Grippe Aviaire - Les effets - 2006
- Grippe aviaire : la France a retrouvé son statut indemne
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 19 juin 2006)
A la suite de la contamination d'un élevage de l'Ain par le virus H5N1 hautement pathogène en février 2006, la France avait perdu son statut de pays indemne d'Influenza aviaire en application du code zoosanitaire de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Après l'élimination du foyer, et sans nouvelle contamination durant 3 mois, la France est maintenant de nouveau officiellement indemne de grippe aviaire hautement pathogène à compter du 18 juin 2006 au regard des normes internationales. Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et de la Pêche et Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce Extérieur demandent aux autorités des pays n'ayant pas encore levé les embargos sur les produits issus de viandes de volailles ou de volailles vivantes, de tenir compte du nouveau statut indemne de la France. Ils les appellent à reprendre les importations de ces produits conformément au code international vétérinaire.
- Grippe aviaire : l'UE vient en aide au secteur des œufs et volailles
(Le Figaro économie - 26 avril 2006, communiqué Commission européenne - 25 avril 2006)
Les ministres de l'agriculture de l'Union européenne ont approuvé une proposition de la Commission européenne en vue du financement partiel par le budget communautaire des mesures de soutien du marché dans le secteur des œufs et volailles. Cette mesure autorisera le cofinancement à hauteur de 50 % du coût des mesures de soutien du marché en réponse à une baisse de la consommation et des prix des œufs et volailles, le reste étant à la charge des budgets nationaux. Les mesures proposées par les États membres devront être approuvées par la Commission dans le cadre de la procédure du comité de gestion des œufs et de la viande de volaille.
- Des aides pour les producteurs de volailles ?
(Quotimed.com - 21 avril 2006, Le Monde - 22 avril 2006, Libération - 22/23 avril 2006, La Croix, Les Echos, Le Figaro, Le Parisien, Le Quotidien du Médecin, La Tribune - 24 avril 2006)
Des quotidiens annoncent que Bruxelles pourrait accorder aux producteurs de volailles et d'œufs touchés par la chute de consommation liée à la peur de la grippe aviaire des aides exceptionnelles. Le Parisien note la « psychose » qui bouleverse le secteur touristique camarguais, tandis que La Croix souligne que l'hypothèse d'une propagation massive du virus ne s'y est pas vérifiée.
- Des mesures levées dans l'Ain
(Communiqué OMS, La Croix, Le Parisien, Le Quotidien du Médecin - 21 avril 2006)
Les services vétérinaires ont autorisé hier 50 éleveurs professionnels de l'Ain à sortir leurs volailles. Ils avaient respecté les conditions sanitaires imposées. Le préfet a expliqué qu' « il s'agit d'organiser la sortie de crise en bon ordre et non dans un laisser-aller général car le virus H5N1 est toujours présent en Dombes ». Le Quotidien du Médecin indique la publication d'un dossier spécial sur le risque pandémique dans Science (http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/312/5772/379). L'éditorial appelle au développement de tests rapides et peu coûteux.
- Des éleveurs de volaille hors-la-loi dans la Bresse
(Le Monde - 15 avril 2006, La Croix, Le Figaro - 18 avril 2006)
Malgré l'interdiction des autorités dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire, cinq éleveurs de la Bresse ont vendu le week-end de Pâques des volailles vivantes sur les marchés. Si les gendarmes ne les ont pas forcés à quitter les lieux, « les contrevenants s'exposent à des poursuites », des constats ayant été transmis à la préfecture de Saône-et-Loire et au parquet. A noter : Le Monde 2 propose une analyse du risque et de la « méthodologie nationale » mise en œuvre contre le virus H5N1, avec Ulrich Beck, sociologue allemand auteur de « Qu'est-ce que le cosmopolitisme ? » (éd. Aubier). Au cours d'un entretien de quatre pages, le théoricien explique que la France est « très mal préparée à de telles catastrophes sur le plan institutionnel. (...) Nous agissons un peu comme si nous tentions de ralentir un avion à l'aide d'un frein de bicyclette ! »
- 14 avril
(Communiqué La Croix)
- La Croix signale que Hong-Kong rouvre partiellement ses frontières aux importations françaises de volailles et de foie gras, qui avaient été suspendues fin février. « L'embargo restera toutefois en vigueur pour les importations en provenances de l'Ain et de trois autres départements ».
- Des œufs en H5N1
(RTL - 14 avril 2006, France Soir - 10 avril 2006)
Il sera difficile cette année de cacher des cocottes en chocolat dans les foyers qui fêtent Pâques, car des chocolatiers n'en fabriqueront pas. Grippe aviaire oblige. Certains professionnels du cacao pensent que les clients bouderont les poules cette année ! Heureusement, il nous reste l'œuf en chocolat... avant qu'il ne soit contaminé lui aussi.
- Influenza aviaire : lancement d'une campagne d'information à la télévision
Communiqué ministère de l'Agriculture - 24 mars 2006)
Dans le cadre du dispositif d'information sur la consommation de volailles coordonné par le ministère de l'Agriculture, une campagne télévisée intitulée « s'informer pour mieux consommer » sera diffusée du 25 mars au 7 avril. Elle s'inscrit dans la continuité des campagnes radio et presse écrite menées en novembre 2005 et février 2006. Cet effort d'information s'est aussi traduit par la diffusion très large (8 millions de foyers, 8 000 cabinets médicaux ...) d'une brochure d'information sur l'influenza aviaire. L'objectif de cette nouvelle campagne est de donner aux consommateurs une information fiable et transparente sur la traçabilité des produits avicoles et l'absence de risque en matière de consommation de volailles en France. Chaque programme court fera notamment l'objet d'un témoignage d'un expert scientifique ou d'un professionnel (éleveur, restaurateur ...).
- Le Gouvernement renforce sa solidarité à l'égard des plus démunis
(Communiqué ministère de l'Agriculture et de la pêche et ministère délégué à la Cohésion sociale et à la parité - 18 mars 2006, Le Parisien, La Croix - 21 mars 2006)
Au cours d'une rencontre avec les associations chargées de la distribution d'aide alimentaire, le 2 mars dernier, l'Etat leur a proposé d'évaluer les éventuels besoins supplémentaires en viande de volailles des populations en difficulté. Les associations ont répondu au ministre de l'Agriculture et lui ont transmis une évaluation de ces besoins. Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, en concertation avec Catherine Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale, a décidé de lancer le 20 mars un premier appel d'offre permettant de mettre à disposition gratuitement 1 060 tonnes de volailles entières qui seront redistribuées aux plus démunis.
- Grippe aviaire : conséquences économiques
(Le Figaro économie, Le Monde, Le Parisien - 16 mars 2006)
Le Figaro économie souligne le « risque majeur pour le budget » que représente la grippe aviaire, dans le cas éventuel d'une pandémie. « Depuis plusieurs semaines la délégation interministérielle à la lutte contre la grippe aviaire réfléchit aux conséquences économiques et juridiques d'une pandémie » entraînant notamment le confinement des Français chez eux. Par exemple qui paierait les salaires ?
Par ailleurs, Le Parisien annonce que les volailles élevées dans la zone de protection mise en place dans l'Ain seront à nouveau commercialisées à partir de samedi.
De son côté Le Monde indique que la Commission européenne réfléchit à un plan d'aide pour la filière agricole. Des propositions devraient être effectuées aux Etats membres à l'occasion du prochain conseil agricole du 20 mars.
- « Villepin incite les Français à manger du poulet »
(Le Figaro économie - 11/12 mars 2006, France-Soir - 11 mars 2006, communiqué premier ministre - 10 mars 2006 http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/premier-ministre-rencontre-acteurs_55510.html )
Le Premier ministre Dominique de Villepin a réuni des représentants des organisations concernés par la production avicole (éleveurs, industriels, salariés, représentants du commerce et de la distribution, restaurateurs, médecins, vétérinaires, représentants des collectivités territoriales, des associations de consommateurs et des parents d'élèves). Il a rappelé les principes de son action devant la progression de la grippe aviaire, ainsi que les mesures prises ou engagées. Le Figaro économie indique que le mot d'ordre du Premier ministre était en substance « Mangez du poulet ». Il a « fait appel à la « solidarité nationale » pour tenter d'enrayer la baisse de consommation. Après le déblocage de 63 millions d'aide par le gouvernement, « c'est désormais vers Bruxelles que se tournent les professionnels », observe le quotidien qui précise que le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau « devrait présenter de nouvelles mesures de gestion de la crise à la Commission le 20 mars ». Par ailleurs la ministre déléguée au Commerce extérieur Christine Lagarde a évoqué des « signes avant-coureurs intéressants » pour les mesures d'embargos frappant les exportations de volailles françaises, note France-Soir. Il y a ainsi « d'abord une régionalisation de l'embargo par un certain nombre de pays » a précisé la ministre.
- Influenza aviaire : n'abandonnons pas les chats !
(Communiqué ministère de l'Agriculture - 8 mars 2006, France-Soir - 9 mars 2006)http://www.agriculture.gouv.fr/spip/leministere.leministrelecabinet.communiquesdepresse_a5842.html
Le ministère de l'Agriculture exhorte les propriétaires à ne pas abandonner leur chat. Le communiqué indique que plusieurs organisations de protection des animaux signalent de nombreux abandons de chats liés à l'influenza aviaire, et rappelle l'avis de l'Afssa du 3 mars 2006 sur les chats et l'influenza. Notamment aucune contamination humaine liée à des carnivores domestiques (dont le chat) ou sauvages n'a été rapportée à ce jour, y compris dans ces zones très infectées ; en combinant la probabilité d'émission du virus par le chat, la probabilité de contact efficace, et la réceptivité de l'homme au virus H5N1, le risque d'infection de l'homme à partir du chat peut être considéré comme nul à négligeable. L'Afssa souligne aussi que dans les zones exemptes d'oiseaux infectés par le virus le risque d'infection du chat est nul. Dominique Bussereau rappelle donc qu'il n'y a aucune raison d'abandonner les chats ou autres animaux de compagnie, même dans les zones touchées par l'Influenza aviaire.
- Deux poulets pour le prix d'un
(Le Figaro économie, Le Parisien, Les Echos, Libération - 8 mars 2006)
Par ailleurs, la consommation de volailles reprend un peu, avec un recul des ventes de seulement 15% la semaine dernière. Les promotions semblent avoir porté leurs fruits, et l'information sur le sujet avoir rassuré les consommateurs. La grippe aviaire a par ailleurs bousculé les menus, observe Le Figaro économie, elle « dope le jambon et les pizzas ». En fait, les « bénéficiaires potentiels » de la chute des ventes de volailles seraient d'après le quotidien, « dans le désordre, la viande de porc, le jambon, les pizzas y compris celles contenant du poulet), les plats industriels et surgelés et les légumes en conserve ».
- N'abandonnez- pas vos chats !
(Les Echos - 8 mars 2006, Europe 1 - 7 mars 2006)
En France, la psychose de la grippe aviaire s'est déplacée chez les chats. Leurs propriétaires s'affolent déjà, alors que 2 nouveaux cas de chats victimes du virus H5N1 viennent d'être annoncés en Allemagne. Les SPA sont confrontées à un grand nombre d'abandons de chats, souligne Les Echos. A Lyon, la SPA se retrouve face à une vague d'abandons de chats. En une seule journée, samedi, elle en a recueilli 40, précise Europe 1.
- « Premières aides pour la filière agricole »
(Communiqué ministère de l'Agriculture, Le Parisien - 4 mars 2006, France-Soir, Le Figaro économie - 6 mars 2006)
La consommation de volailles est en chute libre, de 25 à 40% selon les industriels, indique Le Parisien, qui ajoute que 46 pays ont décrété un embargo sur les importations de volailles françaises. La peur de la grippe aviaire menace 8 000 à 10 000 emplois en France, observe Le Figaro économie. « Les acteurs de la filière avicole devraient recevoir dès aujourd'hui les premières aides des pouvoirs publics, note France-soir. Le ministère de l'Agriculture détaille dans un communiqué la mise en œuvre du dispositif de soutien à la filière avicole http://www.agriculture.gouv.fr/spip/leministere.leministrelecabinet.communiquesdepresse_a5823.html
- « La folie aviaire »
(Libération, Le Parisien, Le Figaro, La Croix, France-Soir - 3 mars 2006)
Libération souligne sur sa Une « la folie aviaire » expliquant que les Français cèdent à une peur irrationnelle après l'apparition du H5N1. Le quotidien consacre ensuite 4 pages à la grippe aviaire, avec un « tour de France d'une grande peur collective » et un point sur le danger des oiseaux migrateurs, qui « ne sont pas les seuls vecteurs du virus ». La psychose sur la consommation de volailles a poussé plusieurs maires de France à supprimer le poulet du menu des cantines scolaires, indiquent notamment les quotidiens, tandis que la grande distribution lutte contre la baisse de la consommation en bradant les poulets. En Allemagne des centaines de propriétaires de chats abandonnent leur animal, note Libération.
- Impact de la grippe aviaire sur l'économie
(Communiqué FAO -28 février 2006 http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000240/index.html , Les Echos, Internationald Herald Tribune, Financial Times, Xinhuanet - 1er mars 2006)
43 pays ont décidé de restreindre leurs importations de volailles et de produits dérivés en provenance de la France, en raison de la crise de la grippe aviaire. Les Etats-Unis ont limité leur embargo au département de l'Ain. La FAO souligne dans un communiqué que les récents cas d'influenza aviaire en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique ont perturbé les marchés des volailles provoquant une baisse de la consommation, des prix et des importations. Les craintes d'une transmission du virus de la grippe aviaire ont réduit la consommation et les importations tandis que la chute des prix freine la production. En Europe, les chocs à la consommation ont entraîné une chute des prix de 70 % en Italie à la mi-février 2006, de 20 % en France et de 10 % dans le nord de l'Europe. La chute des cours internationaux des volailles a suscité l'incertitude chez les exportateurs quant aux perspectives du marché en 2006. Les projections de la FAO relatives au commerce mondial de volailles pour 2006 ont été révisées à la baisse. Une baisse de l'ordre de 500 000 tonnes. La crise a également affecté le secteur de l'alimentation des animaux en Europe dont le chiffre d'affaire est estimé à 42 milliards de dollars et qui a subi des pertes au niveau de la demande allant jusqu'à 40 % dans certains pays.
- Déclaration de l'OMS: grippe aviaire et sécurité sanitaire des aliments
(Communiqué OMS - 27 février 2006)
Le Directeur général de l'OMS, le Dr Lee Jong-wook, a rappelé que la consommation de volaille et de produits dérivés, dès lors qu'ils sont manipulés dans les conditions d'hygiène requises et cuits convenablement, ne présente pour l'être humain aucun risque d'infection par le virus H5N1.Si l'on dénombre jusqu'ici 173 cas d'infection humaine par le virus, aucun n'a été lié à la consommation de volaille ou de produits dérivés cuits convenablement. Le virus H5N1, hautement infectieux chez les volailles, ne se transmet pas facilement à l'homme. Les personnes actuellement les plus exposées sont celles qui se trouvent en contact étroit avec des volailles infectées, comme les familles qui élèvent des animaux de basse-cour et les marchands de viande de volaille ou de volailles vivantes.
- Déblocage de 52 millions d'euros complémentaires pour la filière avicole
(Communiqué Premier ministre, grippeaviaire.gouv.fr - 24 février 2006, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Parisien, France-Soir - 27 février, Le Monde - 26/27 février 2006, Le Journal du Dimanche - 26 février 2006, Le Figaro - 25/26 février 2006, Le Monde, France-Soir - 25 février 2006)
Les 52 millions d'euros d'aides complémentaires aux 11 millions déjà mobilisés pour aider la filière avicole, annoncés jeudi par le Premier ministre, seront immédiatement débloqués et utilisés sous trois formes : une campagne télévisée, rappelant que la volaille française est "parfaitement sous contrôle", et que sa consommation est donc sans risques, des aides de 20 millions d'euros destinées aux éleveurs, et 30 millions d'euros d'aides accordées à la filière avicole (industries, abattoirs, découpe). Les ventes de volailles se sont en effet effondrées de près de 30% et la filière avicole a supprimé 5 000 emplois en 2 semaines. Jacques Chirac a dénoncé samedi lors de l'inauguration du salon de l'agriculture « une panique injustifiée » et rappelé l'absence de danger à consommer de la volaille et des œufs.
Le Japon a suspendu vendredi toute importation de volaille françaises et de produits culinaires associés, suivi hier par Hong-Kong.
- Avis de l'Afssa relatifs à la transmission des virus influenza aviaires lors de l'ingestion de denrées alimentaires
(Communiqué Afssa - 23 février 2006)
Au vu d'une expertise collective réalisée, l'Afssa estime qu'aucun élément ne justifie un changement de notre comportement alimentaire en matière de viande de volailles et d'œufs. L'avis détaillé est disponible à l'adresse : http://www.afssa.fr/ftp/afssa/34030-34031.pdf
- Et les chats ?
(Le Parisien - 22 février 2006, communiqué ministère de la Santé et ministère de l'Agriculture - 21 février 2006, American Journal of Pathology 1: 176-183, Rimmelzwaan et al. - janvier 2006, Science Vol. 306 no. 5694, p. 241, T. Kuiken et al. - 8 octobre 2004)
Le Parisien observe que « le numéro de renseignements mis en place par le gouvernement pour répondre aux questions du public est pris d'assaut » avec « 7 000 questions par jour », et apporte sur près d'une page des réponses à quelques unes de ces questions. Pour le quotidien, « à ce jour, il n'y a aucune étude scientifique publiée dans une revue de renom montrant que des chiens et des chats aient contracté la grippe aviaire ». D'après nos informations au moins 2 articles scientifiques montrent que le virus H5N1 peut infecter les chats. Les auteurs d'un papier de Science indiquent des cas anecdotiques d'infection fatale par le virus chez le chat domestique en Asie pendant la période 2003-2004. Ils concluent que les chats domestiques présentent un risque de tomber malades ou de mourir du virus H5N1, peuvent être infectés par transmission horizontale, et peuvent jouer un rôle dans l'épidémiologie de ce virus. Plus récemment, une étude parue dans American Journal of Pathology conclut que le virus H5N1 entraîne une maladie systémique chez les chats et que l'infection peut s'étendre par de nouvelles voies potentielles chez et entre les hôtes mammifères. Les ministères chargés de la santé et de l'agriculture observent que selon les données scientifiques disponibles à ce jour, la mise en œuvre de mesures de surveillance particulière des carnivores domestiques, et notamment des chats, n'apparaît pas nécessaire. Cependant, les ministres viennent de saisir l'Afssa de cette question afin de procéder à une évaluation scientifique complémentaire du risque.
- « La filière attend vaccins et Villepin »
(Les Echos, Libération, Le Monde - 22 février 2006)
Le Monde souligne notamment l'absence de « plan d'urgence européen » destiné à secourir les aviculteurs, aucune aide exceptionnelle n'étant envisagée à ce stade par l'Union européenne. Un feu vert pourrait être donné aux plans français et néerlandais de vaccination contre la grippe aviaire, « feu vert soumis cependant à des conditions spécifiques », précise Les Echos. De nouvelles mesures d'aides aux producteurs de volailles devraient être annoncées aujourd'hui par le gouvernement français. « La baisse des ventes de volailles s'est accélérée ce week-end en France avec une chute de 25 à 30% la semaine dernière dans la grande distribution », indique Les Echos.
- « Accès de fièvre allemand à quatre mois du Mondial »
(Libération - 22 février 2006)
Libération observe que « l'Allemagne est le pays de l'Union européenne le plus touché par l'épizootie », avec 103 oiseaux sauvages victimes de la grippe aviaire. Le quotidien indique qu' « hier, la présidente de la commission de l'Agriculture du Bundestag a secoué le pays tout entier en déclarant que si l'Allemagne ne parvenait pas à arrêter la contagion, alors il faudrait sérieusement songer à annuler la Coupe du monde de football, prévue du 9 juin au 9 juillet. De quoi donner la chair de poule ».
- « Volailles Aïe Aïe »
(Le Canard Enchaîné - 22 février 2006)
Le Canard Enchaîné informe ses lecteurs que « les services vétérinaires du journal certifient que les exemplaires du ‘Canard' ont été dûment vaccinés, un par un, contre le virus de la grippe aviaire ». L'hebdomadaire s'interroge par ailleurs sur sa Une : « Mais que fait Interpoule ? ».
- « La grippe aviaire en France : les éleveurs inquiets »
(Les Echos, Le Figaro, Libération, La Croix, France-Soir - 20 février 2006, Le Monde - 19/20 février 2006)
Après la découverte du premier cas d'infection par le virus H5N1en France, sur un canard sauvage, Les Echos souligne notamment l'inquiétude des éleveurs et que la France « joue la carte de la prudence extrême » avec la décision de faire vacciner oies et canards qu'elle est le seul pays européen à avoir prise malgré des conséquences économiques qui peuvent être très lourdes. La vaccination suscite en effet « la méfiance des pays importateurs, qui en profitent généralement pour fermer leurs frontières aux marchandises concernées ». Cette vaccination préventive attend toujours le feu vert du Comité vétérinaire permanent de l'UE précise Le Figaro. « Les ministres de l'Agriculture se réunissent aujourd'hui à Bruxelles », indique Les Echos, « pour examiner les moyens de venir en aide à la filière avicole », la consommation de volailles et d'œufs étant durement touchée. « Les éleveurs s'inquiètent en outre des décisions que s'apprêteraient à prendre le Japon et les Etats-Unis pour arrêter l'importation de foie gras », ajoute le quotidien.
- « La panique a saisi les consommateurs européens »
(France-Soir - 17 février 2006)
Après les cas de grippe aviaire détectés en Europe chez des oiseaux sauvages, France-Soir souligne notamment la chute de la consommation de volaille dans nombre pays européens malgré l'absence de risque alimentaire, en particulier en Italie, Bulgarie et Autriche, où l'effondrement des ventes de volailles et d'œufs peut attendre de 50 à 70%, tandis que le recul est moins significatif en Belgique, France (- 15 à - 20%), et Espagne, et que « les consommateurs ne cèdent pas à la psychose » en Grande-Bretagne, au Pays-Bas et en Allemagne. D'autre part, les commandes de masques explosent et les organismes en contact avec le public renforcent leurs stocks.
- Pas de volailles au salon de l’agriculture
(La Croix, Le Parisien – 20 janvier 2006)
Les quotidiens notent brièvement que le Salon de l’agriculture de Paris, qui commence le 25 février, « ne pourra pas accueillir de volailles ». Une mesure de précaution contre la grippe aviaire annoncée hier par les organisateurs, les services vétérinaires ayant refusé de déroger à l’interdiction de rassemblements d’oiseaux.
- « Le poulet bat de l’aile »
(France-Soir, La Croix – 18 janvier 2006, Le Figaro économie – 17 janvier 2006)
« La grippe aviaire menace la filière avicole », souligne France-Soir qui consacre une page au sujet. Les quotidiens indiquent une baisse de la consommation de volaille en France, « de 20% depuis le début de l’année par rapport à la première quinzaine de 2005 », alors que le risque n’a pas augmenté pour le pays même si l’épizootie de grippe aviaire s’est rapprochée géographiquement. Mais pour France-Soir « rassurer les Français ne semble pas si simple », le consommateur reste inquiet malgré les actions d’information de l’APVF (Association de promotion de la volaille française) et du CIV (Centre d’information des viandes). Les aviculteurs sont « partagés entre sentiments de colère ou d’inquiétude » observe La Croix qui présente plusieurs cas d’éleveurs de volaille en plein air obligés de confiner les animaux. Le Figaro économie révèle que le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau va annoncer très prochainement « un plan d’aide à la filière avicole d’environ 6 millions d’euros ».