Pfizer fait son entrée dans le monde du vaccin
Pfizer annonçait, cet été, lors du remplacement d'Hank McKinnell par Jeffrey Kindler au poste de PDG, que le groupe américain avait vocation à élargir son portefeuille d'activités, avec, pourquoi pas, son implantation dans le domaine des vaccins.
C'est maintenant chose faite avec l'annonce du rachat par le groupe de PowderMed, société britannique spécialiste de la mise au point de vaccins à ADN, qui développe actuellement des vaccins contre les virus de l'hépatite B, les virus Herpes simplex et les papillomavirus humains (HPV). Mais surtout, PowderMed dispose de plusieurs programmes sur la grippe et, en particulier, contre la souche H5N1. Une demande d'autorisation a été déposée auprès de l'agence anglaise du médicament pour une étude clinique de ce vaccin. Le recours à un vaccin à ADN offrirait ici un avantage capital, puisqu'un tel procédé permettrait de s'affranchir de l'utilisation des œufs pour la fabrication de vaccin. En outre, le dispositif exploite un système d'injection sans aiguille permettant une administration directe de gènes spécifiques de la souche vaccinale dans les cellules du système immunitaire, ce qui contribuerait à augmenter l'efficacité du vaccin. L'opération, dont les détails financiers n'ont pas été dévoilés, doit être clôturée au 4ème trimestre 2006. Sanofi-Pasteur, Merck&Co, Wyeth, GSK, puis Novartis avec le rachat de l'américain Chiron voici moins d'un an... l'essentiel du « gratin » pharmaceutique mondial est dorénavant présent sur ce marché des vaccins longtemps délaissé par les grands laboratoires.