures d'âge et la mobilité interne". Une partie des salariés concernés pourrait rejoindre le site tout proche de Marcy-l'Etoile. Pfizer fermera deux usines en Irlande (Les Echos, International Herald Tribune, Wall Street Journal Europe - 9 février 2007) Pfizer prévoit de supprimer 545 postes sur 2 300 en Irlande. Le groupe annonce dès la fin 2007 la fermeture partielle du site de Ringaskiddy (65 postes concernés) mais envisage également la cession de deux autres usines de production en 2009, à Little Island et Loughbeg (480 postes au total). Selon un porte-parole de Pfizer repris par Les Echos, ces mesures s'expliquent par des "surcapacités, des retards pour la mise en production de nouveaux médicaments et les coûts élevés dans l'île", ainsi que par l'abandon du développement de l'anticholestérol torcetrapib, qui devait être produit à Ringaskiddy. Kéocyt mise sur les produits matures (Impact Pharmacien - 7 février 2007) Dans une interview accordée à Impact Pharmacien, Jean-François Auffret, cofondateur du laboratoire Kéocyt, affirme vouloir miser sur "les produits matures, à cible spécialiste et hospitalière, porteurs d'un vrai potentiel et insufisamment mis en valeur par les entreprises les détenant". Pour cela, l'ex-directeur de projets organisationnels chez Pfizer, dit avoir racheté quatre produits : deux en oncologie (Estracyt®, Zanosar®) et deux en neurologie (Dilantin®, Prodilantin®). Et compte d'ailleurs acquérir d'autres spécialités dès cette année. En matière de développement, Jean-François Auffret aurait également l'intention de travailler à de nouvelles formulations en collaboration avec des équipes publiques ou privées. Et souhaiterait consacrer plus 10% du chiffre d'affaires de Kéocyt au soutien de projets médicaux. FranceSarkozy fait des promesses aux médecins et Royal présente dimanche ses propositions (Le Généraliste, Le Quotidien du Médecin, Le Figaro économie - 9 février 2007) Alors que Le Quotidien du Médecin et Le Généraliste publient aujourd'hui un entretien de Nicolas Sarkozy où le candidat UMP s'explique sur son projet de franchise et se prononce pour une revalorisation "au plus vite" du C à 23 euros, Le Figaro économie relève que le ministre candidat "semble marcher dans les pas" de Jacques Chirac. L'article rappelle en effet qu'en 1995, l'actuel président "avait beaucoup promis aux médecins... d'où le divorce apparu avec le plan Juppé". Nicolas Sarkozy se félicite ainsi des résultats de la réforme, ajoutant que "nous allons dépenser davantage pour la santé". Une augmentation dont Le Figaro économie souligne qu'il l'observe "avec plus d'indulgence que lorsqu'il était à Bercy". Le ministre candidat livre également plus de détails sur sa franchise de soins et évoque une participation de "quelques centimes à quelques euros pour chaque acte ou chaque consultation ou chaque examen". Du côté de Ségolène Royal, Le Quotidien du Médecin remarque que la santé a été "peu abordée lors des débats participatifs organisés par la candidate au cours des derniers mois". Son article relève la mise en place d'une carte santé jeune et la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles jusqu'à 25 ans. Si Le Quotidien du Médecin estime qu' il faudra qu'elle "en dise davantage sur sa politique de santé pour convaincre les professionnels du secteur", l'article souligne que "les Français eux mêmes n'en font d'ailleurs pas un thème prioritaire de campagne". Un article sur ce sujet est accessible sur le site de Pharmaceutiques : http://www.pharmaceutiques.com/archive/une/art_1044.html Urgences : le "rapport fouettard" de la Cour des comptes (Communiqués Cour des comptes et MG France, Egora.fr, Quotimed.com - 8 février 2007, Le Figaro, Le Figaro économie, Libération, Le Monde, La Tribune - 9 février 2007) La Cour des comptes a remis au chef de l'Etat son rapport annuel qui dissèque vingt dispositifs et organismes publics ( http://www.ccomptes.fr/FramePrinc/framerp-2006.htm). Elle y pointe du doigt les carences de nos urgences hospitalières. La Cour des comptes dénonce un système d'orientation des patients "déficient" et s'étonne qu'il n'existe pas de numéro d'appel unique pour gérer les flux entre l'hôpital et la médecine de ville. D'après elle, 80 % des personnes accueillies aux urgences ne nécessitent pas d'hospitalisation : "il apparaît indispensable de mieux organiser le système de prise en charge en amont par le développement de structures spécialisées de veille et d'orientation mais aussi par une meilleure organisation de la médecine de ville". Elle souligne l'ambiguïté du terme "permanence des soins" puisqu'il confond "un principe" - la disponibilité 24 h/24 - avec "des modalités d'organisation d'une partie seulement des acteurs, en l'occurrence les médecins de ville". Cette confusion oppose les deux secteurs "alors qu'il s'agit d'organiser leur complémentarité". La Cour note également des écarts de coûts d'un service d'urgences à l'autre. Elle propose de simplifier les règles de financement et d'enteprendre des actions d'éduction auprès du grand public pour promouvoir le bon usage de la régulation téléphonique. La Cour décerne par ailleurs un "carton rouge" à l'Etat en matière de lutte contre l'alcoolisme, estimant que rien n'a été fait en quatre ans dans ce domaine. Médicament : un plan de gestion des risques (Impact Pharmacien - 7 février 2007) Impact Pharmacien rappelle que les retraits brutaux de la cérivastatine (Staltor® et Cholstat®) et du Vioxx® (rofécoxib) ont fait évoluer les réglementations sur la surveillance des médicaments. Et ont conduit l'Afssaps à mettre en place des plans de gestion des risques (PGR) depuis 2005. Le tout, dans le but de "connaître la tolérance des nouvelles molécules, d'en surveiller les effets indésirables et de détecter les populations à risque", comme le souligne le bi-hebdomadaire. L'article observe que l'agence a notamment prévu d'établir un suivi national de pharmacovigilance pour Gardasil® et précise que des médicaments tels que Champix®(varénicline) ou encore Intrinsa® (testostérone), qui devraient tous deux être mis sur le marché en 2007, sont également suivis de près. En outre, Impact Pharmacien note que l'Afssaps prépare une surveillance renforcée (effets secondaires, risque de surdosage) pour Acomplia® (rimonabant). Naissance de la fondation Institut du cerveau et de la moelle épinière (Le Figaro - 9 février 2007) Le projet de création d'un Institut du cerveau et de la moelle épinière s'est précisé cette semaine avec la naissance officielle de la fondation, dont l'état major a été désigné lors du premier conseil d'administration. La présidence revient à un professeur en chirurgie orthopédique et traumatologique, Gérard Saillant. C'est plus particulièrement au nouveau trésorier, Serge Weinberg, que s'intéresse Le Figaro. Ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute et créateur du fonds d'investissements Weinberg Capital Partners, il pourra "monter progressivement en puissance dans la collecte des fonds et dans la planification financière". Le quotidien précise que six bourses ont déjà été attribuées à des projets de recherche et qu'un IRM "surpuissant" a été installé. L'Institut devrait voir le jour en 2009 sur le site de l'hôpital de la Pitié Salpétrière. Le THM réapparaît mais inquiète toujours (Impact Pharmacien - 7 février 2007) Impact Pharmacien publie le compte-rendu de la table ronde organisée par le groupe Impact Médecine sur le traitement hormonal de la ménopause (THM). Après les "coups de tonnerre" de 2002 et 2003, le THM "retrouve peu à peu sa place sur les feuilles de prescription". Le traitement composé d'oestrogènes en percutané et de progestérone naturelle micronisée représente 99 % des prescriptions des gynécologues. Mais "la mauvaise image véhiculée par les médias au cours de ces cinq dernières années demeure" et de nombreuses femmes ménopausées, craignant un risque accru de cancer du sein, préfèrent supporter leurs symptômes plutôt que de faire part de leurs inquiétudes à leur médecin. D'où la nécessité des explications apportées par le corps médical. "Les actions françaises encore bon marché" (Les Echos - 9/10 février 2007) Les Échos consacrent une page aux analyses et conseils boursiers de quatre gérants performants : Jean Berruyer (Financière Arbevel), Marc Giraud (HMG Finance), Jan Kujawa (Financière de l'échiquier) et Olivier Machou (Finance SA). Un focus met en avant leurs valeurs préférées. Il est à noter que Jean Berruyer conseille d'investir dans BioAlliance pour ceux "disposés à prendre des risques en matière de liquidité". Il précise qu'il s'agit d'une "petite valeur pharmaceutique qui dispose de trois produits en phase 3", et dont le premier produit doit être commercialisé courant 2007 en France. Il ajoute qu'elle "pèse 110 millions d'euros en Bourse, mais chaque produit en phase 3 pourrait représenter au bas mot 150 à 200 millions d'euros de capitalisation boursière". Jan Kujawa avoue sa préférence pour Boiron, qui a racheté Dolisos en 2005 et dont les premiers effets sont attendus sur les comptes 2007. Enfin Marc Giraud conseille "Sanofi-Synthelabo, pour accompagner les retournements après les années difficiles"... Etats-UnisL'industrie influence-t-elle la politique anti-tabac américaine ? (Wall Street Journal Europe - 9 février 2007) Y a-t-il conflit d'intérêt entre les fabricants de produits d'aide au sevrage tabagique et les personnes chargées d'élaborer des directives fédérales pour aider les fumeurs à arrêter ? C'est ce que craint le Wall Street Journal Europe, présentant Michael Fiore, président du panel chargé de réviser ces directives, comme un ancien consultant de ces compagnies. Le quotidien rappelle que lors de la première élaboration de ces directives en 2000, les 18 membres du panel, déjà dirigé par Michael Fiore, avaient tous des liens avec les fabricants de produits anti-tabac. Le quotidien s'inquiète de la possibilité que des lignes directrices uniquement axées sur le recours aux médicaments découragent les potentiels volontaires au sevrage qui ne veulent pas dépenser leur argent ou qui "n'aiment pas l'idée de traiter leur addiction à la nicotine avec plus de nicotine". Le journal présente à ce sujet les résultats d'une étude, non publiée, du National Cancer Institute, montrant un taux de succès similaire entre les personnes ayant recours aux produits médicamenteux et celles ayant choisi le sevrage brutal. InternationalMichel Kazatchkine élu à la tête du Fonds mondial contre le sida (Communiqué INVS, Quotimed.com - 8 février 2007 ; Le Figaro, Libération, Financial Times - 9 février 2007) Ambassadeur de France chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles depuis 2005, le Pr Michel Kazatchkine, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida de 1998 à 2005, a été élu hier à la tête du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Pour être élu, l'immunologiste devait remporter "la majorité des deux tiers des voix, à la fois du collège des donateurs privés et gouvernementaux et dans celui des bénéficiaires", explique Quotimed.com. C'est pourquoi en novembre 2006, le conseil d'administration du Fonds n'était pas parvenu à départager les candidats en lice, "alors même que Michel Kazatchkine était arrivé en tête". Le Financial Times indique qu'il a battu "David Nabarro (coordinateur des Nations Unies pour l'influenza aviaire et humaine) et Alex Coutinho (directeur de TASO, The AIDS Support Organization, en Ouganda). Quotimed.com rappelle qu'il a présidé le groupe stratégique et technique pour le VIH/sida de l'OMS et souligne que son élection a "immédiatement été saluée par Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, ainsi que par diverses personnalités du monde médical et associatif de lutte contre le sida comme Act-Up-Paris et les Elus locaux contre le sida". L'INVS se réjouit de cette nomination qui salue son "engagement visionnaire et ses qualités scientifiques et humaines". Le Figaro note que la France "est le 2e contributeur du Fonds, avec une participation de 225 millions d'euros en 2006". Médicaments : la Chine face à ses reponsabilités de santé publique (Wall Street Journal Europe - 9 février 2007) Le Wall Street Journal Europe révèle qu'une enquête des autorités de surveillance chinoises renvoie le gouvernement chinois à son rôle en termes de santé publique lorsqu'il autorise des médicaments de mauvaise qualité et le menace de ralentir le processus d'approbation des médicaments. L'article note que depuis des années, les officines et les hôpitaux du pays sont envahis par des médicaments contrefaits et de basse qualité, produits par des groupes locaux. Récemment, "un antibiotique a rendu malade une douzaine de personnes et en a tué au moins dix", selon l'agence de presse chinoise Xinhua. Le quotidien note que le dirigeant de l'autorité sanitaire chinoise jusqu'en 2005 est aujourd'hui au centre d'une affaire de corruption. Cette affaire met la lumière sur un large problème de sécurité sanitaire des médicaments circulant en Chine. C'est pourquoi fin janvier, la FDA chinoise a décidé d'entreprendre une réévaluation d'autorisation de près de 170 000 médicaments et la délivrance d'AMM a déjà ralenti. Si certains industriels font grise mine face à ces mesures, le vice-président Asie de Pfizer note la "tendance positive à la transparence et à la prise de responsabilité", notamment parce que la lutte anti-contrefaçon va se renforcer en Chine. Le Wall Street Journal Europe propose un focus qui rappelle les derniers scandales sanitaires en Chine, notamment le décès de cinq personnes, dû à l'injection d'un mauvais médicament produit par le n°2 chinois, Qiqihar. "Les Chinois déposent de plus en plus de brevets" (La Tribune - 9 février 2007) La Tribune indique que "depuis trois ans, la croissance des dépôts de brevets d'Asie du Nord-Est est la plus forte du monde". Ainsi, en 2006, cette hausse de demandes internationales de la part du Japon, de la Chine, de la Corée, etc. "a été la plus dynamique avec plus du quart de l'ensemble des demandes, selon l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)". Rien qu'en Chine, le nombre de dépôts de brevets a cru de 56,8 %, tandis que la hausse est de 26,6 % en Corée. Aux États-Unis, la croissance est de 6,1 %. Cependant, la part de la Chine reste encore "très minoritaire dans le total des dépôts mondiaux de brevets (2,7 %) par rapport aux États-Unis (34 %)". En outre, un analyste explique que souvent, "les dépôts de brevets chinois traduisent la volonté des entreprises chinoises de mieux protéger les technologies existantes à un moment où elles s'attaquent aux marché internationaux". Le plus gros hic vient du fait que les "deux tiers des brevets déposés en Chine l'ont été par des entreprises étrangères". Cependant, pour La Tribune, "ces nuances ne changent rien à la volonté de Pékin d'accélerer sa montée en gamme industrielle". Résultats financiersJean-Pierre Garnier (GSK) : "avec de nouveaux médicaments, je n'ai pas peur" (Communiqués GSK - 8 février 2007, Wall Street Journal Europe, Financial Times, Le Figaro économie, Les Echos, La Tribune - 9 février 2007) Plusieurs quotidiens soulignent ce matin, à la lecture des résultats 2006 et des projets annoncés hier, les "bonnes perspectives" de GSK pour 2007. Le groupe a réalisé des ventes de 23,22 milliards de livres et un bénéfice ent de 5,5 milliards (+ 17 %). Les ventes de vaccins atteignent 1,7 milliard de livres (+ 23 %).Pour 2007, ses prévisions tablent sur une progression de 8 à 10 % à taux de change constant, avec les lancements de cinq nouveaux médicaments programmés sur l'année. Il s'agit d'Allermist® (fluticasone furoate) dans la rhinite allergique, de l'anti-migraineux Trexima® (succinate de sumatriptan/naproxène sodique) et de CoregCR® (carvedilol phosphate) formulation à libération prolongée de ce bêta-bloquant développée par Flamel Technologies. Sont également attendus deux autres produits à fort potentiel, l'anticancéreux Tykerb® (lapatinib ditosylate) et le vaccin contre le cancer du col de l'utérus Cervarix®. Jean-Pierre Garnier se déclare résolument "optimiste" pour l'avenir, avec, notamment, un portefeuille de 31 molécules en phase finale de développement et une poursuite de l'engagement du groupe dans la recherche. Un nouveau centre de R&D de GSK doit ouvrir en Chine cette année et deux nouveaux accords de développement et de commercialisation ont également été annoncés hier. Le premier, conclu avec l'américain Fabre-Kramer Pharmaceuticals, porte sur un antidépresseur, la gepirone ER dont la demande d'autorisation sera soumise à la FDA au 1er trimestre. Le second concerne un promédicament de la gabapentine, XP13512, issu de Xenoport et développé pour le traitement du syndrome des jambes sans repos et de la douleur neuropathique. BiotechnologiesRanbaxy investit le biosimilaire (Communiqué Ranbaxy - 7 février 2007) L'indien Ranbaxy élargit son champ d'action dans le domaine des génériques. Après les médicaments "classiques" issus de la chimie, le génériqueur s'attaque aux produits biotech et se lance dans un biosimilaire du G-CSF (granulocyte-colony stimulating factor - filgrastim). Le laboratoire vient ainsi de signer un accord de développement et de commercialisation de ce biosimilaire avec son compatriote Zenotech Laboratories, avec lequel il dispose déjà d'un partenariat pour des produits en oncologie. Ranbaxy va maintenant engager les ressources nécessaires pour lancer la commercialisation d'un biosimilaire du G-CSF, dans l'UE, où existe, contrairement aux Etats-Unis, une réglementation sur les biosimilaires. EthiquePremières pistes pour la révision de la loi de bioéthique (Le Figaro, La Croix - 8 février 2007) Le Figaro revient sur les rencontres parlementaires de bioéthique (lire revue de presse du 6 février 2007) qui se sont déroulées hier à Paris. Les nouveaux enjeux éthiques de l'assistance médicale à la procréation (AMP) y ont tenu une place importante, avec des débats sur les limites à fixer à l'AMP, l'accouchement sous X ou encore la gratuité des dons d'ovocytes. La question de la recherche sur l'embryon a également donné lieu à des échanges animés. La Croix publie à ce sujet une interview du Pr René Frydman, pionnier de la fécondation in vitro, dans laquelle il explique pourquoi il estime nécessaire de "créer des embryons pour la recherche", afin de "vérifier en laboratoire que les caractéristiques de l'embryon" issu de nouvelles techniques de procréation assistée "sont compatibles avec la réimplantation", plutôt que d'attendre de voir, à la naissance des enfants, si les techniques employées ont eu des effets dommageables. Le député Pierre-Louis Fagniez, initiateur de ces rencontres parlementaires, s'est prononcé en faveur d'une autorisation "claire et encadrée" du clonage thérapeutique, rappelle Le Figaro. VaccinsLancement de la plus grande étude sur un vaccin anti-VIH en Afrique (Communiqué NIH - 8 février 2007) Un essai clinique à grande échelle sur un candidat vaccin de Merck & Co contre le VIH vient de débuter en Afrique du Sud. Le vaccin testé contient les copies de trois gènes du VIH de type B, portés par un adénovirus. L'étude, baptisée "Phambili", est conduite conjointement par la South African AIDS vaccine initiative et le HIV vaccins trials network, avec le soutien de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses du NIH. Il s'agit d'un essai de phase IIb destiné à faire la preuve du concept. 3 000 hommes et femmes séro-négatifs au VIH devraient être recrutés. Plus de 1 800 personnes ont déjà reçu au moins une injection de la préparation vaccinale au cours des précédents essais. En bref - Xavier Bertrand a annoncé hier que le vaccin contre le cancer du col de l'utérus sera remboursé, sans cependant préciser à partir de quelle date cette mesure entrera en vigueur. Il avait indiqué en novembre dernier que "le vaccin était suceptible d'être admis au remboursement dans le courant du premier semestre 2007", rappelle Le Parisien. - Le lumiliximab, anticorps monoclonal anti-CD23 développé par Biogen Idec, a obtenu le statut d'orphelin de la FDA pour le traiteemnt de la leucémie lymphoïde chronique. Un essai clinique vient de débuter avec l'anticorps et devrait enrôler jusqu'à 276 patietns dans le monde. (Communiqué Biogen Idec) - À l'initiative du délégué général du groupe Médéric Guillaume Sarkozy, le n° 2 français de l'assurance collective vient de se doter d'un Comité médical et scientifique. Celui-ci sera présidé par le Pr Claude Jeandel, chef de gérontologie du CHU de Montpellier, et animé par Claude Le Pen, professeur d'économie de la santé. 18 autres spécialistes composent le comité, représentant une quinzaine de disciplines clés. (Egora.fr) - L'International Herald Tribune s'intéresse à la popularité de Viagra® en Espagne et à l'évolution de la perception et de l'utilisation du médicament dans la population masculine ibère. L'article relève que les jeunes l'utilisent de plus en plus, notamment avant de partir dans les boîtes le week-end. Par ailleurs, l'achat de la pilule bleue est de plus en plus souvent réalisé par les jeunes femmes . - La FDA vient d'accorder une extension d'indication au Stutent® (sunitinib) de Pfizer. A noter que cet avis favorable de l'agence américaine pour le traitement en première intention du cancer du rein avancé et/ou métastatique est lié aux résultats d'une étude clinique de phase III, publiée le 11 janvier dernier dans New England Journal of Medicine, qui auraient démontré une augmentation significative de la durée de survie des patients. (Communiqué Pfizer) Revue de presse réalisée par Anne-Lise Berthier, Jonathan Icart, Mélanie Mazière, Anne-Laure Mercier, Dominique Monnier, Julie Wierzbicki © PR Editions |