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Février 2006

Sandoz progresse plus vite que le marché.

Au regard des chiffres présentés, hier matin, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels, la filiale générique du groupe Novartis, Sandoz, a profité de l'année 2005 pour asseoir, un peu plus encore, sa position de numéro 3 sur le marché français. 

Dans un secteur en quête de repères (Plfss 2006, loi Dutreil), les laboratoires Sandoz ont connu, en 2005, une hausse de 51% de leur chiffre d'affaires à 207, 8 millions d'euros. A en croire les propos de son président, Philippe Ranty, ces résultats « globalement positifs » s'explique avant tout par la « pérennisation d'une stratégie de marque bien huilée ». A la lecture des données d'une étude Sofres menée auprès du grand public, les 13 et 14 décembre dernier, la notoriété du laboratoire n'est plus à faire. Pour en mesurer les effets, 1001 individus représentatifs de la population française, sélectionnés selon la méthode des quotas, ont été contactés par téléphone (interviews réalisées à l'aide d'un système CATI). En terme de notoriété assistée des laboratoires pharmaceutiques, la filiale du groupe Novartis arrive en deuxième position chez les 35 et plus, une personne sur deux affirmant la connaître (50,70%). Par ailleurs, elle reste le premier maillon de l'offre générique à apparaître dans ce classement. 

Depuis 1999 et l'avènement du droit de substitution, le marché du médicament générique français n'a eu de cesse de progresser. En 2005, il a connu une augmentation de l'ordre de 29% à 1 394 millions d'euros grâce notamment aux nouvelles molécules mises sur le marché (Simvastatine : 243 millions d'euros ; Sertraline : 65 millions d'euros). En matière de pénétration des génériques dans le marché remboursable, un nouveau cap semble également avoir été franchi tant en volume (+15,3%) qu'en valeur (+8,4%). Pourtant, et ce en dépit du dynamisme du marché, le répertoire ne progresse pas ou peu, les molécules y étant inscrites  atteignant, en 2005, le seuil des 25,4% en volume (soit une boîte sur quatre). Un chiffre en légère régression qui trouve, en partie, sa source dans les « transferts de prescription », certains médecins préférant se tourner vers des molécules n'appartenant pas au champ des génériques. 

Grâce à l'officialisation, le 26 janvier dernier, de la fusion avec le génériqueur G.Gam, la nouvelle entité, Sandoz S.A.S compte sur l'année 2006 pour maintenir le cap et conserver sa place de numéro 3 sur le marché français des médicaments génériques. Avec plus de 220 présentations à son actif dont la plus large gamme OTC du marché (17 présentations), le nouvel ensemble compte plus de 250 projets en développement et près de 40 lancements à venir (Pravastatine, Ramipril). 

Forts d'un portefeuille composé de 600 molécules et de 5 000 présentations, les laboratoires Sandoz (n° 1 en Allemagne et n° 2 aux USA) ont également enregistré une augmentation significative de leur chiffre d'affaires mondial à 4,7 milliards de dollars (+54% par rapport à 2004), le résultat net mondial atteignant, quant à lui, la barre des 342 millions de dollars.

Jonathan Icart
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