Deux nouvelles études à charge contre l'Avandia® de GSK
Alors qu'un panel d'experts FDA doit se réunir les 13 et 14 juillet pour se prononcer sur le devenir de l'antidiabétique de GlaxoSmithKline, Avandia® (rosiglitazone), deux nouvelles études publiées lundi mettent en exergue un accroissement significatif de certains risques cardiovasculaires liés à la prise du produit, relate le Chicago Tribune. La première étude, publiée dans les Archives of Internal Medicine, analysant 56 études cliniques (35 531 patients inclus) fait état d'un taux de risque d'infractus du myocarde de l'ordre de 28%. La seconde étude, publiée dans le JAMA analysant 227 571 patients américains pris en charge par le programme Medicare, chiffre à 27% le risque de crise cardiaque, 25% le risque d'insuffisance cardiaque et 14%, le risque de décès lié à l'Avandia® par rapport à l'antidiabétique Actos® (pioglitazone) de Takeda, résume le Los Angeles Times. Interrogé par le New York Times, Joshua Sharfstein, sous-commissaire principal à la FDA déclare que ces deux études seront considérées lors des réunions du mois de juillet sur l'Avandia®. De son côté, GSK relève que de nombreuses autres études récemment publiées n'avaient pas permis d'arriver à pareilles conclusions, note le Washington Post. Le Wall Street Journal indique qu'une troisième étude intitulée "Bari 2D", financée par le gouvernement et présentée lundi lors du congrès de l'American Diabtes Association montre que l'Avandia® n'expose pas à un surrisque cardiovasculaire par rapport aux autres antidiabétiques sur le marché.
New York Times, Wall Street Journal, Chicago Tribune - 28 juin 2010 ; Washington Post, Los Angeles Times - 29 juin 2010
