Grippe Aviaire - Mesures - Déclarations - 2006
- Un effort global de préparation à la grippe aviaire reste nécessaire
(Communiqué secrétariat d'état américain à la santé et aux services humains - 20 septembre 2006)
Lors de l'assemblée générale des Nations Unies sur le partenariat international sur la pandémie de grippe et de grippe aviaire, Mike Leavitt, secrétaire d'état américain à la santé et aux services humains, a souligné l'effort global réalisé pour répondre à une telle menace, et rappelé l'urgence de redoubler d'efforts pour être prêts à une éventuelle pandémie humaine. Ainsi, des investissements significatifs ont été réalisés aux USA dans les domaines des vaccins, des antiviraux et de la recherche, une recherche qui, souligne Mike Leavitt, bénéficiera non seulement aux citoyens américains mais aussi au monde entier. Les USA ont aussi développé des tests de diagnostic rapide des souches de virus H5, a ajouté le secrétaire d'état. Après avoir mis l'accent sur la nécessité d'une coopération internationale, avec 4 principes de préparation : transparence, « reporting » rapide, partage des données et coopération scientifique, Mike Leavitt a annoncé la fondation, en cours actuellement, d'un fonds de transport des échantillons, dirigé par le secrétariat de l'OMS, permettant l'arrivée rapide et en toute sécurité des échantillons provenant des pays affectés.
- « Pandémie de grippe aviaire : accepter l'état de guerre »
(Le Quotidien du Médecin - 20 septembre 2006)
A l'occasion du premier colloque « Ethique et pandémie grippale » qui s'est tenu au ministère de la Santé, Xavier Emmanuelli a décrit la « désorganisation sociale » et le « confusion générale » qui seraient engendrées par une pandémie. Il a souligné que « il faut accepter l'état de guerre », expliquant que « c'est accepter que les mesures prises soient appliquées de manière autoritaire au détriment, c'est inévitable, des libertés individuelles : les décisions de mise en quarantaine, le maintien forcé à domicile n'en sont que les premiers exemples ». La déontologie médicale disparaît. Selon lui, « une pandémie nécessite un surcroît d'autorité et de légalité, des pouvoirs d'exception qui doivent être décidés à l'avance afin d'être légitimés ». « Un plan de lutte contre une pandémie, c'est la dictature contre le chaos ». Il s'agit notamment d'élaborer et de faire accepter l'établissement de priorités concernant les soins et la vaccination.
- La grippe aviaire doit rester à l'ordre du jour dans le calendrier de l'OMS, mais sans éclipser le reste
(Wall Street Journal Europe - 19 septembre 2006)
Le Wall Street Journal publie une critique concernant l'OMS. Le ministre de la Santé malaisien considère que l'organisation a en effet surestimé la menace de la grippe aviaire aux dépens d'autres problèmes plus urgents tels que le sida, la tuberculose, et la malaria. Le directeur régional de l'OMS pour la région Pacifique ouest reconnaît qu'après 3 ans, le public commence à être fatigué d'entendre le même message, mais explique que l'OMS a le devoir de continuer à avertir du risque d'épidémie qui peut survenir à n'importe quel moment. De son côté le directeur général Anders Nordström indique qu'en effet le nombre de cas humains de grippe aviaire est faible actuellement , mais il souligne que les pays doivent rester vigilants. « Nous aurons une pandémie », affirme t'il, « la question est de savoir quand, et de quelle sévérité ».
- 16 septembre 2006
(Communiqué Banque mondiale - 16 septembre 2006, Les Echos, Le Figaro économie - 16 septembre 2006)
Selon une mise en garde effectuée par Jim Adams, responsable du programme grippe aviaire à la Banque mondiale, « une pandémie sévère de grippe aviaire demeure un « risque réel », qui pourrait coûter à la planète plus de 3% de son produit national brut ». Il a déclaré qu'une grave pandémie pourrait coûter à l'économie mondiale plus de 1 000 milliards de dollars, et peut-être jusqu'à 2 000 milliards dans le pire cas de figure.
- « Actualisation du plan pandémie grippale »
(Le Quotidien du Médecin - 5 septembre 2006)
Le Quotidien du Médecin indique que « le plan gouvernemental de prévention et de lutte Pandémie grippale est mis à jour, avec une campagne lancée dans le milieu scolaire et une fiche destinée à sensibiliser les entreprises à la gestion du risque aviaire ». Des affichettes vont être apposées dans les établissements scolaires, pour apprendre aux élèves et au corps enseignant des mesures simples permettant de lutter contre la transmission des infections respiratoires, telles que se laver les mains plusieurs fois par jour. L'autre volet de l'actualisation concerne « la continuité de la vie économique en cas de pandémie ». La culture de prévention apparaît faire souvent défaut dans les PME, et une fiche a été conçue pour « fournir une trame d'action » en 3 étapes.
- Vers un partage accru des données scientifiques sur la grippe aviaire
(Wall Street Journal Europe, Nature 442 : 981 - 31 août 2006)
Une lettre publiée aujourd'hui dans Nature, et une autre publiée la semaine dernière et signée de 70 scientifiques, appellent à un partage des données sur la grippe aviaire plus rapide ainsi qu'à plus de transparence. Les signataires d'aujourd'hui incluent des spécialistes en santé animale et des scientifiques de très haut niveau travaillant dans les laboratoires de référence de l'OMS. Ils proposent de completer et d'étendre les efforts déjà existants par la création d'un consortium global the Global Initiative on Sharing Avian Influenza Data (GISAID) qui stimulerait le partage international des isolats et des données concernant la grippe aviaire.
- Grippe aviaire : les fonds promis tardent à venir
(Le Figaro, Internationald Herald Tribune - 11 juillet 2006)
David Nabarro le coordinateur des Nations Unies pour la lutte contre une pandémie a indiqué hier que les fonds promis (1,9 milliard de dollars) pour lutter contre le risque de pandémie de grippe aviaire ne sont pas encore tous arrivés. « Seuls 1,15 milliard de dollars ont été effectivement dégagés par les différents pays » fin avril, et sur cette somme uniquement 331 millions ont bien été transférés.
- L'influenza aviaire : la menace persiste
(Communiqué FAO, communiqué ONU - 10 juillet 2006)
Bien que le danger ait été écarté en Europe de l'Ouest et dans une grande partie de l'Asie du Sud-Est, à l'exception de l'Indonésie, l'influenza aviaire se répand toujours en Afrique et représentera encore une menace durant les années à venir, a déclaré aujourd'hui en substance, M. David Harcharik, Sous-Directeur général de la FAO, au cours d'une réunion, à Genève, du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). M. Harcharik a cité les difficultés en ce qui concerne la mise en oeuvre de mesures de lutte appropriées, notamment l'abattage, l'indemnisation des paysans et le contrôle des mouvements d'animaux dans les pays africains. A tous ces problèmes s'ajoute le commerce illégal de volailles. Pour M. Harcharik, il est impératif d'agir rapidement et de manière décisive pour stopper l'influenza aviaire hautement pathogène là où elle se trouve, car aussi longtemps que le virus H5N1 restera en circulation, elle continuera de représenter un danger pour la communauté internationale.
- Une approche critique de la mise en œuvre des moyens de lutte contre la « grippe aviaire »
(Communiqué Sénat - 11 juillet 2006)
Nicole Bricq, rapporteure spéciale de la mission interministérielle « Sécurité sanitaire », au nom de la commission des finances du Sénat a conduit une mission de contrôle sur la mise en œuvre des mesures de lutte contre la grippe aviaire. A l'issue de ses travaux, elle a estimé que le dispositif national de lutte mis en place pouvait être considéré comme globalement efficace. Le plan gouvernemental de préparation à une éventuelle pandémie a été reconnu de bonne qualité, sur un plan théorique, par la plupart des experts internationaux. Néanmoins, certains points faibles devront être corrigés à l'avenir, et ce plan théorique se heurtera à de nombreuses difficultés d'ordre pratique et psychologique. Le communiqué souligne en outre que la préservation de la santé animale constitue aujourd'hui une priorité et une nécessité si l'on veut protéger durablement la santé humaine, à l'échelle nationale et internationale. D'où l'importance d'une aide internationale coordonnée en direction des pays aujourd'hui les plus exposés. Enfin, il faut se préparer à vivre avec un risque durable, au niveau national et international. Le rapport d'information est disponible à l'adresse : http://www.senat.fr/rap/r05-451/r05-451.html
- Résultats d'une enquête Eurobaromètre sur la grippe aviaire
(Communiqué Commission européenne - 7 juillet 2006)
Le Européens sont bien informés sur la grippe aviaire et ont confiance dans les actions prises par l'UE et les autorités nationales pour combattre cette maladie ; cependant, les connaissances sur les risques encourus sont parfois très insuffisantes, comme le révèle une enquête Eurobaromètre spéciale sur la grippe aviaire publiée par la Commission européenne et réalisée en mars et avril. La plupart des personnes interrogées (70 à 80 %) font correctement référence aux mesures spécifiques de surveillance, de lutte et d'éradication prises pour prévenir et endiguer les foyers de grippe aviaire et 70% reconnaissent que les pouvoirs publics de l'UE sont guidés dans leur action par le souci réel de protéger la santé des citoyens. Néanmoins, un pourcentage important d'Européens ne connaît pas avec certitude certaines données fondamentales sur la grippe aviaire. Par exemple, 28% ignorent que la grippe aviaire ne peut être transmise par des œufs ou de la viande de volaille quand ces aliments sont bien cuits. La majorité ont répondu qu'ils n'avaient pas réduit leur consommation de produits à base de volaille et ceux qui ont indiqué l'avoir fait ont précisé qu'ils avaient agi uniquement par précaution.
- 6 juillet
(Le Figaro économie, La Tribune, Les Echos)
- Les quotidiens que la sénatrice Nicole Bricq a averti que le coût d'une pandémie de grippe aviaire serait de 1 milliard d'euros et non de 750 millions pour l'Etat, à la suite d'une mission de contrôle réalisée au nom de la commission des Finances du Sénat. Elle estime notamment « nécessaire de revoir le financement du plan de lutte contre le risque d'épidémie, qui repose essentiellement sur la sécurité sociale ».
- Mesures de protection européennes contre la grippe aviaire
(Communiqué Commission européenne - 4 juillet 2006)
Le Comité permanent de la Commission européenne sur la chaîne alimentaire et la santé animale a voté hier en faveur d'une proposition de la Commission de prolonger, jusqu'à 31 décembre 2006, l'interdiction des importations des oiseaux vivants captifs et les restrictions de mouvement des oiseaux de compagnie entrant dans l'EU à partir de pays tiers. Parmi d'autres mesures, au vu de nouveaux cas confirmés de grippe aviaire fortement pathogène chez des oiseaux domestiques en Hongrie méridionale, le Comité permanent a soutenu une proposition de la Commission pour prolonger les mesures de prévention et de contrôle déjà en place jusqu'à 31 août 2006.
- 29 juin
(Le Parisien, La Tribune)
Didier Houssin, délégué interministériel à la grippe aviaire, a confirmé hier que la transmission inter-humaine du virus H5N1 constatée en Indonésie ne justifiait pas d'augmentation du niveau d'alerte, actuellement au niveau 3A du plan mondial de préparation à une pandémie de grippe
- « Vigilance renforcée sur la grippe aviaire »
(Le Figaro, La Croix - 26 juin 2006, Le Journal du Dimanche - 25 juin 2006)
Dans un entretien au Journal du Dimanche, Xavier Bertrand fait le point sur la situation de la grippe aviaire, suite à la confirmation de la première transmission inter-humaine du virus H5N1. Il souligne notamment qu'il faut prendre au sérieux cette alerte. Il insiste sur la nécessité d' « engager rapidement tous les moyens nécessaires pour maitriser l'épizootie en Indonésie » et de « développer davantage l'assistance » aux pays en première ligne, puis présente les avancées réalisées en France au niveau préparation contre une pandémie éventuelle. Aujourd'hui, « 14 millions de traitements de Tamiflu® », ce nombre devant atteindre 24 millions fin janvier 2007, auxquels s'ajouteront 9 millions de traitements de Relenza® en octobre 2007. A la fin de l'année, le milliard de masques devrait être atteint. 2,4 millions de doses de vaccin sont actuellement disponibles, « préparés avec la souche actuelle du H5N1 ». Le ministre annonce par ailleurs de nouveaux exercices de simulation et l'évaluation prochaine du dispositif de formation des professionnels de santé.
- Grippe aviaire : la France a retrouvé son statut indemne
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 19 juin 2006)
A la suite de la contamination d'un élevage de l'Ain par le virus H5N1 hautement pathogène en février 2006, la France avait perdu son statut de pays indemne d'Influenza aviaire en application du code zoosanitaire de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Après l'élimination du foyer, et sans nouvelle contamination durant 3 mois, la France est maintenant de nouveau officiellement indemne de grippe aviaire hautement pathogène à compter du 18 juin 2006 au regard des normes internationales. Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et de la Pêche et Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce Extérieur demandent aux autorités des pays n'ayant pas encore levé les embargos sur les produits issus de viandes de volailles ou de volailles vivantes, de tenir compte du nouveau statut indemne de la France. Ils les appellent à reprendre les importations de ces produits conformément au code international vétérinaire.
- 8 juin 2006
(Communiqué Web-agri - 7 juin 2006)
- La France pourrait récupérer son statut de pays « indemne » de la grippe aviaire le 18 juin, si aucun nouveau cas n'est observé dans un élevage. Ce serait « un premier pas vers la réouverture des marchés d'exportation de volailles et de produits avicoles victimes d'embargos »
- 30 mai
(Communiqué Wall Street journal Europe - 30 mai)
- Le Wall Street Journal Europe indique que l'OMS envisage de clarifier son système d'alerte à une pandémie grippale, suite aux cas humains groupés d'infection par le virus H5N1 observés en Indonésie. Actuellement le niveau d'alerte est de 3 sur 6. Mais dans les contaminations groupées d'Indonésie, le virus pourrait pour la première fois avoir contaminé une tierce personne, et fait un pas vers la capacité de transmission inter-humaine.
- 19 mai 2006
(communiqué ONU - 18 mai)
- Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a nommé la directrice exécutive adjointe du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) au poste de coordonnatrice de la préparation des Nations-Unies à une éventuelle pandémie de grippe. Elle travaillera en étroite collaboration avec David Nabarro, Coordonnateur principal du système des Nations Unies pour les grippes aviaire et humaine, et sera chargé de coordonner les activités de préparation de toutes les organisations des Nations-Unies à New-York.
- Grippe aviaire : l'AFSSA préconise la fin du confinement des volailles partout sauf dans la Dombes
(Communiqué Afssa - 11 mai 2006, Le Parisien - 13 mai 2006, Le Figaro économie - 13/14 mai 2006, La Tribune - 15 mai 2006)
L'Afssa a rendu publics ses avis sur la réévaluation des risques relatifs au virus hautement pathogène H5N1, et sur l'actualisation des recommandations précédemment émises. L'Agence préconise de lever les mesures de confinement des volailles et la vaccination proposée en alternative au confinement, ainsi que l'interdiction de rassemblement d'oiseaux sur l'ensemble du territoire national partout, sauf dans la Dombes. L'Afssa estime en effet que le risque de (ré)introduction du virus H5N1 par les migrations d'oiseaux sauvages en provenance d'Afrique ou du nord-est de l'Europe peut être considéré comme nul à négligeable jusqu'au début des migrations automnales. Considérant que la seule source possible du virus est autochtone et localisée dans la Dombes, l'Agence indique qu'il est nécessaire de maintenir sous le statut de zone de surveillance les régions actuellement identifiées comme zones de protection et de surveillance dans la Dombes.
- Grippe aviaire : des mesures prolongées en Europe
(Communiqué Commission européenne - 8 mai 2005)
Le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale soutient une série de mesures de prévention et de contrôle de la grippe aviaire proposées par la Commission européenne, qui se trouvent prolongées jusqu'à la fin de l'année. Ces mesures concernent notamment le confinement des volailles dans les zones à haut risque, et l'importation de volailles et de produits dérivés à partir de certaines régions de Bulgarie, de Roumanie et de Croatie. Par ailleurs la France est autorisée à prolonger son programme de vaccination et l'Autriche à commencer un programme de vaccination des animaux dans les zoos.
- Influenza aviaire : le confinement reste en vigueur mais est en cours de réévaluation
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 5 mai 2006)
Le ministère de l'Agriculture rappelle que face à la menace de grippe aviaire, le confinement des volailles a été recommandé par l'Afssa sur tout le territoire métropolitain, obligatoire jusqu'au 31 mai. 65 oiseaux sauvages porteurs du virus H5N1 hautement pathogène ont été retrouvés en France, démontrant la réalité d'un risque sanitaire lié à la faune sauvage et la nécessité de ces mesures de protection des élevages. Dans l'Union européenne, 12 pays ont été touchés par l'influenza aviaire, dont 3 ont eu des élevages infectés (Suède, Allemagne et France). Lors du Comité des experts vétérinaires européens du 4 mai la Commission a appelé à la prudence quant à l'allègement des mesures de biosécurité, alors que la maladie reste présente dans certains Etats membres. L'Allemagne a par ailleurs annoncé un maintien dans l'immédiat de ses mesures de confinement. La fin de la période migratoire rendant nécessaire une nouvelle appréciation du risque et des mesures de précaution, le Gouvernement a saisi l'Afssa le 27 avril d'une demande de réévaluation de la situation sanitaire en France. L'Agence rendra son avis à la mi-mai. En attendant, les mesures de confinement restent en vigueur.
- MG France considère inaccessible en l'état le plan de formation "grippe aviaire"
(Communiqué MG France - 5 mai 2006)
MG France considère que le plan de formation « grippe aviaire » annoncé par le gouvernement est inaccessible en l'état, et demande que les propositions communes des associations de formation, réalistes en terme de calendrier et de moyens, soient retenues par les pouvoirs publics. Le syndicat souligne notamment que fixer comme objectif une formation de 300 000 professionnels de santé d'ici la fin de l'année 2006, en n'utilisant pas les structures ayant prouvé leur savoir-faire sur des formations de masse (OGC, FAF, FIFPL), relève de l'inaccessible. Les grandes associations ou fédérations de formation médicale continue ont élaboré une proposition commune de cahier des charges adapté, dans un calendrier réaliste. Afin de pouvoir aboutir sur les objectifs fixés, MG France demande que cette proposition, portée par le Président du Conseil National de la FMC, soit retenue par les pouvoirs publics. Le syndicat poursuivra pour sa part son engagement, initié en décembre 2005, dans l'accompagnement de la préparation des généralistes au rôle essentiel qu'ils devront tenir lors de la survenue de la pandémie grippale humaine d'origine aviaire annoncée par les autorités.
- Les Etats-Unis accordent un milliard de $ pour des vaccins contre la grippe aviaire
(Communiqués HHS, Baxter, GSK, Medimmune, Novartis, Solvay - 4 mai 2006, Wall Street Journal Europe, Le Figaro économie, Les Echos - 5 mai 2006)
Plusieurs quotidiens indiquent ce matin que le secrétariat d'Etat américain à la Santé va octroyer un milliard de $ à cinq laboratoires pour le développement de vaccins contre la grippe aviaire. Il s'agit notamment de faciliter et d'accélérer le développement de solutions alternatives aux systèmes de production traditionnels basés sur des œufs et de mettre au point des techniques basées sur des cellules de mammifères en bioréacteurs. Les cinq laboratoires concernés sont GSK (274,75 millions de $), Medimmune (169,46), Novartis Vaccines & Diagnostics (220,51), Dynport Vaccine (40,97) et Solvay Pharmaceuticals (298,59), ce dernier recevant la plus grosse subvention. Ces financements, accordés sur une durée de cinq ans, s'inscrivent dans le cadre du plan de préparation à une pandémie de grippe d'origine aviaire annoncé la veille par le président Bush.
- 4 mai
(Communiqué Les Echos)
- Les ministres de la Santé et de l'Agriculture des 21 pays du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) se réunissent à Danang (Vietnam) pour 2 jours, dans le but « d'évaluer la situation de la grippe aviaire dans la région de l'Apec ainsi que les plans de la communauté internationale et régionale pour combattre l'épidémie »
- 2 mai
(Communiqué Libération)
- Libération note la levée hier de la plupart des mesures prises aux Pays-Bas contre la grippe aviaire, dont les mesures de confinement, et précise notamment que les volailles doivent cependant toujours être nourries en intérieur.
- La Commission est en passe de mobiliser 100 millions d'euros contre la grippe aviaire dans le monde
(Communiqué Commission européenne - 28 avril 2006, Actualités News Environnement - 30 avril 2006)
La Commission européenne devrait parvenir à mobiliser les 100 millions d'euros annoncés à la Conférence organisée à Pékin pour lutter contre la grippe aviaire dans le monde entier, et ce avant la date prévue. Ces fonds aideront les pays pauvres à s'attaquer à la grippe aviaire dans la population animale et à mieux se préparer à une éventuelle pandémie humaine. La Commission entendait mobiliser la somme avant la réunion des hauts fonctionnaires, à Vienne, les 6 et 7 juin, à laquelle participeront donateurs et bénéficiaires. Ce but devrait être atteint largement à temps. Avant Pâques, la Commission a donné son feu vert au déblocage de 50 millions d'euros destinés à aider les pays touchés en Asie, en Asie centrale, dans la région méditerranéenne et en Europe de l'Est. Parallèlement, les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont accepté l'aide de 30 millions d'euros déjà proposée par la Commission. Ces fonds devraient aussi être mobilisés avant la réunion de Vienne. Enfin, il faut signaler qu'une aide de 20 millions d'euros affectée à la recherche sur la grippe aviaire est également en bonne voie.
- Dispositif de formation « grippe aviaire » : MG France est consterné
(Communiqué MG France - 27 avril 2006)
MG France a pris connaissance avec consternation du calendrier et des modalités techniques envisagées par le ministère da la Santé pour la formation des médecins et professionnels de santé sur le thème de la préparation au risque pandémique « Grippe Aviaire ». Le syndicat relève que « penser organiser une réponse des associations de formation (...) sur un cahier des charges d'une telle complexité, dans un processus ad hoc construit de novo sur une architecture de type administratif, sans budget dédié, et cela avant le 5 mai, relève de l'utopie. Sauf à choisir (...) des sociétés commerciales de formation ou des organismes accédant gratuitement aux structures hospitalières ». MG France demande que l'appel d'offre sur la formation grippe aviaire, en ce qui concerne les professionnels libéraux conventionnés, utilise les procédures usuelles de la formation professionnelle conventionnelle nationale et régionale et soit confié pour sa mise en oeuvre, dans un calendrier raisonnable (deux mois), aux structures bien connues des professionnels de santé de ville et ayant prouvé leur savoir-faire (OGC, FAF, FIFPL), organismes qui sont les seuls à avoir démontré leur efficacité sur des formations de masse.
- « La grippe aviaire a frappé 45 pays, selon le coordonnateur de l'ONU sur le dossier »
(Edicom.ch - 26 avril 2006)
Le docteur David Nabarro, coordonnateur de l'ONU pour la grippe aviaire, a rappelé mercredi que le virus H5N1 « a frappé 45 pays, tué plus de 100 humains, provoqué la mort de 200 millions de volatiles et plongé dans la pauvreté des millions de petits producteurs de volaille ». Ainsi depuis début 2006, le virus « s'est rapidement propagé à 30 nouveaux pays, avec des épizooties importantes en Turquie, Irak, Israël, Gaza, Egypte, Afghanistan, Pakistan, Birmanie, Inde, Nigeria, Niger, Cameroun et Burkina Faso ». Pour David Nabarro, le virus aurait sans doute contaminé un nombre beaucoup plus important d'humains que les 200 dont on a connaissance. Il a aussi ajouté que « le H5N1pourrait être la cause de la prochaine pandémie humaine(...) rappelant que ce virus était très similaire à celui qui causa la grande épidémie de 1918 ». « Nous devrions préparer le monde à une pandémie », a-t-il souligné « rappelant que le virus devrait subir deux ou trois mutations pour devenir peut-être transmissible d'homme à homme ».
- Une campagne de prévention nationale
(Communiqué Ministère de la Santé - 20 avril 2006, Communiqué OMS, Quotimed.com - 21 avril 2006, Le Monde - 22 avril 2006, Libération - 22/23 avril 2006, La Croix, Les Echos, Le Figaro, Le Parisien, Le Quotidien du Médecin, La Tribune - 24 avril 2006)
Le ministre de la Santé a lancé le 24 avril une campagne de prévention contre la grippe aviaire. Le versant grand public, intitulé « Adoptons les gestes qui nous protègent », sensibilisera la population sur l'ensemble des virus respiratoires via la distribution dans les hôpitaux, les cabinets médicaux et différents services publics début mai et dans les écoles en septembre de 4 millions d'affichettes et de dépliants. Les documents présenteront trois gestes d'hygiène « barrière » : « Je me lave les mains au moins trente secondes plusieurs fois par jour », « Je jette mon mouchoir en papier dans une poubelle » et « Je porte un masque quand je suis malade ». Le versant professionnel de la campagne prévoit l'envoi de 400 000 kits de prévention à tous les médecins : un CD-Rom expliquant que faire en cas de pandémie et récapitulant les données disponibles sur le sujet, un masque de type FFP2 spécialement conçu pour le risque respiratoire et un masque chirurgical. Le ministère précise qu'il s'agit d' « outils de démonstration. Ce n'est pas pour leur usage personnel. A l'automne, ils en recevront d'autres. »
- Les Etats-Unis préparent un plan de lutte en cas de pandémie
(Les Echos - 18 avril 2006)
Le Washington Post indique que le gouvernement américain publiera « bientôt » une série de 300 recommandations en cas de pandémie sur son territoire. Les Echos précisent que cette pandémie pourrait durer dix-huit mois et faire de 210 000 à 1,9 millions de victimes, selon les estimations du plan. Parmi les mesures à prendre, le texte préconise l'établissement d'une liste de personnes à vacciner en priorité, la constitution d'un stock de gants en latex ou encore l'incitation au télétravail. Il insiste enfin sur le rôle de chaque acteur institutionnel, « afin d'obtenir une coordination qui a cruellement fait défaut lors de l'ouragan Katrina » soulignent Les Echos.
- Grippe aviaire : allègement des mesures dans l'Ain
(Le Monde, Le Figaro, La Tribune, Libération - 13 avril 2006, - 12 avril 2006)http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Le dispositif de surveillance mis en place dans l'Ain suite à la présence du virus H5N1 a été allégé dans six communes dont Bourg-en-Bresse, indique Le Figaro. Le Monde souligne que « la plus grande vigilance reste de mise » malgré la prochaine autorisation de « mise en liberté surveillée » des poulets de Bresse. Les volailles de Bresse retrouveront une partie de leurs parcours extérieurs d'ici 10 à 15 jours, une mesure qui pour être validée nécessite la poursuite des prélèvements sur la faune sauvage. La Tribune observe par ailleurs que la mission parlementaire d'information sur la grippe aviaire, dans son deuxième rapport, rendu public hier, a souligné l'efficacité du dispositif français « mis en place par le gouvernement pour faire face à la menace d'une épidémie de grippe aviaire ».
Libération souligne de son côté deux pays à citer aujourd'hui en exemple dans leur lutte contre la grippe aviaire, la Thaïlande et le Vietnam, les premiers touchés. « Ils ont quelques leçons salutaires à apporter aux nations récemment touchées par le virus H5N1 », d'après de nombreux experts internationaux dont David Nabarro, responsable pour l'ONU de la lutte contre la grippe aviaire.
- 10 avril
(Communiqué Libération, La Croix)
- Libération et La Croix signalent que la préfecture de l'Ain envisage le déconfinement partiel d'élevages de volailles. Cette mesure doit concerner uniquement les élevages professionnels de volailles de Bresse où les éleveurs pourront à partir d'aujourd'hui « relâcher leurs volailles sur un parcours limité ».
- Grippe aviaire : 2 nouveaux avis de l'Afssa
(Communiqués Afssa - 6 avril 2006, Libération - 8/9 avril 2006)
L'Afssa a réévalué les risques liés au virus H5N1 pour les élevages de gibier et les lâchers d'oiseaux issus de ces élevages et recommande des mesures complémentaires. L'Agence souligne qu'il est hautement probable que la situation de l'infection de la faune sauvage dans plusieurs départements français devienne durable, ce qui nécessitera une adaptation fine et permanente des mesures à l'évolution de la situation épidémiologique, Cet avis de 10 pages du 23 mars est disponible à l'adresse http://www.afssa.fr/ftp/afssa/34713-34714.pdf . Dans un avis précédent, du 16 mars, l'Afssa a réévalué le niveau de risque et les mesures complémentaires de protection applicables concernant l'avifaune domestique, notamment dans l'Ain. Elle recommande la poursuite et le renforcement de l'application des mesures de biosécurité dans l'ensemble des élevages du pays ; dans les zones où des cas ont été identifiés, l'agence recommande notamment le maintien d'une surveillance étroite de la mortalité des oiseaux sauvages et la réalisation d'analyses épidémiologiques précises de la situation locale permettant d'adapter les mesures en fonction de l'évolution du risque. L'avis (8 pages) est téléchargeable à l'adresse http://www.afssa.fr/ftp/afssa/34709-34710.pdf .
- 6 avril 2006
(Communiqué Libération)
- Libération signale que la stratégie gouvernementale de lutte contre une éventuelle épidémie de grippe aviaire pourrait changer. Une réflexion a commencé sur le besoin de solutions intermédiaires entre le confinement à domicile et la centralisation des malades à l'hôpital. Des zones de traitement telles que gymnases et écoles sont envisagées pour regrouper des personnes infectées ou suspectes « sans pour autant les installer dans des hôpitaux surchargés ».
- Le chat vecteur de la grippe aviaire
(Le Figaro, Le Quotidien du Médecin, Le Parisien - 6 avril 2006, Nature on-line - 5 avril 2006)
Le chercheur Albert Osterhaus, virologue néerlandais spécialiste de l'infection des félins par le virus H5N1, souligne dans la revue Nature que les chats pourraient être des vecteurs du virus H5N1 et que des précautions nouvelles devraient être prises « pour éviter qu'ils transmettent le virus à la volaille, aux humains et à d'autres espèces ». « 3 publications scientifiques prouvent les infections chez les chats », rappelle notamment Le Figaro, et la possibilité de transmission du virus d'un chat infecté à un animal sain a été démontrée. Les quotidiens observent que les infections des gros félins et des chats ne sont pas rares, et même « les infections fatales de chats sont devenues banales en Indonésie, en Thaïlande et en Irak ». Pour le Dr Osterhaus, « en dehors du rôle possible des chats dans la transmission du virus aux autres espèces, le passage du H5N1 par les chats pourrait contribuer à majorer le risque d'adaptation du virus à l'homme et, de ce fait, de pandémie mondiale ». Il propose que, « dans les régions atteintes, tous les chats vivant dans les agglomérations soient confinés à domicile » et ajoute que « les chiens, les mustélidés (furets, visons, blaireaux, belettes, zibelines...) et les phoques pourraient aussi se révéler porteurs du virus H5N1 et que, dans ces conditions, les mesures de surveillances doivent être élargies à de nombreuses espèces ».
- Pandémie de grippe: la Commission publie le rapport d'évaluation de l'exercice de simulation
(Communiqué Commission européenne, Actualités News Environnement - 30 mars 2006, La Tribune - 31 mars 2006)
La Commission européenne a publié le rapport final d'évaluation de l'exercice de simulation d'une pandémie de grippe aviaire à l'échelle de l'Union qui s'est déroulé les 23 et 24 novembre 2005. Il conclut que l'exercice a été « un succès », qu'il a montré que des améliorations considérables avaient été apportées par rapport à un exercice antérieur et qu'il a mis en évidence de nombreux aspects nécessitant des améliorations supplémentaires. Le rapport formule douze recommandations, dont celle de revoir et de développer des systèmes de communication. Notamment, es installations de téléconférence de certains États membres devraient être améliorées. Le rapport observe aussi que les agents antiviraux, les vaccins, les restrictions des déplacements, la mise en quarantaine et les fermetures de frontières sont autant de questions d'intérêt commun à approfondir.
- MG France conteste l'hospitalo-centrisme du plan gouvernemental contre la grippe aviaire
(Communiqué MG France - 29 mars 2006)
MG France, qui conteste l'actuelle approche hospitalo-centrée du plan gouvernemental visant à faire face à une éventuelle pandémie grippale d'origine aviaire, a décidé d'envoyer à l'Ile de la Réunion une Mission d'Information Professionnelle afin de tirer de l'épidémie liée au Virus Chikungunya tous les enseignements utiles à la prise en charge d'un afflux massif de patient lors de crise sanitaire grave.
Le syndicat précise notamment qu'il s'agit de construire un modèle de réponse sanitaire adaptée à une épidémie de grande ampleur (modèle pandémique de grippe humaine d'origine aviaire), et que cette mission sera organisée d'ici l'été à la Réunion.
- Grippe aviaire : Kofi Annan plaide pour une aide supplémentaire aux pays pauvres
(Communiqué ONU - 29 mars 2006)
Face à la rapide progression da la grippe aviaire à travers le monde, le Secrétaire général a lancé un appel à augmenter l'aide aux pays les plus pauvres, particulièrement en Afrique, afin de les aider à lutter contre le virus. De retour d'un voyage en Afrique, le Secrétaire général a noté qu'il avait pu constater par lui-même que les besoins y étaient plus pressants que nulle part ailleurs. « En janvier dernier, à Pékin, la Conférence internationale des donateurs pour la grippe aviaire et humaine avait permis de récolter 1,9 milliard de dollars de promesses de dons et de prêts ». « Depuis, les besoins qui sont apparus rendent plus nécessaire que jamais la concrétisation de ces promesses le plus rapidement possible » a souligné Kofi Annan, ajoutant que « ayant à l'esprit les défis croissants auxquels vont devoir faire face les pays pauvres, les donateurs doivent en outre se préparer à mobiliser des ressources supplémentaires ».
- « Grippe aviaire : bientôt un kit de formation »
(Impact Médecine - 23 mars 2006)
Impact Médecine souligne l'inquiétude des médecins libéraux devant leur manque d'information et de formation concernant la grippe aviaire. L'hebdomadaire précise que tous les professionnels de santé vont recevoir d'ici fin avril « un kit de formation comprenant un CD sur les aspects scientifiques et organisationnels, et un ou plusieurs masques de type FFP2 à manipuler ». D'autre part des sessions de formation gratuites devraient débuter prochainement.
- Allègement des mesures de protection contre l'influenza aviaire dans l'Ain
Le Figaro - 18/19 mars2005, Le Monde - 18 mars 2006, Euronews - 20 mars 2006, communiqué ministère de l'Agriculture - 17mars 2006)
Le ministère de l'Agriculture a annoncé que compte-tenu de la bonne maîtrise sanitaire dans l'Ain, les mesures applicables dans les zones soumises à restriction vont être progressivement assouplies. A compter du 18 mars, soit 21 jours après la désinfection préliminaire de l'élevage infecté, les entrées et sorties de volailles vivantes et la commercialisation des viandes seront possibles sans restriction. La vente directe d'œufs sera de nouveau autorisée. Le 27 mars, le périmètre des zones de restriction ne concernera plus que les cas liés à la faune sauvage et il sera régulièrement adapté en fonction de leur évolution.
Le Figaro souligne des « doutes sur l'ampleur de la grippe aviaire dans l'Ain », avec une « situation pour le moins confuse ». Les oiseaux morts ne seraient pas tous ramassés, et ceux qui sont ramassés ne sont pas tous analysés. Le quotidien souligne d'autre part la contradiction que représente le début de la vaste opération d'euthanasie des volailles, alors que deux jours après, on autorise à nouveau la commercialisation des volailles.
- Conférence africaine sur la grippe aviaire à Libreville
(Le Figaro, Les Echos, La Croix - 20 mars 2006, Xinhuanet - 19 mars 2006)
A partir d'aujourd'hui se déroule à Libreville une conférence sur la lutte contre la grippe aviaire qui réunira jusqu'au 22 mars près de 300 délégués venant d'une quarantaine de pays africains et les bailleurs de fonds du continent. Participeront également à cette réunion organisée sous les hospices des Nations Unies par six agences de l'ONU et le gouvernement du Gabon, plusieurs hauts responsables du système des Nations Unies, dont Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, et David Nabarro, chargé de la lutte contre la grippe aviaire à l'ONU. Le but principal de cette réunion est de « coordonner la lutte contre la propagation du virus H5N1 ».
- Abattage des volailles dans l'Ain
(Le Figaro, Le Parisien, La Croix, France-Soir - 15 mars 2006)
Les quotidiens indiquent qu'hier a démarré dans l'Ain l'abattage des volailles qui ne peuvent pas être commercialisées, représentant un total de 970 000 volatiles sains qui seront abattus en 5 semaines. Il s'agit des animaux des élevages situés dans la zone de protection. Cette procédure se fait sur la base du volontariat des éleveurs qui seront indemnisés à 100%.
- « Grippe : report d'un exercice de simulation »
(Le Figaro, Libération, Le Monde, Le Parisien, France-Soir, International Herald Tribune, Le Quotidien du Médecin, Les Echos - 15 mars 2006)
Un exercice de simulation destiné à tester le plan national de pandémie de grippale, qui devait avoir lieu aujourd'hui et demain, a été reporté de 2 semaines, « en raison de l'indisponibilité de certains participants ». Le Quotidien du Médecin explique que selon Didier Houssin, délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire, « le scénario de pandémie devait permettre (...) de tester la transition entre une situation à dominante sanitaire et une situation qui relève plus des compétences du ministre de l'Intérieur ». Par ailleurs les quotidiens rappellent que la grippe aviaire a fait plus de 100 morts, 98 recensés dans le bilan au 13 mars de l'OMS plus 3 décès signalés en Azerbaïdjan pour lesquels l'OMS attend une confirmation finale du virus H5N1.
- 14 mars 2006
(Le Parisien, La Tribune, France-Soir)
- Les quotidiens signalent le début aujourd'hui le début de l'abattage de volailles interdites à la vente dans l'Ain, région la plus touchée par la grippe aviaire, qui pourrait concerner jusqu'à 950 000 volailles en cinq semaines, d'après un responsable agricole
- « Grippe aviaire : questions sur la vaccination
(Les Echos, La Croix - 13 mars 2006)
Les Echos souligne que « les experts de la santé animale s'interrogent sur les meilleures stratégies pour venir à bout de la pandémie de grippe aviaire », ainsi en France, ils « ne sont pas favorables à une vaccination préventive massive des volailles d'élevage », notamment parce que « elle risque de retarder la détection du premier cas, malgré l'existence d'oiseaux sentinelles ». .Le quotidien rapporte par ailleurs des propos de Bernard Vallat, directeur général de l'OIE, sur l'extension de la panzootie. Celui-ci « estime qu'il existe désormais une forte probabilité pour que le virus H5N1 colonise rapidement toute la planète ». Bernard Vallat explique ainsi que « Les Australiens sont très pessimistes et pensent qu'ils ont de grandes chances d'être infectés (...). La Canada et les Etats-Unis s'attendent à être contaminés ». « Dans le futur il va falloir s'habituer à cohabiter avec » le virus. L'article souligne aussi l'incapacité des pays africains à « prendre en charge des mesures de confinement ou d'élimination drastique », et à mettre en place les systèmes d'alerte et de surveillance, or « les aides qui ont été décidées au sommet de Pékin n'arrivent toujours pas ». La Croix observe de son côté qu' « avec le réchauffement printanier, le virus de la grippe aviaire devrait rapidement disparaître chez les oiseaux sauvages ».
- La mission d'information « grippe aviaire » demande au gouvernement d'agir le plus vite possible auprès de l'UE, qui doit être rappelée à son obligation de respecter ses engagements
(Communiqué mission d'information sur la « grippe aviaire : mesures préventives » - 9 mars 2006)
Les députés membres de la mission d'information "grippe aviaire : mesures préventives", présidée par M. Jean-Marie Le Guen, ont adopté hier une motion, qu'ils ont fait porter au Premier ministre. Ils invitent le Gouvernement français à rappeler l'Union européenne à son obligation de respecter les engagements financiers qu'elle a pris pour aider les pays touchés par l'épizootie de grippe aviaire. Les députés venaient, en effet, d'apprendre, au cours d'une réunion de travail de la mission, que l'Union européenne n'avait pas encore dégagé les fonds ni mis en place les procédures nécessaires pour aider les pays en voie de développement confrontés à la grippe aviaire.
- Grippe aviaire : une pandémie aura lieu tôt ou tard, affirme David Nabarro
(Communiqué ONU - 8 mars 2006, actualites-news-environnement.com - 9 mars 2006)http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=11989&Cr=grippe&Cr1=nabarro
Le Coordonnateur des Nations Unies pour la grippe aviaire a prévenu qu'une pandémie de grippe humaine était inévitable et que les préparatifs actuels devaient se poursuivre dans cette optique, notamment en Afrique de l'Ouest où la diffusion de l'épizootie demeure inquiétante. « Mes collègues de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sont assez perplexes quant à la réaction à adopter face à l'expansion du virus de l'Europe de l'Est vers l'Europe de l'Ouest vers le Moyen-Orient, l'Afrique, et l'Inde ». a déclaré notamment David Nabarro, ajoutant qu' « ils s'attendent à ce que cette expansion se poursuive, au moins sur ces continents, et peut-être même sur les autres continents ». Selon lui, « la grippe aviaire pourrait atteindre les Amériques dans six à 12 mois, voire plus tôt ». Comme le dit l'OMS, « tôt ou tard, il y aura une pandémie. Elle sera peut-être due au virus H5N1, peut-être à un autre virus de la grippe. Mais nous avons un virus que nous ne comprenons pas parfaitement, mais qui est capable de se reproduire chez les humains et auquel les humains sont vulnérables », a souligné le Coordonnateur des Nations Unies. « Une fois que la pandémie commencera, c'est-à-dire lorsqu'il y aura transmission de l'homme à l'homme, nous n'aurons plus le luxe de se préparer. Il nous faut donc nous préparer comme si la pandémie était certaine », a souligné David Nabarro.
- La mission d'information « grippe aviaire » demande au gouvernement d'agir le plus vite possible auprès de l'UE, qui doit être rappelée à son obligation de respecter ses engagements
(Communiqué mission d'information sur la « grippe aviaire : mesures préventives » - 9 mars 2006)
Les députés membres de la mission d'information "grippe aviaire : mesures préventives", présidée par M. Jean-Marie Le Guen, ont adopté aujourd'hui une motion, qu'ils ont fait porter au Premier ministre. Ils invitent le Gouvernement français à rappeler l'Union européenne à son obligation de respecter les engagements financiers qu'elle a pris pour aider les pays touchés par l'épizootie de grippe aviaire. Les députés venaient, en effet, d'apprendre, au cours d'une réunion de travail de la mission, que l'Union européenne n'avait pas encore dégagé les fonds ni mis en place les procédures nécessaires pour aider les pays en voie de développement confrontés à la grippe aviaire.
- Influenza aviaire : n'abandonnons pas les chats !
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 8 mars 2006, France-Soir - 9 mars 2006) http://www.agriculture.gouv.fr/spip/leministere.leministrelecabinet.communiquesdepresse_a5842.html
Le ministère de l'Agriculture exhorte les propriétaires à ne pas abandonner leur chat. Le communiqué indique que plusieurs organisations de protection des animaux signalent de nombreux abandons de chats liés à l'influenza aviaire, et rappelle l'avis de l'Afssa du 3 mars 2006 sur les chats et l'influenza. Notamment aucune contamination humaine liée à des carnivores domestiques (dont le chat) ou sauvages n'a été rapportée à ce jour, y compris dans ces zones très infectées ; en combinant la probabilité d'émission du virus par le chat, la probabilité de contact efficace, et la réceptivité de l'homme au virus H5N1, le risque d'infection de l'homme à partir du chat peut être considéré comme nul à négligeable. L'Afssa souligne aussi que dans les zones exemptes d'oiseaux infectés par le virus le risque d'infection du chat est nul. Dominique Bussereau rappelle donc qu'il n'y a aucune raison d'abandonner les chats ou autres animaux de compagnie, même dans les zones touchées par l'Influenza aviaire.
- Avis de l'AFSSA sur l'évolution du risque sanitaire représenté par les chats au regard de l'influenza aviaire
(Communiqué ministère de l'Agriculture, communiqué Afssa, quotimed.com - 3 mars 2006, France-Soir, Le Journal Officiel - 4 mars 2006, Le Figaro - 4/5 mars 2006)http://www.agriculture.gouv.fr/spip/leministere.leministrelecabinet.communiquesdepresse_a5825.html http://www.afssa.fr/Object.asp?IdObj=34265&Pge=0&CCH=060303175917:26:4&cwSID=A6B32B5A3AC448249291D7A593FF8D3C&AID=0 http://www.journal-officiel.gouv.fr/verifier/getpdf.php?fic=../publication/2006/0304/joe_20060304_0054_0051.pdf.sig
L'Afssa vient de rendre son avis sur l'évaluation du risque représenté par les chats, en tant que vecteurs du virus H5N1, pour les autres animaux et pour les personnes. Elle recommande la mise en œuvre systématique, dans les zones infectées par le virus H5N1 de mesures visant à maîtriser les contacts directs entre les chats et les oiseaux, et de surveiller les causes de mortalité chez les chats. Elle souligne l'intérêt, dans les zones réglementées autour de foyers d'influenza aviaire hautement pathogène, de mettre en œuvre des mesures de restriction des mouvements des chats. L'Afssa précise que dans les zones exemptes d'oiseaux infectés par le virus le risque d'infection du chat est nul. Il n'y a donc aucune mesure particulière à prendre. Le Ministre de l'agriculture et de la pêche a signé un arrêté publié au journal officiel qui fixe les restrictions à la circulation des carnivores domestiques (essentiellement chats et chiens) dans les zones où le virus H5N1 a été confirmé.
- Nouveaux cas d'oiseaux sauvages porteurs du virus H5N1 dans l'Ain
(Libération, Le Parisien, Le Figaro, La Croix, France-Soir - 3 mars 2006, communiqué ministère de l'Agriculture - 2 mars 2006)
En France onze nouveaux cas d'oiseaux sauvages infectés par le virus H5N1 ont été confirmés hier dans l'Ain (9 cygnes, un canard et un héron) ce qui porte à 29 le nombre d'oiseaux sauvages atteints du virus dans ce département. 310 communes dont 5 arrondissements de Lyon sont en zone de surveillance. La surveillance concerne aussi une quinzaine de communes de Haute-Savoie proches de la Suisse où un canard victime du H5N1 a été retrouvé à Genève. En Afrique, l'arrivée du H5N1 en Ethiopie est suspectée à la suite de la mort de 6 000 poulets mais le virus reste à confirmer.
- Le disposition de prévention élargi
(Communiqué ministère de l'Agriculture, Canoe.com, Lalibre.be - 1er mars 2006, Le Monde, Le Parisien, France-Soir, La Croix, Les Echos, Libération - 2 mars 2006
La France a élargi la zone de surveillance de la grippe aviaire mise en place dans l'Ain, qui couvre désormais environ 300 communes de quatre départements, principalement l'Ain mais aussi une petite partie de l'Isère, du Rhône et de la Saône-et-Loire. La Belgique qui reste pour le moment épargnée par le virus de la grippe aviaire a néanmoins décrété à partir du 1er mars le confinement obligatoire des volailles des particuliers et des professionnels sur l'ensemble du territoire. Le Canada a banni l'importation de tout oiseau vivant de France, de même que de tout produit de volaille qui n'a pas été traité à la chaleur.
- Après le cas de virus H5N1 sur un chat en Allemagne
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 1er mars 2006, Le Monde, Le Parisien, France-Soir, La Croix, Les Echos, Libération - 2 mars 2006)
« Le tombeau du chat inconnu » titre Le Monde dans une chronique qui observe que la mort « au champ d'honneur de l'épizootie » de grippe aviaire du premier chat européen, un « chat inconnu dont on ignore le nom et le matricule », « suscite bien de l'émoi ». Dominique de Villepin a demandé aux propriétaires de chats « de ne pas les laisser divaguer dans les zones dans lesquelles le virus H5N1 a été détecté ». France-Soir note que les chats « en miaulent déjà de désespoir ». Le ministère de l'Agriculture recommande vivement, dans la zone où le virus H5N1 a été détecté (zone de la Dombes), de ne pas laisser sortir les chats sans surveillance, et rappelle que l'avis de l'Afssa sur les possibilités de transmission aux animaux carnivores et les précautions à prendre est attendu avant la fin de la semaine. En Allemagne, autour des foyers de grippe aviaire, les chats devront être confinés et les chiens tenus en laisse, et dans la région de Rügen, une loi a été réactivée qui « permet d'abattre tout chat se trouvant à plus de 200 mètres d'une maison ». « En clair, les chats de Poméranie ont intérêt à faire gaffe », indique Le Monde.
- Précisions sur le plan de soutien à la filière avicole
(Communiqué ministère de l'Agriculture, canoe.com - 1er mars 2006)
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/leministere.leministrelecabinet.communiquesdepresse_a5811.html
Au cours d'une brève visite au salon de l'agriculture mardi 28 février, Ségolène Royal a dénoncé le « scandale » du blocage des aides annoncées en faveur de la filière avicole « qui ne sont toujours pas arrivées sur le terrain ». Suite à cette intervention le ministère de l'Agriculture apporte quelques précisions sur le plan de soutien à la filière avicole. Dès novembre des dispositions ont été mises en œuvre concernant notamment le soutien fiscal et social et une prise en charge totale des coûts de chômage partiel. Aujourd'hui, le plan de soutien pour les éleveurs est fondé sur l'indemnisation de réductions volontaires de la production qui ne peuvent être constatées et chiffrées qu'au terme de la période d'élevage des poussins (3 mois). Les aides aux éleveurs ne pourront donc être payées qu'à compter du mois d'avril. Le dispositif est en place. Il a été validé avec les professionnels. Des avances seront versées sans attendre sur la base de déclarations sur l'honneur des éleveurs. Pour les aides aux entreprises de la filière avicole, le plan de soutien annoncé le 28 février et finalisé avec les professionnels a été présenté le 28 février à la Commission européenne. Les dispositifs de paiement seront mis en œuvre au début de la semaine prochaine. Par ailleurs, le Canada a banni l'importation de tout oiseau vivant de France, de même que de tout produit de volaille qui n'a pas été traité à la chaleur.
- Les Etats-Unis passent une nouvelle commande d'antiviraux
(Communiqué HHS - 1er mars 2006)
Le secrétariat d'Etat américain à la santé a commandé à GSK et à Roche de nouvelles doses de leurs antiviraux Relenza® (zanamivir) et Tamiflu® (oseltamivir). Ces traitements supplémentaires, au nombre de 12,4 millions pour Tamiflu® et de 1,75 million pour Relenza®, vont s'ajouter au stock national actuel de 5,5 millions de traitements antiviraux prévus dans le cadre de la préparation à une éventuelle pandémie grippale d'origine aviaire.
- L'OIE souligne la nécessité d'aider les pays pauvres
(Les Echos, International Herald Tribune, Libération - 1er mars 2006)
L'Office international des épizooties (OIE) a organisé jusqu'à mardi une réunion d'une cinquantaine de vétérinaires européens sur la grippe aviaire à son siège à Paris. Les experts ont notamment mis l'accent sur « la nécessité de lutter contre la grippe aviaire à sa source », indique Les Echos, et appelé les pays riches à financer la mise à niveau des services vétérinaires des pays pauvres pour les aider à se protéger pour lutter contre une généralisation mondiale de la grippe aviaire. Ils ont d'autre part reconnu la modestie des connaissances disponibles sur le vecteur de la grippe aviaire, plus de deux ans après le déclenchement de la nouvelle flambée, et recommandé « d'accélérer les recherches sur le rôle des oiseaux sauvages ». « Il est facile d'accuser les oiseaux migrateurs », souligne l'International Herald Tribune. Le vétérinaire italien Vittorio Guberti et d'autres suspectent l'existence de réservoirs permanents du virus aux portes de l'Europe.
- « Après l'exercice de simulation de pandémie à Lyon : des leçons à tirer pour les généralistes »
(Le Quotidien du Médecin - 28 février 2006)
Le Quotidien du Médecin souligne le bon déroulement de l'exercice de simulation qui s'est déroulé vendredi à Lyon, indiquant qu'il « a permis de vérifier la bonne qualité de la réponse médicale ». Dominique de Villepin, accompagné des ministres de la Santé, Xavier Bertrand, et des Transports, Dominique Perben a constaté que « les agents du Samu, les personnels hospitaliers, les experts en virologie sont préparés à une telle situation ». « Maître d'oeuvre des opérations », le Pr Dominique Peyramond (chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Croix-Rousse) explique que « «les différentes phases de l'alerte se sont impeccablement succédées », soulignant que « le respect d'un minimum de précautions, en évitant toute réaction de panique, permet de faire face efficacement au risque ». Un des enseignements tirés pour les généralistes est qu' « une prise en charge simple est très bien adaptée dès lors que chacun garde son calme ».
- "Les Landes vaccinent leur foie gras"
(Libération, France-Soir, La Croix, Le Figaro, Le Parisien, Financial Times, Les Echos - 28 février 2006)
Tandis que 20 pays ont décrété un embargo partiel ou total sur les volailles françaises ou le foie gras, les premières vaccinations des oies et canards d'élevage contre la grippe aviaire ont commencé hier dans les Landes. Les deux autres départements concernés, la Loire-Atlantique et la Vendée, ont confiné les volatiles. Pour que la vaccination ne masque pas la présence éventuelle du virus, précise Libération, « le protocole mis en place prévoit 100 animaux témoins, non traités, pour 3 000 vaccinés ».
- Les plans de lutte contre la grippe aviaire en France
(Le Figaro - 27 février 2006)
Le Figaro consacre une page aux plans de lutte contre la grippe aviaire en France et présente un schéma type des interventions successives en cas de détection d'un cas de H5N1. Rappelant « la fragilité de l'homme face aux menaces virales », le quotidien fait le point sur les dernières crises sanitaires qui ont ébranlé l'Hexagone : vache folle, listériose, fièvre aphteuse... Il insiste sur l'effort de la France à renforcer sa capacité de gestion des grands problèmes de santé collectifs depuis les années 1990 et l'affaire du sang contaminé. En 15 ans, ont été mis en place l'Afssaps, l'Afssa, l'Agence française du sang, l'Institut de veille sanitaire, l'Agence française de sécurité de l'environnement et la Haute autorité de santé. Théoriquement, la France est donc capable d'une surveillance accrue des « médicaments, aliments, animaux, infections, air et eau, sang, greffes d'organes, ondes électromagnétiques, produits chimiques... ». Le Figaro propose en parallèle une interview de Didier Houssin, directeur général de la Santé et délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire, qui fait le point sur la situation du dispositif d'épidémiologie, dispositif dont il juge qu'il doit être renforcé dans le monde et en France. Pour lui, « c'est la seule manière de s'armer pour pallier ou limiter les épidémies futures ».
- Déclaration de l'OMS: grippe aviaire et sécurité sanitaire des aliments
(Communiqué OMS - 27 février 2006)
Le Directeur général de l'OMS, le Dr Lee Jong-wook, a rappelé que la consommation de volaille et de produits dérivés, dès lors qu'ils sont manipulés dans les conditions d'hygiène requises et cuits convenablement, ne présente pour l'être humain aucun risque d'infection par le virus H5N1.Si l'on dénombre jusqu'ici 173 cas d'infection humaine par le virus, aucun n'a été lié à la consommation de volaille ou de produits dérivés cuits convenablement. Le virus H5N1, hautement infectieux chez les volailles, ne se transmet pas facilement à l'homme. Les personnes actuellement les plus exposées sont celles qui se trouvent en contact étroit avec des volailles infectées, comme les familles qui élèvent des animaux de basse-cour et les marchands de viande de volaille ou de volailles vivantes.
- Déblocage de 52 millions d'euros complémentaires pour la filière avicole
(Communiqué Premier ministre, grippeaviaire.gouv.fr - 24 février 2006, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Parisien, France-Soir - 27 février, Le Monde - 26/27 février 2006, Le Journal du Dimanche - 26 février 2006, Le Figaro - 25/26 février 2006, Le Monde, France-Soir - 25 février 2006)
Les 52 millions d'euros d'aides complémentaires aux 11 millions déjà mobilisés pour aider la filière avicole, annoncés jeudi par le Premier ministre, seront immédiatement débloqués et utilisés sous trois formes : une campagne télévisée, rappelant que la volaille française est "parfaitement sous contrôle", et que sa consommation est donc sans risques, des aides de 20 millions d'euros destinées aux éleveurs, et 30 millions d'euros d'aides accordées à la filière avicole (industries, abattoirs, découpe). Les ventes de volailles se sont en effet effondrées de près de 30% et la filière avicole a supprimé 5 000 emplois en 2 semaines. Jacques Chirac a dénoncé samedi lors de l'inauguration du salon de l'agriculture « une panique injustifiée » et rappelé l'absence de danger à consommer de la volaille et des œufs.
Le Japon a suspendu vendredi toute importation de volaille françaises et de produits culinaires associés, suivi hier par Hong-Kong.
- Renforcement des mesures de précaution dans les Dombes
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 26 février 2006, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Parisien- 27 février, Le Monde - 26/27 février 2006, Le Journal du Dimanche - 26 février 2006, communiqués ministère de l'Agriculture - 24 février 2006 et grippeaviaire.gouv.fr - 25 février 2006, Le Figaro, La Croix - 27 février 2006, Le Figaro - 25/26 février 2006, Le Monde, France-Soir - 25 février 2006)
Le virus H5N1 est bien à l'origine de la mortalité massive enregistrée la semaine dernière dans un élevage de dindes de l'Ain, a confirmé le ministère de l'Agriculture. Les mesures de précaution ont été renforcées dans les Dombes dès vendredi et la zone de surveillance étendue à 70 communes contiguës. Après l'annonce de cinq nouveaux cas suspects de grippe aviaire sur des cygnes vendredi, les mesures ont encore été accentuées, notamment la zone de surveillance a été élargie à 160 communes. Un tiers du département de l'Ain est ainsi passé vendredi en zone de surveillance. Il n'a pas été necessaire de les renforcer après la confirmation hier de cas positifs de virus de type H5N1 concernant 15 cygnes sauvages de la région de Joyeux (Ain).
- Marché financier : les mouvements dus à la grippe aviaire
(La Vie Financière - 24 février 2006)
Alors que la France compte sa première victime de la grippe aviaire - un canard sauvage - des répercussions sur certaines valeurs boursières se font sentir. A la hausse pour Bacou-Dalloz, le fabriquant de masques de protection, à la baisse pour LDC, le producteur de volailles. L'hebdomadaire souligne que « pour ces PME, l'impact peut être considérable. [Pour] les groupes pharmaceutiques, les incidences financières et boursières [seraient] plus limitées, vu leur taille ». En cas de mutation du virus de la grippe aviaire vers une forme humaine, les analystes envisagent trois scénarios. D'abord, un développement mondial de l'épizootie. « La restauration et le tourisme subiraient un contrecoup direct ». 2e scénario : une pandémie humaine maîtrisée. « Les déplacements seraient beaucoup plus contraints (...). Tous les secteurs rattachés au transport seraient très affectés : compagnies aériennes, tourisme, hôtellerie... ». Enfin, 3e scénario : la pandémie non maîtrisée, tous les secteurs seraient touchés. La Vie Financière rappelle aussi les bons positionnements des laboratoires pharmaceutiques, en particulier des producteurs de vaccins et d'antiviraux (Roche, GSK), mais aussi sur des secteurs plus spécifiques comme les tests de dépistage du virus (BioMérieux).
- « 52 millions d'euros et l'armée à la rescousse »
(Le Figaro, La Croix, Le Parisien, France-Soir - 24 février 2006, quotimed.com - 23 février 2006)
Le Figaro et France-Soir annoncent que « l'armée française se prépare à fabriquer des antiviraux ». Les services de santé de l'armée vont en effet commencer courant mars à mettre sous forme de comprimés des doses d'oseltamivir livrées par Roche qui restent stockées sous forme de poudre.
Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé une aide substantielle pour la filière avicole de 52 millions d'euros supplémentaires.
Le Parisien indique d'autre part la prise par la France d'un arrêté « interdisant pour un an l'importation et la mise sur le marché de produits avicoles (...) provenant de pays touchés par le H5N1, notamment la Chine, la Thaïlande, mais aussi de certaines régions de Russie, Roumanie, Turquie... ». De son côté le Quotidien du Médecin note que le début du scénario de l'exercice de simulation prévu ce matin à Lyon pour tester le plan gouvernemental "pandémie grippale", consiste en l'atterrissage à Lyon d'un avion en provenance d'Asie du Sud-Est avec à son bord deux passagers présentant les symptômes de la grippe aviaire. Le quotidien explique ensuite le déroulement de l'exercice et note la présence de Dominique de Villepin, accompagné de Dominique Perben (Transports) et de Xavier Bertrand (Santé).
- Grippe aviaire : MG69 adresse une lettre ouverte au Premier ministre
(Communiqué syndicat de médecins généralistes MG69 - 23 février 2006)
Le syndicat de médecins généralistes MG69, affilié à MGFrance, adresse une lettre ouverte au Premier Ministre, à l'occasion de sa venue à Lyon aujourd'hui pour un "exercice grippe aviaire". Pour MG69, cet exercice médiatique ne peut cacher les graves lacunes dont souffre le plan français en cas de pandémie, dans la mise en oeuvre du premier échelon de soins qui repose sur les médecins généralistes : formation des médecins à la situation inhabituelle de pandémie non financée à ce jour, incertitudes sur la disponibilité des moyens de protection et sur la prise en charge des risques professionnels encourus. De nombreux médecins généralistes ne se sentent pas en mesure de s'engager avec efficacité dans ce plan s'il n'est pas revu avec sérieux, réalisme et volontarisme. Devant la carence des financements publics, Mgform, première association de formation de médecins généralistes, prend l'initiative d'organiser, sur ses fonds propres, dès ce soir à Lyon une première séance de formation à laquelle participeront pendant trois heures une vingtaine de généralistes. Ceci pour montrer que les médecins généralistes sont prêts à tenir leur rôle essentiel en cas de pandémie aux côtés d'autres structures si les pouvoirs publics leur en donnent les moyens.
- Histoire des pandémies ou autre mondialisation
(L'Express - 23 février 2006)
Trois pages de l'Express sont consacrées à un entretien avec l'historien Patrice Bourdelais, auteur d'un ouvrage sur l'histoire des épidémies et des fléaux ayant touché l'Europe. L'occasion pour L'Express d'aborder la menace de pandémie de la grippe aviaire. Patrice Bourdelais explique que les pandémies ont toujours été « liées à une ouverture nouvelle, à une multiplication des échanges, des pèlerinages ou des conflits armés », rappelant qu'au Moyen-Âge, c'est « l'intensification du commerce entre les bassins de la Méditerranée qui a propagé la peste noire ». Plus tard, l'Europe a exporté la variole et importé la syphilis, puis la fièvre jaune est arrivée des Antilles, le choléra a profité des échanges entre l'Angleterre et les Indes... « Aujourd'hui, tous les paramètres épidémiologiques sont dans le rouge », ajoute l'historien qui fait le point sur les plus grandes épidémies depuis que l'homme existe jusqu'aux fléaux actuels comme le sida, en passant par les grandes découvertes de Pasteur et de Koch. Il conclut : « la situation sanitaire internationale et les nouvelles menaces comme la grippe aviaire le montrent bien : la santé publique n'est jamais acquise. C'est une entreprise sans fin ».
- L'UE autorise pour la première fois la vaccination préventive contre le H5N1
(Communiqués Commission européenne - 22 février 2006, Libération, Le Parisien, France-Soir, Le Figaro, Wall Street Journal Europe, Financial Times, International Herald Tribune, Les Echos)
La Commission européenne a autorisé hier la vaccination préventive de certaines volailles en France et aux Pays-Bas contre la grippe aviaire, avec des limitations, notamment de contrôles et de surveillance rigoureux. La France pourra vacciner les oies et canards dans trois départements (Vendée, Landes, Loire-Atlantique) situés sur le trajet des migrations, une opération qui pourrait débuter en fin de semaine. Ce feu vert n'empêche pas les pays tiers de déclarer un embargo. Ainsi, la Thaïlande a interdit hier l'importation pendant 3 mois de toute volaille en provenance des pays européens -- membres et non-membres de l'UE -- où le virus H5N1 a été détecté. Devant l'aggravation de la chute de la consommation de volailles en France, Jacques Chirac « a adressé un message aux Français en insistant sur l'absence de danger pour le consommateur d'œufs et de volailles », tandis que le Premier ministre Dominique de Villepin est allé faire passer le message dans les Dombes.
- « Europe : pas encore d'union contre la grippe aviaire »
(Le Monde, Le Figaro, France-Soir, Le Parisien, La Croix, Libération, Les Echos, Wall Street Journal Europe, Internationald Herald Tribune, Radio France - 22 février 2006)
Le Monde souligne notamment l'absence de « plan d'urgence européen » destiné à secourir les aviculteurs, aucune aide exceptionnelle n'étant envisagée à ce stade par l'Union européenne. Pour le moment « seule la mise en place de zones de protection autour des foyers d'infection a été retenue » par la Commission européenne. Les discussions entre la Commission et les experts se poursuivent aujourd'hui, indiquent les quotidiens. Un feu vert pourrait être donné aux plans français et néerlandais de vaccination contre la grippe aviaire, « feu vert soumis cependant à des conditions spécifiques », précise Les Echos. Les plans doivent notamment prévoir des contrôles permettant, a posteriori, de distinguer les oiseaux vaccinés d'oiseaux malades. Radio France précise que « les plans français et néerlandais prévoient ainsi le recours à des oiseaux appelés "sentinelles", qui ne seraient pas vaccinés pour permettre la détection rapide d'une présence éventuelle du virus au sein des élevages ». Par ailleurs, du côté de l'Afrique, La Croix précise que « s'ouvre aujourd'hui à Dakar une conférence interministérielle régionale destinée à coordonner la lutte contre la grippe aviaire ».
- Avis de l'Afssa relatif à l'influenza aviaire
(Communiqués Afssa, communiqué ministère de la Santé et ministère de l'Agriculture - 21 février 2006, Le Parisien, France-Soir, Les Echos, La Croix - 22 février 2006)
L'Afssa recommande de faire respecter l'interdiction de nourrir les pigeons et les oiseaux dans les parcs et espaces publics, d'assurer une surveillance de la mortalité de ces oiseaux, les professionnels amenés à manipuler les oiseaux morts devant le faire avec des gants et un vêtement dédiés. Elle préconise aussi si nécessaire une formation adaptée pour ces professionnels afin de permettre une véritable épidémiosurveillance. L'Afssa recommande la suspension temporaire des lâchers de pigeons voyageurs à visée sportive, et conseille par ailleurs l'interdiction des rassemblements de tous types d'oiseaux.
En termes de santé animale, l'Afssa estime de nul à faible le risque sanitaire vis-à-vis des élevages domestiques représenté par les cygnes, canards ou pigeons qui seraient infectés, détenus dans les jardins publics ou les parcs urbains. En termes de santé publique pour les personnes ayant un contact fréquent ou occasionnel avec ces oiseaux, l'Afssa évalue comme nul à négligeable, en l'état actuel des mesures de surveillance et de maîtrise, le risque sanitaire représenté par ces oiseaux.
Les ministres chargés de la santé et de l'agriculture formulent les recommandations suivantes qui s'appliquent à tous les oiseaux présents en milieu urbain. Il ne faut pas toucher les oiseaux trouvés morts. Il convient d'appeler les services spécialisés (services municipaux de la voirie ou de l'entretien des parcs et jardins publics, directions départementales des services vétérinaires). En cas de contact avec un oiseau mort, il ne faut pas porter les mains au visage et il faut les laver soigneusement avec de l'eau savonneuse. Ils appellent à une vigilance particulière vis-à-vis des enfants en bas âge. Par ailleurs, selon les données scientifiques disponibles à ce jour, la mise en œuvre de mesures de surveillance particulière des carnivores domestiques, et notamment des chats, n'apparaît pas nécessaire. Cependant, les ministres de la santé et de l'agriculture viennent de saisir l'Afssa de cette question afin de procéder à une évaluation scientifique complémentaire du risque.
- « Grippe aviaire : l'Europe fait patienter la France »
(Le Figaro, Libération, France-Soir, La Croix, Le Monde, Le Parisien, Les Echos, Wall Street Journal Europe, Financial Times, The Independent - 21 février 2006)
La Commission européenne a pour le moment refusé d'accorder une aide financière aux éleveurs de volailles touchés par les conséquences économiques de l'apparition du virus H5N1 dans leur pays, les élevages n'étant pas touchés par le virus. La France et les Pays-Bas attendent pour aujourd'hui la décision du comité européen des experts vétérinaires concernant la vaccination des oies et des canards dans certains départements à laquelle plusieurs pays membres sont réticents. Notamment la vaccination masquant la présence du virus, des oiseaux peuvent se retrouver porteurs et le transmettre.
- « Principe de précaution face à la grippe aviaire »
(Communiqués ministère de l'Agriculture, communiqués ministère de la Santé, quotimed.com - 17 février 2006, communiqués ministère de l'Agriculture, Le Parisien, France- Soir - 18 février 2006, Libération, Le Figaro - 18/19 février 2006, quotimed.com - 19 février 2006, Le Monde - 19/20 février 2006, communiqué ministère de la Santé, Les Echos, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Parisien, France-Soir, International Herald Tribune, Financial Times, Wall Street Journal Europe - 20 février 2006)
Le premier cas d'infection par le virus H5N1 a été découvert en France sur un canard sauvage trouvé mort le 13 février dans la commune de Joyeux (Ain), dans les marais des Dombes. L'ensemble des mesures nécessaires en cas de contamination d'un oiseau sauvage par un virus H5N1 hautement pathogène ont été prises dès la suspicion. Un périmètre de protection de 3 km et un autre de surveillance de 10 km ont été mis en place autour de la zone où le volatile est mort.
Le ministère de l'Agriculture a rappelé sur son site les principes de précaution à prendre en cas de découverte d'un oiseau mort. En toute circonstance, toute personne qui voit ou trouve un oiseau mort, ne doit pas y toucher. Elle doit en informer la fédération départementale des chasseurs concernée, ou les services départementaux de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ou les services vétérinaires de la préfecture du département concerné (DDSV). Le ministère de la Santé précise que l'on peut prévenir la mairie la plus proche, et que les services du ministère de l'Agriculture et de la Pêche ainsi que les DDSV sont en alerte. Ils peuvent être joints par le biais des Services départementaux d'incendie et de secours en appelant le 18. Le ministère de la Santé a mis en place un numéro de téléphone d'information sur la grippe aviaire le 0 825 302 302, qui fournit la liste des pays touchés, les recommandations aux voyageurs et répond aux questions plus générales sur la grippe aviaire. Il a également publié les fiches techniques du plan « pandémie grippale », accessibles à partir des sites http://www.sante.gouv.fr/ et http://www.grippeaviaire.gouv.fr/
Les Echos souligne notamment l'inquiétude des éleveurs et que la France « joue la carte de la prudence extrême » avec la décision de faire vacciner oies et canards qu'elle est le seul pays européen à avoir prise malgré des conséquences économiques qui peuvent être très lourdes. Cette vaccination préventive attend toujours le feu vert du Comité vétérinaire permanent de l'UE, précise Le Figaro. « Les ministres de l'Agriculture se réunissent aujourd'hui à Bruxelles », indique Les Echos, « pour examiner les moyens de venir en aide à la filière avicole », la consommation de volailles et d'œufs étant durement touchée.
- Roche surfe sur la grippe aviaire
(La Tribune - 17 février 2006)
La Tribune propose une analyse de deux pages sur Roche et son médicament phare du moment, affirmant que le groupe suisse « profite de l'affolement lié à la grippe aviaire » et doit « louvoyer entre les impératifs liés à un enjeu de santé publique géré par l'OMS et l'appétit d'autres industriels pour son médicament ». Commercialisé depuis 1999 aux Etats-Unis et 2002 en Europe, le Tamiflu qui a déjà été administré à 33 millions de personnes pour prévenir et traiter la classique grippe hivernale, a vu son chiffre d'affaires quadrupler en 2005 pour s'établir à 1,6 milliard de francs suisses. De quoi attiser bien des convoitises, dont celles du détenteur de la licence exclusive de fabrication et de commercialisation du célèbre traitement Gilead Sciences, qui a renégocié un versement rétroactif de 62,5 millions de $ sur le chiffre d'affaires 2004 et des redevances de 18 à 19% du chiffre d'affaires 2005. Des négociations sont également en cours entre le groupe suisse et « une douzaine de partenaires potentiels » pour décupler les capacités de production.
- Tamiflu à nouveau disponible en officine
(Le Quotidien du Médecin, La Tribune - 17 février 2006)
Le Quotidien du Médecin relaye l'information des Laboratoires Roche qui annoncent aux prescripteurs que Tamiflu est à nouveau disponible en officine dans le traitement de la grippe saisonnière. Une première dotation a été faite aux grossistes-répartiteurs le 30 janvier, une seconde le 15 février. Tamiflu est indiqué en traitement de la grippe chez l'adulte et l'enfant de plus de un an et en prophylaxie postexposition au virus. Pour les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (Ehpad) un numéro azur est mis à disposition : 0.810.07.62.43.
- Bas les masques
(Les Echos, La Vie Financière - 17 février 2006)
La menace d'épizootie de grippe aviaire bénéficie également aux fabricants de masques et d'équipements de protection individuelle. Delta Plus Group vient ainsi de bénéficier d'une commande de 41 millions de masques pour un montant de 10 millions d'euros. Deltalyo a reçu pour sa part une commande de 50 millions d'unités pour 17,5 millions d'euros. « Elle va construire sa première unité de fabrication dans la Loire » selon Les Echos.
- Grippe aviaire : « les éleveurs français s'inquiètent » et Bruxelles annonce de nouvelles mesures
(Les Echos, Le Monde, France-Soir, Le Parisien, La Tribune - 17 février 2006, Communiqué Union Européenne - 16 février 2006 )
Les quotidiens soulignent longuement à l'instar du Figaro la « vive émotion dans les campagnes » suscitée par l'extension des mesures de confinement des volailles à toute la métropole et la vaccination des oies et des canards décidée dans 3 départements français. Pour Les Echos, concernant la vaccination, « il y aura un délai de la décision à sa mise en œuvre ». Elle pourrait débuter fin février- début mars, et « l'Etat paiera les frais de vaccination », précise le quotidien.
Le comité vétérinaire permanent de l'UE a annoncé qu'il était favorable à deux nouvelles mesures de protection. En cas de détection ou de suspicion du virus H5N1 chez des oiseaux sauvages ou dans une exploitation, une zone de protection de 3 km devra être établie autour du foyer ainsi qu'une zone de surveillance de 10 km. Dans le cas d'une exploitation s'ajouteront des mesures d'abattage obligatoire des volailles et de confinement. Ces mesures doivent être adoptées par la commission dans les jours qui viennent.
Alerte à la grippe aviaire en Europe
(Communiqué Premier ministre, communiqués Commission européenne, communiqué département fédéral de l'économie suisse, quotimed.com - 15 février 2006, Le Figaro, Le Monde, Libération, France-Soir, Le Parisien, La Croix, Les Echos, La Tribune, International Herald Tribune, Financial Times - 16 février 2006)
Le Premier ministre Dominique de Villepin a présidé hier une réunion interministérielle consacrée à la lutte contre la grippe aviaire. Après avoir pris connaissance des dernières informations relatives à la progression du virus H5N1 en Afrique et en Europe et analysé l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il a décidé le confinement de tous les oiseaux détenus par des éleveurs ou par des particuliers présents sur tout le territoire métropolitain, qu'il s'agisse de volailles d'élevage ou de basses-cours, de gibier d'élevage ou d'oiseaux d'agrément. En cas d'impossibilité, des mesures d'effet équivalent devront être prises. Les contrôles vétérinaires seront renforcés. Les élevages de canards et d'oies, situés dans les zones humides à risque des départements des Landes, de Loire-Atlantique et de Vendée, pour lesquels le confinement ne pourrait être mis en œuvre, seront vaccinés.
La Suisse a décidé le confinement de la volaille à partir du 20 février. Le Conseil fédéral a remis en vigueur pour une durée indéterminée ce confinement déjà subi l'automne dernier. L'interdiction est applicable à l'ensemble du pays. Des mesures équivalentes ont été prises au Danemark, et en Norvège.
Les experts de l'Union européenne ont approuvé hier deux mesures proposées par la Commission pour renforcer la prévention contre la grippe aviaire, l'élargissement à tous les pays tiers de l'embargo sur les plumes non traitées importées et le financement par l'Europe, à hauteur de 1 964 000 d'euros, des programmes nationaux de surveillance de la grippe aviaire afin de favoriser un dépistage précoce de foyers éventuels. Les experts vétérinaires examinent actuellement quelles mesures éventuelles supplémentaires pourraient être prises pour enrayer la progression du virus.
- Grippe aviaire : « le virus progresse »
(Aujourd'hui en France, Le Figaro, Libération, La Croix, France-Soir, Les Echos, Le Quotidien du Médecin, International Herald Tribune - 15 février 2006)
L'extension du virus H5N1 fait la Une de Aujourd'hui en France qui souligne ensuite sur une double page que « la grippe aviaire progresse vers la France ». Le virus H5N1 a en effet été identifié sur des cygnes retrouvés morts dans le sud de l'Autriche. La préparation européenne s'accélère. En France, l'Agence française de sécurité alimentaire des aliments (Afssa) vient de rendre publiques de nouvelles recommandations. Elle estime que le risque de contamination par le virus de la grippe aviaire s'est aggravé et préconise « la claustration totale des volailles dans les zones humides à risque ou à forte densité d'anatidés (canards, oies) », et leur vaccination si l'élevage confiné est impossible. La vaccination préventive est également de rigueur pour les oiseaux des parcs ornithologiques et des zoos. Le gouvernement annoncera sa décision aujourd'hui. L'Allemagne va enfermer ses volailles « neuf jours plus tôt que prévu » suite à la découverte dans le sud du pays de 2 cygnes morts suspectés d'être porteurs du virus H5N1, indique Les Echos. La Belgique prendra les mêmes mesures au 20 février également.
- « Grippe aviaire : vers une protection renforcée en France »
(Le Figaro, Les Echos, Le Monde, Libération, La Croix, La Tribune, France-Soir, Le Quotidien du Médecin, Wall Street Journal Europe, Financial Times)
Les quotidiens rappellent l'arrivée du virus H5N1 en Grèce, en Italie et en Slovénie où il a été détecté chez des cygnes et des oies sauvages, tandis qu'en Afrique il a décimé des élevages de volailles au Nigeria, « faisant redouter le retour de migrateurs contaminés vers le nord au printemps prochain ». Le Figaro précise à l'instar de France-Soir que « la France, de par sa situation à l'extrême pointe du continent, se trouve au carrefour des migrations. C'est le pays d'Europe de l'Ouest où passent le plus d'oiseaux sauvages ». Le quotidien souligne que Xavier Bertrand « se veut rassurant, mais le confinement des volailles pourrait être généralisé dès demain. La vaccination préventive est aussi envisagée ». De nouvelles recommandations de l'Afssa sont attendues pour ce soir. De son côté, « Bruxelles dédramatise » observe Les Echos. Les quotidiens indiquent en effet que pour la commission européenne, « des mesures géographiquement limitées de contrôle des volailles devraient suffire à enrayer l'épizootie ». La Croix souligne de son côté que « la France et l'Allemagne ont envoyé une force d'intervention rapide en Afrique ».
- Influenza aviaire : la France renforce son programme de surveillance active
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 12 février 2006, Le Figaro, La Croix, Le Parisien, France-Soir, Libération, Les Echos, La Tribune, International Herald Tribune, Wall Street Journal Europe, Financial Times, Le Quotidien du Médecin - 13 février 2006)
Conscient de l'importance de l'évolution de la situation sanitaire en Afrique, le Ministre de l'agriculture, en lien avec son homologue du allemand, va envoyer la semaine prochaine une force d'intervention sanitaire conjointe. Cette force d'intervention sera composée de vétérinaires spécialistes de l'épidémiologie, du diagnostic, de la vaccination et du traitement des foyers d'épizootie, et viendra appuyer les autorités du Nigéria.
L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a été saisie vendredi afin de réévaluer le risque sanitaire en France au regard des derniers événements. Son avis est attendu en début de semaine. Dominique Bussereau a indiqué que le système d'alerte était « monté d'un cran » depuis 48 heures, et qu'une « mesure plus large de confinement » des volailles était envisagée.
- Accord de coopération Pasteur-HHS pour la lutte contre la grippe aviaire
(Communiqué Institut Pasteur et HHS – 6 février 2006, La Tribune, Le Figaro – 7 février 2006)
L’Institut Pasteur et le département américain à la Santé, le Health and Human Services (HHS) viennent de signer un accord de coopération pour la lutte contre la grippe aviaire, notamment dans le Sud-Est asiatique. Un groupe de travail conjoint va être mis en place pour le développement de plusieurs projets dont l’augmentation des capacités de surveillance, d’enquêtes épidémiologiques, d’essais de diagnostic et de lutte contre les maladies infectieuses. Des échanges de compétences techniques seront mis en place afin d’élaborer une force de réaction face aux risques de maladies. Enfin, la collaboration des deux organismes prévoit de développer des actions d’informations sur les maladies infectieuses dans les pays concernés du Sud-Est asiatique.
- Grippe aviaire : chaque pays veut tirer la couverture…
(Financial Times – 7 février 2006)
Dans un entretien au Financial Times, Didier Hoch, président de Sanofi Pasteur MSD met l’accent sur la nécessité d’une coordination européenne pour la lutte contre la grippe aviaire. Notant que chaque pays européen est davantage concentré sur ses priorités nationales, Didier Hoch appelle à un accord pour définir les règles du jeu de la répartition des stocks mondiaux de vaccins en cas de pandémie grippale d’origine aviaire.
- Plan de lutte contre la grippe aviaire à Paris
(Le Parisien, Le Quotidien du Médecin – 31 janvier 2006)
Bertrand Delanoë a présenté hier le dispositif parisien de lutte contre la grippe aviaire. Parmi les différentes mesures, « interdiction des ventes d’animaux vivants sur les marchés, préparation d’un site Internet d’information, stockage de 3,4 millions de masques, (…) création d’un groupe de crise de médecins, mesures de protection pour les agents et élus en contact avec la population ». En cas d’épidémie humaine, trois hôpitaux de première ligne seront mis en place, Pitié-Salpêtrière, Necker et Bichat, et dans un second temps, 8 hôpitaux entreraient dans le dispositif. Il est prévu de fermer les établissements scolaires et les crèches, mais les transports en commun ne seraient pas totalement arrêtés. Par ailleurs Le Monde consacre une pleine page à un point sur la grippe aviaire, soulignant que « la recherche scientifique s’accélère et les moyens financiers augmentent pour parer à cette maladie ».
- Grippe aviaire : la France tente de se préparer à une pandémie
(Bulletin n°2 OMS – 25 janvier 2006, France Soir, Le Monde, Le Parisien, Le Nouvel Observateur – 26 janvier 2006)
Le Monde détaille le plan de lutte que développe la France contre une éventuelle pandémie. Parmi les mesures annoncées, des exercices de simulation vont être mis en œuvre et une série de fiches pratiques seront rendues publiques dans les jours à venir. France Soir ajoute que 20 millions de doses de vaccin pour les volailles seront disponibles d’ici à la fin du mois de février pour « vacciner si nécessaire en urgence la totalité des volailles qui ne pourraient pas être confinées en cas de menace au printemps ». Mais, pour Le Parisien, « la France n’est pas prête », selon le rapport de la mission d’information parlementaire sur la grippe aviaire rendu ce matin. Par ailleurs, le Dr Guenaël Rodier, directeur du département « Maladies transmissibles, surveillance et action » et responsable de la mission de l’Organisation mondiale de la santé en Turquie, explique dans Le Nouvel Observateur pourquoi les jeunes ont été les premiers touchés par le virus de la grippe aviaire.
- « La capitale prépare un plan de lutte » contre la grippe aviaire
(La Tribune, France-Soir – 30 janvier 2006)
La capitale met en place un dispositif contre la grippe aviaire avec un plan qui sera présenté aujourd’hui par Bertrand Delanoë. Il prévoit « notamment trois hôpitaux en première ligne », Pitié-Salpêtrière, Necker et Bichat, ainsi que la fermeture des écoles et des crèches. Une cellule de crise sera activée en cas d’épidémie humaine. « Les transports en commun ne seraient pas totalement arrêtés en Ile-de-France ou pour une durée très limitée ». « Des « médecins de crise » seraient mis en place ». Dans un second temps, 8 hôpitaux entreraient dans le dispositif, et tous les hôpitaux en cas d’épidémie de grande ampleur.
- « Grippe aviaire : la France n'est pas complètement prête »
(Libération.fr – 26 janvier 2006, Libération, La Croix, La Tribune, Les Echos – 27 janvier 2006)
Les quotidiens reviennent sur le premier rapport d’étape, rendu public hier, de la mission parlementaire sur la grippe aviaire, présidée par le député socialiste Jean Marie Le Guen. Libération explique sur son site que ce rapport « fait la synthèse d'un grand nombre d'auditions, mais aussi tente de faire le point sur la pertinence (ou non) du plan gouvernemental, lancé en 2004, et régulièrement réactualisé ». Les différents articles observent que la mission « souligne la faiblesse des stocks actuels d’antiviraux et de masques de protection ». Dans un entretien à Libération, Jean Marie Le Guen indique que « quand le gouvernement annonce des objectifs de production de matériaux –l’antiviral Tamiflu® ou les masques de protection-, (…) il ne prend pas en compte les goulots d’étranglements industriels ». « Le laboratoire Roche n’a pas les moyens de couvrir, même à minima, les besoins européens, et encore moins mondiaux. Idem pour les masques ». Le député rappelle aussi notamment un problème concernant l’éventuel vaccin anti-H5N1. « Il sera produit à partir d’œufs ; mais quand la pandémie sera là, il n’y aura plus d’œufs ».
Le premier rapport de la mission parlementaire sur la grippe aviaire (74 pages) est consultable à l’adresse : http://www.liberation.fr/documents/rapport-grippe-aviaire.pdf
- Réunion URML « Grippe aviaire »
(Communiqué ministère de la Santé – 19 janvier 2006)
Lors de sa réunion avec les représentants des Unions régionales des médecins libéraux (URML) le 18 janvier, dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire, Xavier Bertrand a annoncé des initiatives régionales mobilisant les représentants des professions de santé dont les URML et les associations de formation continue en vue de la formation de l’ensemble des professionnels de santé sur la participation à la surveillance et la prise en charge des malades, sur l’organisation sanitaire, et les conduites à tenir prévues dans le cadre du plan actualisé gouvernemental de lutte contre une pandémie grippale. Le guide de la collection « Repères pour votre pratique » distribué au mois de décembre par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé pour les professionnels de santé sera modifié afin de tenir compte des échanges avec ces derniers. Les 5 « groupes contact » de communication par Internet, qui permettent à un pool de professionnels de santé volontaire de constituer une force de propositions sur la prise en charge à domicile, les recours aux établissements de santé, la mise à disposition des produits, la formation professionnels de santé et l’information et communication grand public, seront associés à la réflexion sur les évolutions des fiches opérationnelles. Le communiqué rappelle que l’ensemble des informations sur la grippe aviaire se trouve sur le site interministériel http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ , et que le numéro de téléphone de la plateforme téléphonique « Infos Grippe Aviaire » est le 0825 302 302.
- 1,6 milliard d’euros contre la grippe aviaire
(Le Monde, Le Figaro, La Croix, Communiqué OMS – 18 janvier 2006)Hier la Conférence internationale des donateurs sur la grippe aviaire et humaine à Beijing a enregistré d'importantes annonces de contributions. Elle s'est achevée sur un total de promesses de dons supérieur à l'objectif fixé des 1,5 milliard de dollars, puisque « la somme des premières annonces faites par la Banque mondiale » et les pays participants avoisine les 1,9 milliard de dollars, soit 1,6 milliard d’euros. Les USA ont proposé le déblocage de $334 millions, le Japon 135, la Commission européenne 100. « Au sein de l’Union, la France s’est engagée pour 41 millions de dollars, le Royaume-Uni 35 millions, l’Allemagne 28 millions et les Pays-Bas 13,5 millions (…). A ces dons s’ajoute aussi l’ouverture par la Banque mondiale d’une ligne de crédit de 500 millions de dollars destinée aux pays les plus en difficulté ».
Les pays ont aussi signé hier la « déclaration de Pékin » s’engageant à « partager l’information et les matériels biologiques dans un délai opportun ».
- Grippe aviaire : MG France demande au gouvernement de constituer des stocks de Tamiflu® et de masques dans les pharmacies
(Communiqué MG France – 18 janvier 2005)
MG France demande que le Tamiflu® préconisé dans le traitement curatif des malades et préventif de leur entourage soit par avance mis à disposition des généralistes médecins traitants en charge de 35 millions d'assurés déjà déclarés, à travers un pré positionnement de stocks adaptés chez les pharmaciens de proximité. Il devra en être de même pour le matériel de protection (masques) destiné aux patients et à leur entourage.
- Plan grippe aviaire : Bertrand reçoit les présidents d’Urml
(Quotimed.com – 17 janvier 2006, Le Quotidien du Médecin – 18 janvier 2006, communiqué URML – 13 janvier 2006)
Le Quotidien du Médecin annonce que Xavier Bertrand rencontre aujourd’hui les vingt-cinq présidents de l’Union régionale des médecins libéraux (Urml), dans le but « de déterminer le rôle qui sera exactement dévolu aux médecins libéraux dans le cadre du plan de lutte contre la grippe aviaire », et notamment de répondre aux questions liées à la formation et à l’information des praticiens sur la pandémie. L'URML Ile-de-France livre les premiers résultats d'une enquête sur les connaissances et les attentes des médecins généralistes libéraux franciliens quant au Plan de lutte contre une pandémie grippale qui démontrent en effet que 7 % seulement des médecins généralistes franciliens savent précisément ce qu’ils auront à faire dans le cadre de ce plan. 77% ne savent pas définir leur rôle et 57 % souhaitent recevoir une formation. L’enquête indique aussi que les moyens de communication utilisés jusqu’ici par les pouvoirs publics auprès des médecins sont insuffisants.
- Mobilisation internationale sur la grippe aviaire à Pékin
(La Croix, Libération, Le Monde, Wall Street Journal Europe, International Herald Tribune, La Tribune)
La conférence internationale sur la grippe aviaire à Pékin qui réunit des représentants de 89 pays ainsi que des délégués d’une vingtaine d’organisations a débuté hier. « Mobilisation sans précédent » pour Le Monde. « Prévention planétaire contre la grippe aviaire » titre sur sa Une La Croix qui consacre 3 pages au sujet. Il s’agit de financer « un plan de lutte contre la grippe aviaire étalé sur trois ans ». Hier, Markos Kyprianou a indiqué « que l’Europe s’engageait à verser 100 millions d’euros pour lutter contre l’épizootie », somme qui s’ajoutera aux promesses individuelles des pays membres. Markos Kyprianou a aussi expliqué, qu’au-delà de réunir de l’argent, l’objectif était « de faire reconnaître la menace sur le plan international ».
« Comment contenir la grippe aviaire »
(Le Parisien – 17 janvier 2006)
Le Parisien développe sur deux pages les moyens mis en œuvre pour lutter contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire. Le quotidien indique que les « représentants de quatre-vingt-dix Etats se sont réunis aujourd’hui à Pékin pour discuter des moyens à mettre en place » alors que l’épidémie s’étend. Ils « vont proposer de mettre sur la table 1,5 milliards d’euros de $. La France va ainsi consacrer 26,4 millions d’euros et créer vingt postes de chercheurs dédiés à ces travaux dans le réseau des Instituts Pasteur asiatiques. Interrogé par Le Parisien, Xavier Bertrand affirme que « pour le moment, le niveau de risque n’augmente pas ». Enfin, le quotidien répond à sept questions sur la grippe aviaire, questions où il rappelle la pénurie de Tamiflu® dans les officines parisiennes.
- Prochaine conférence des bailleurs de fond internationaux sur la grippe aviaire et humaine
(Le Figaro – 14/15 janvier 2006, Libération, La Tribune – 16 janvier 2006)
Les quotidiens rappellent qu'une conférence des donateurs se tiendra mardi et mercredi à Pékin, sous l’égide de la Chine, de l’Union européenne et de la banque mondiale, afin de rassembler 1,5 milliard de dollars pour faire face à la menace de la grippe aviaire. « La Commission européenne a annoncé hier qu’elle s’engageait à débloquer 80 millions d’euros à l’intention des pays tiers frappés par l’épidémie de grippe aviaire », précise Le Figaro.
- Réunion du comité interministériel de la grippe aviaire
(Communiqué Premier ministre, Quotimed.com – 13 janvier 2006, Le Figaro – 14/15 janvier 2006, La Tribune – 16 janvier 2006, France-Soir, Le, Parisien – 14 janvier 2006)
Lors de la réunion interministérielle à Matignon de vendredi, le Premier ministre Dominique de Villepin a « demandé que les mesures nécessaires de confinement des volailles pour toutes les zones à risque, cela concernent 58 départements, soient mises en œuvre ». Il a aussi décidé pour le mois de février « un exercice grandeur nature à l’échelle régionale », et que se tienne au mois de mars « un exercice national qui là aussi s’effectuera publiquement, en totale transparence, pour que chacun puisse vérifier dans le cadre de cet essai, s’il sait bien ce qu’il a à faire ».
- Ouverture au Japon d'une réunion sur la grippe pandémique
(Communiqué OMS, Euronews - 12 janvier 2005, Le monde.fr – 13 janvier 2006)
L'OMS informe que l'action menée pour endiguer l'infection humaine par le virus H5N1 de la grippe aviaire en Turquie a bien progressé : aucun nouveau cas n'a été confirmé au cours des dernières 24 heures. Parallèlement, une réunion pour établir un plan de riposte rapide à l'apparition d'un virus pandémique a été organisée par le gouvernement du Japon et l'OMS, et se déroule actuellement à Tokyo où les représentants de 21 pays doivent discuter des mesures à prendre en cas de pandémie.
- « Les experts mondiaux s’alarment de l’extension de la grippe aviaire »
(Communiqué Commission européenne – 12 janvier 2006, La Croix, Lemonde.fr, Le Parisien, International Herald Tribune – 13 janvier 2006)
Les experts de l'Union européenne, « réclament des mesures urgentes pour enrayer la progression » du virus H5N1, indique La Croix. Réunis jeudi à Luxembourg, les spécialistes ont « lancé des appels à l’action et surtout aux fonds internationaux, et ont appelé à une surveillance et une information renforcées autour de la Turquie.
Par ailleurs, en France, le premier ministre Dominique de Villepin présidera aujourd’hui une réunion gouvernementale consacrée aux mesures de prévention contre la grippe aviaire, à laquelle plusieurs ministres participeront dont celui de la Santé Xavier Bertrand, et celui de l’Agriculture Dominique Bussereau. Dominique Bussereau a indiqué hier qu’il n’était pas exclu d'étendre le confinement des volailles
- Prochaine conférence des bailleurs de fond internationaux sur la grippe aviaire et humaine
(Communiqué ONU – 11 janvier 2006, Le monde.fr, Libération – 13 janvier 2006, Communiqué Commission européenne –janvier 2006)
Une conférence internationale organisée conjointement par la Commission européenne, la Banque mondiale et le gouvernement de la République populaire de Chine, réunira les 17 et 18 janvier à Pékin les bailleurs de fonds internationaux. Précédemment, la Banque mondiale a « entériné la création d'un fonds d'aide de 500 millions de dollars destiné aux pays touchés par l'épizootie de grippe aviaire ». « L’ONU appellera les pays donateurs à verser 1,5 milliard de dollars pour lutter contre la grippe aviaire », précise Libération. Le montant de la contribution finale de l’UE est en cours d’élaboration sur la base des moyens budgétaires octroyés aux relations extérieures et au développement et sera annoncé lors de cette conférence. Il s’additionnera à l’aide que fourniront les Etats membres.
- Grippe aviaire en Turquie : mise en garde de la FAO
(Communiqué FAO – 11 janvier 2006, La Croix, Financial Times – 12 janvier 2006)
FAO publie une mise en garde : le virus de la grippe aviaire hautement pathogène H5N1 pourrait devenir endémique en Turquie et menacer les pays voisins. L’organisation souligne que la coordination de la lutte est cruciale en Turquie. Une équipe d’experts de la FAO a été dépêchée dans le pays pour prêter main-forte aux autorités en vue de maîtriser le virus. “La Turquie doit lancer une campagne nationale de lutte coordonnée à l’échelon central. Elle doit s’appuyer sur des actions locales efficaces et transparentes., selon Juan Lubroth, expert en santé animale à la FAO. Les pays voisins de la Turquie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Irak, Iran et Syrie) sont également à risque. La FAO les a invités à rester en alerte et à appliquer des mesures de surveillance et de lutte tout en informant les populations sur l’évolution de la situation et le danger encouru.
- « Risque de pandémie grippale : Jean Castex présente le dispositif de soins mis en place »
(Le Quotidien du Médecin – 12 janvier 2005)
Dans un long entretien au Quotidien du Médecin, Jean Castex, directeur de la Dhos (Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins), présente le dispositif de soins mis en place dans l’éventualité d’une pandémie de grippe aviaire. Il souligne ainsi que « la médecine de ville devra prendre en compte la règle générale, qui est de n’hospitaliser que les cas les plus graves : le maintien à domicile des patients, tant que leur état de santé clinique le permettra, sera en effet la règle ». Jean Castex ajoute qu’il faudra « en outre, organiser et renforcer les soins de ville impliquant tous les professionnels de santé libéraux (médecins, paramédicaux, pharmaciens d’officine, etc.), de même que les structures de service de soins à domicile, d’aide à domicile, voire d’hospitalisation à domicile. Cette organisation impliquera une étroite coordination entre ces acteurs, mais également avec les établissements de santé. ». Il détaille ensuite le dispositif qui inclut un Planc blanc élargi et un corps de réserve sanitaire. Le Quotidien du Médecin précise qu’un colloque intitulé « Les professionnels libéraux face à la grippe aviaire » est organisé le 18 janvier à l’Institut Pasteur à l’attention des professionnels de santé.
- « Le plan pandémie grippale renforcé »
(Communiqué ministère de la Santé, Le Figaro, France-Soir, Les Echos, La Tribune – 12 janvier 2006, Quotimed.com – 11 janvier 2006)
Hier, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a présenté le plan actualisé de prévention et de lutte contre la grippe aviaire à l'Assemblée nationale devant la mission d'information sur la grippe aviaire. Il a notamment précisé qu’en ce qui concerne les masques pour les professionnels de santé, un total de 200 millions de masques ont été commandés, près de 50 millions ayant déjà été livrés. De plus 500 millions de masques anti-projection destinés aux malades ont été commandés. Concernant les antiviraux, le ministre a souligné que 13,8 millions de traitements antiviraux Tamiflu® ont été livrés à ce jour en plus des 200 000 traitements de Relenza®. 10 millions de traitements Tamiflu® supplémentaires et 9 millions de traitements Relenza® ont été également commandés. De plus, 40 millions de doses de vaccin pandémique à fabriquer ont été réservés en cas de crise sanitaire, et le ministre souhaite aller plus loin, afin de réserver 62 millions de vaccins pour assurer la vaccination de l’ensemble de la population. Il attend ainsi les propositions de 5 laboratoires pharmaceutiques. En outre, 2 millions de doses de vaccin pré-pandémique H5N1 ont été commandées en février 2005. Dans un entretien à France-Soir, Xavier Bertrand déclare notamment que « selon l’OMS, la France serait l’un des pays les plus préparés ». La version actualisée du plan gouvernemental (68 pages) est disponible sur le site Internet du ministère de la Santé (http://www.sante.gouv.fr/ ).
- L’industrie pharmaceutique se prépare à une éventuelle pandémie de grippe aviaire
(Financial Times – 11 janvier 2006)
Les grands groupes pharmaceutiques mondiaux réfléchissent, depuis plusieurs mois, à la meilleure protection possible de leurs employés et de leur production en cas de pandémie de grippe aviaire. Certains laboratoires sont privilégiés. Outre sa production de Relenza®, GSK offre aussi des vaccins contre la grippe saisonnière à tous ses employés. Et Roche a réservé des boîtes de Tamiflu® pour ses 65 000 employés et leurs familles. Le Financial Times souligne, entre autres, les problèmes liés à la distribution mondiale d’antiviraux et à l’organisation du travail au sein des laboratoires en cas de pandémie. Enfin, selon Eric Teasdale d’AstraZeneca, les activités qui souffriraient le plus d’une éventuelle pandémie seraient les essais cliniques.
- « 80 millions de masques déjà stockés en France)
(Le Parisien – 10 janvier 2006, Communiqué Commission européenne – 8 janvier 2006)
Le Parisien souligne que, selon Xavier Bertrand, la France serait prête, si l’épidémie de grippe aviaire arrive sur le territoire. Le ministre présentera une actualisation de son plan pandémie grippale, devant la mission d’information de l’Assemblée nationale, le 11 janvier,. Par ailleurs, « 14 millions de traitements de Tamiflu® sont déjà stockés sur le territoire national et dix millions de traitement supplémentaires de arriveront fin 2006 ». « Deux cent mille doses de Relenza® ont été également été achetées et 80 millions de masques sont déjà entreposés dans différents hôpitaux en France ».
Parallèlement, gouvernements et institutions continuent à organiser la prévention et la lutte. La Commission européenne tiendra le 18 janvier avec la Banque mondiale et le gouvernement de la République populaire de Chine, une conférence d’engagements des bailleurs de fond internationaux sur la grippe aviaire et humaine. Le montant de la contribution finale de l’UE en en cours d’élaboration.
- Banques et assurances se préparent à l’éventualité d’une pandémie de grippe aviaire
(Financial Times – 10 janvier 2006)
Le Financial Times indique que les banques et assurances préparent leurs plans d’urgence en cas de pandémie de grippe aviaire. Le quotidien souligne que leurs estimations sont bien plus alarmistes que celles de l’OMS. Dans une telle situation, HSBC estime que près de la moitié de ses employés pourrait tomber malade ou être absent. L’OMS, dans son guide destiné aux entreprises, ne prévoit que 25 % d’absence. Le quotidien souligne ainsi que les gouvernements sous-estimeraient ainsi les conséquences humaines d’une éventuelle pandémie.
- Mesures de précaution européennes envers la Turquie et les pays voisins
(Les Echos – 10 janvier 2006, Communiqué ministère de la Santé – 9 janvier 2005)
L’extension de la grippe aviaire en Turquie, prise très au sérieux par la commission de Bruxelles, a conduit l'Union européenne à interdire les importations de plumes non traitées en provenance de six pays riverains de la Turquie (Arménie, Azerbaïdjan, Irak, Iran, Géorgie et Syrie). Interdiction qui s’ajoute à celle des importations des produits de volailles en provenance de Turquie mise en place en octobre 2005.
- Mobilisation face à la grippe aviaire
(Le Monde – 2 janvier 2006)
A l’occasion d’un entretien avec Le Monde, Marc Danzon, directeur régional de l’OMS pour l’Europe, décrit les préparatifs de lutte contre la grippe aviaire et encourage les plans nationaux. Ces derniers ont d’ailleurs permis de nouer de nouveaux rapports avec les républiques de l’ex-URSS, l’OMS devant vérifier la réalité de ces plans sur le terrain. D’autre part, revenant sur son expérience de directeur régional et sur les lobbies industriels, Marc Danzon déclare : « entre l’argent et la santé, il y a une compétition, et ce n’est pas toujours la santé qui gagne ».