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Février 2006

- Introduction

La rédaction de Pharmaceutiques suit, au jour le jour, les évolutions de la situation s’agissant de la progression de la grippe aviaire dans le monde.

Nous vous proposons, ici, un regroupement par thèmes de l’ensemble des informations diffusées au quotidien sur le virus H5N1, la progression de l’épizootie, de l’épidémie chez l’homme, les principales mesures et déclarations des différents gouvernements et organismes internationaux concernés, les traitements, antiviraux, travaux en cours sur les vaccins… et quelques exemples d’effets, parfois inattendus, de la grippe aviaire.

- Identification du virus H5N1

Une situation épidémiologique nouvelle a été identifiée, en 2003. Elle s’est caractérisée par l’apparition d’une épizootie dite de grippe aviaire, de nombreux élevages de volailles d’Asie du Sud Est étant frappés par une forme virulente d’un virus A de la grippe, d’origine animale, dont les déterminants hémagglutinine (H) et neuraminidase (N) sont H5 et N1

(Source: ministère de la Santé).

Les experts de la santé surveillent cette souche H5N1depuis près de huit ans. Celle-ci a infecté l’homme pour la première fois à Hong-Kong en 1997, provoquant 18 cas dont 6 mortels. Depuis le milieu de 2003, ce virus a provoqué les flambées les plus importantes et les plus graves jamais enregistrées chez les volailles. En décembre 2003, l’infection a été identifiée chez des personnes qui avaient été exposées à des oiseaux malades.

(Source: OMS)

Le virus ne passe pas facilement des oiseaux à l’homme et ne se propage pas facilement ni durablement d’une personne à l’autre. Si le virus H5N1 évoluait pour donner une forme aussi contagieuse que le virus de la grippe normale, une pandémie pourrait voir le jour.

(Source: OMS)

Dès son émergence, la propagation mondiale d’un virus pleinement contagieux est considérée comme inévitable. Les pandémies du siècle dernier ont fait le tour de la planète en six à neuf mois, à une époque où les voyages internationaux se faisaient avant tout par la voie maritime. Aujourd’hui, du fait de la rapidité et du volume du trafic aérien international, le virus pourrait se propager beaucoup plus rapidement et peut-être toucher l’ensemble des continents en moins de trois mois.

(Source: OMS)

Le nombre de décès serait considérable. L’OMS a tablé sur une estimation relativement prudente – de 2 à 7,4 millions de décès – qui constitue une cible utile et plausible pour la planification. Cette estimation est fondée sur la pandémie relativement modérée de 1957. Les estimations fondées sur un virus plus virulent, plus proche de celui de 1918, sont beaucoup plus élevées. Toutefois, la pandémie de 1918 était considérée comme exceptionnelle. (Source: OMS)

La pandémie grippale de 1918-1919 est estimée avoir causé le décès de 20 à 100 millions de personnes sur l’ensemble du globe, dont environ 250 000 en France.

(Source: ministère de la Santé).

Dossier réalisé par Anne-Lise Berthier et Dominique Monnier
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