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Novembre 2005

Communiqué/ 9ème carrefour européen des biotechnologies : Résultats préliminaires* de la 1ère étude annuelle Alcimed sur les « deals pharma-biotech early stage »

Le 9ème Carrefour européen des Biotechnologies, qui se tient à Lille jusqu’au 30 novembre 2005, réunit la grande majorité des acteurs français du secteur des biotechnologies et un nombre important de leurs homologues européens pour trois jours de conférences et de rendez-vous d’affaires. Alcimed, société de conseil dans les sciences de la vie et la chimie, présentera lors de la table ronde intitulée « Pharma/Biotech "early stage" deals : factors of success » les résultats préliminaires de sa 1ère étude annuelle sur les « deals pharma-biotech early stage » en Europe.

« L’année 2005 connaît une forte activité des deals pharma-biotech early stage en Europe avec plus d’une centaine de deals répertoriés sur les neuf premiers mois de l’année », indique Louis-Marie Bachelot, responsable de mission au sein du pôle Biotechnologies d’Alcimed. Le champ de l’étude porte sur les deals « early-stage » : ces deals concernent soit l’utilisation de technologies à des fins de recherche ou de développement pré-clinique, soit l’accès à des molécules et des systèmes de délivrance à des stades de développement amont (découverte et pré-clinique). Alcimed s’est, par ailleurs, focalisée sur les deals noués entre un acteur biotech et un acteur « pharma » ou « biopharma » dont au moins l’un des deux est européen.

Sur la centaine de deals recensés, plus de la moitié a essentiellement trait à des collaborations de recherche ; les autres concernent des accords de licence ou de service. Cependant, « la distinction entre ces trois grands types d’accord est de plus en plus ténue voire artificielle ; les deals sont en effet de plus en plus sophistiqués et associent souvent au moins deux de ces composantes de manière plus ou moins optionnelle », ajoute Louis-Marie Bachelot.

En termes de partenaires, les biotechnologies européennes semblent privilégier les « big pharma » européennes. Or, ces dernières continuent de nouer la majorité de leurs accords avec des « biotech » nord-américaines. Ceci traduit d’une part l’importance de renforcer l’environnement industriel pour les start-ups de biotechnologie et reflète, d’autre part, s’il en était encore besoin, le différentiel de maturité du secteur entre les deux rives de l’Atlantique.

Quatre pays européens, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et la France tirent malgré tout leur épingle du jeu avec à leur actif 80 % du total des acteurs nationaux impliqués dans ces deals, grâce notamment à la présence de leaders de l’industrie pharmaceutique et du diagnostic.

Enfin, d’un point de vue financier, l’Europe ne semble pas se laisser distancer. 2005 a déjà enregistré près d’une dizaine de deals de plus de 100 M$ - avec une pointe à 350 M$ pour l’accord de collaboration et de licence entre la biotech américaine Avanir et le laboratoire pharmaceutique suèdo-britannique AstraZeneca. Ce dernier a également signé le plus gros deal « early stage » 100 % européen répertorié cette année avec la « biotech » britannique Astex Therapeutics pour un montant total de 152,75 M£ soit près de 275 M$. Des montants jusqu’à présent réservés aux deals plus avals.

*Ces résultats couvrent la période du 1er janvier au 30 septembre 2005. Les résultats complets de l’étude close au 31 décembre 2005 seront communiqués début 2006.

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