Merck&Co détaille son plan de restructuration
Lors de l'annonce de la fusion avec Schering-Plough, le patron de Merck&Co, Richard Clark, avait évoqué en mars dernier une suppression de 15% des effectifs des deux groupes réunis. Le chiffre a été confirmé hier par la direction du groupe. 14 000 emplois sont concernés (sur 95 000 employés comptabilisés au 31 mars), notent Les Echos. "Cette restructuration n'inclut pas le plan à l'étude en France, qui devrait affecter (au moins) 800 emplois", souligne Le Figaro. Huit sites de R&D et huit autres de production n'entreront plus dans les plans de Merck, retient BusinessWeek. D'ici les deux prochaines années seront ainsi fermés les sites de R&D suivants : Cambridge (États-Unis), Montréal (Canada), Waltrop (Allemagne), Newhouse (Écosse), Odense (Danemark), Boxmeer, Oss et Schaijk (Pays-Bas). Au niveau production, Merck envisage la cession ou la fermeture dès la fin 2010 de plusieurs sites : Comazzo (Italie), Cacem (Portugal), Santo Amaro (Brésil), Azcapozalco, Coyoacan (Mexique), Mirador (Argentine),Miami Lakes (États-Unis), Singapour (sauf l'unité de Schering et uniquement les activités chimiques pour celle de Merck)."Au total, en comptant des sites déjà cédés ou fermés, leur nombre passera de 91 à 77 dans le monde", remarque La Tribune. Tandis que le coût de la fusion avec Schering est estimé "entre 3,5 et 4,5 milliards de $ avant impôt", la direction de Merck table sur des réductions de coûts de l'ordre de 3,5 milliards par an dès 2012, souligne le Wall Street Journal. Les annonces d'hier doivent permettre de générer à elles seules entre 2,7 et 3,1 milliards de $ d'économies en 2012, indique le New York Times.
Le Figaro, La Tribune, Les Echos, Wall Street Journal - 9 juillet 2010, New York Times, BusinessWeek - 8 juillet 2010
