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Novembre 2005

Communiqué - 9ème Carrefour des biotechnologies de Lille - « La France a tous les atouts pour réussir le virage des biotechnologies »

« Ne cédons pas aux sirènes alarmistes, ni aux Cassandre en tous genres, la France a tous les atouts pour réussir le virage des biotechnologies, il n’est pas trop tard pour agir ». Ainsi s’exprimait Pierre Le Sourd, président des Entreprises du médicament, lors du 9ème carrefour des biotechnologies, qui s’est tenu à Lille du 28 au 30 novembre 2005.

« Le secteur des biotechnologies est un élément essentiel de notre croissance potentielle et de notre capacité future à maintenir la chaîne de valeurs du progrès thérapeutique, garante de l’égalité de l’accès aux soins et de notre indépendance. Les Entreprises du médicament ont compris l’enjeu de la bioproduction pour les médicaments de demain : entre 2005 et 2010, de 102 à 197 nouvelles molécules biologiques devraient être commercialisées, avec en corollaire un quadruplement des capacités de production sur cellules de mammifères. C’est ce qui ressort de l’actualisation 2005 de l’étude « Biomédicaments 2010 », présentée à Lille par le Comité biotechnologies du Leem.

Ces signaux positifs ne sont pas suffisants. Il faut en priorité augmenter le budget de l’ANR et plus largement le budget consacré aux sciences de la vie, développer la production de lots cliniques, favoriser la formation dans le domaine des biotechnologies à tous les niveaux. Marc de Garidel, président du Comité biotechnologies du Leem, de retour d’une mission d’étude dans le cluster de Raleigh en Caroline du Nord, a rappelé aussi qu’une politique continue d’investissements massifs, si elle n’est pas une condition suffisante du développement d’un pôle de compétitivité, est bel et bien une condition nécessaire.

La France bénéficie d’atouts importants avec ses scientifiques de grande valeur et ses entrepreneurs : elle doit, à l’instar des États-Unis et du Japon mais aussi de pays émergents comme la Chine et l’Inde, faire des biotechnologies une ambition nationale. C’est ainsi qu’elle pourra orienter son tissu industriel vers un secteur à haute intensité technologique, à l’origine des emplois de demain. La poursuite des travaux du Comité stratégique pour les industries de santé (CSIS) apparaît d’autant plus primordiale dans ce cadre.

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