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20 mars 2008

Dijon à la pointe de la pharmaco-imagerie grâce au pôle PharmImage

Initié par la société française Oncodesign en 2006, le projet de pharmaco-imagerie PharmImage s'est officiellement constitué la semaine dernière en groupement d'intérêt économique (GIE). Une étape majeure pour ce consortium de partenaires regroupant, outre la société dijonnaise, le centre anticancéreux Georges-François-Leclerc, le CHU de Dijon, l'uB-filiale (structure de développement technologique rattachée à l'université de Bourgogne), le Centre de compétences internationales en télé-imagerie et une autre société dijonnaise, spécialisée dans la conception de molécules utilisées en imagerie médicale. La nouvelle entité légale PharmImage pourra ainsi percevoir 6 millions d'euros de financement public au cours des trois prochaines années, et être en mesure, grâce à la mutualisation des moyens matériels et des compétences, d'attirer de nouveaux partenaires industriels.

Recherche et mutualisation. Spécialisée dans l'évaluation de l'efficacité de thérapies anticancéreuses, Oncodesign a développé une plate-forme de pharmaco-imagerie permettant d'aller de la cible jusqu'au patient, en passant par l'échelle cellulaire et le modèle animal. Consciente de la nécessité de regrouper des compétences pluridisciplinaires, notamment en physique et en chimie, la société a lancé le projet d'un pôle fédérant ces compétences dans sa région d'implantation, le projet PharmImage, focalisé sur la pharmaco-imagerie et tourné vers la mise au point de biomarqueurs pour le suivi de l'efficacité des médicaments et la réalisation de diagnostics dans une approche de médecine personnalisée.

L'activité de PharmImage se décline sur quatre niveaux : la recherche, la mutualisation des équipements, le transfert technologique et l'émergence d'entreprises technologiques. Bien avant la formalisation du GIE, des partenaires du consortium avaient signé des accords pour des projets de recherche. Huit projets sont déjà en cours de réalisation, notamment pour la découverte de nouveaux biomarqueurs pour le suivi des traitements dans le cancer de la prostate. Le GIE constituera un bureau scientifique qui sera chargé d'évaluer les futurs nouveaux projets de recherche. Forts de leur rassemblement, les membres du consortium pourront espérer avoir accès à des financements internationaux, notamment européens.