Grippe Aviaire - Mesures - Déclarations - 2005
- « Grippe aviaire : vérités et contre-vérités sur les oiseaux sauvages »
(Le Figaro - 23 décembre 2005)
Dans la rubrique “Débats et opinions”du Figaro, Michel Vallance, directeur scientifique de l’office national de la chasse et de la faune sauvage, souligne notamment que la surveillance de la grippe aviaire chez les oiseaux a été amplifiée cet hiver. « Les seules détections de virus hautement pathogènes (H5N1) sur oiseaux sauvages l'ont été sur des oiseaux morts (foyer éteint). L'apparition d'un foyer actif de grippe aviaire au sein de l'avifaune migratrice serait une situation inédite ». Il indique qu’en France, la surveillance de l’avifaune migratrice est telle qu’elle permettra le signalement très rapide de « l'éventuelle éclosion d'un foyer en milieu naturel ». Pour lui, le risque majeur n’est donc pas l’apparition d'un foyer de grippe aviaire sur le territoire national, mais « la persistance depuis deux ans d'un foyer de grippe aviaire qui s'étend dans le Sud-Est asiatique et qui pourrait éventuellement (…) toucher le continent africain ». Dans ces régions, « des mutations successives de la souche H5N1, puis une recombinaison avec des virus de grippe humaine à la faveur de la promiscuité entre de nombreuses populations humaines et des volailles vivantes mal contrôlées sur le plan sanitaire pourraient donner naissance (…) à une nouvelle pandémie ». Michel Vallance conclut que « dans un consensus général entre épidémiologistes vétérinaires (OIE) et autorités sanitaires (OMS), l'urgence est d'abord de contrôler et d'éteindre les foyers de grippe aviaire dans les régions d'élevage avicole touchées par le fléau, en redoublant les moyens de lutte active (abattage), de contrôle sanitaire (vaccination et interdiction de transport) et de soutien économique ».
- Grippe aviaire : rappel de l’Académie de Médecine au nom de la section des vétérinaires
(Communiqué Académie de Médecine –14 décembre 2005)
Devant les inquiétudes induites par la grippe aviaire, l’Académie Nationale de Médecine a tenu à rappeler plusieurs points dans sa séance du mardi 13 décembre. Notamment que le virus H5N1 n’est dangereux pour l’homme que dans des circonstances de contacts très particulières et inhabituelles dans la plupart des pays européens. Si ce virus a provoqué, depuis 2003, 68 décès dans le monde, la grippe humaine saisonnière provoque la mort de plus de 2000 personnes annuellement en France. Il est vrai qu’en cas de recombinaison avec un virus humain, ou de mutation, le virus ainsi formé pourrait devenir très dangereux en s’adaptant à l’homme, mais aujourd’hui de telles modifications virales n’ont pas été signalées, depuis les pandémies du passé. La psychose actuelle relative aux dangers de la grippe aviaire n’a donc pas lieu d’être, notamment au plan alimentaire, d’autant que le virus H5N1 hautement pathogène n’a pas été isolé pour le moment en France. Ces constatations ne devraient cependant pas conduire à un relâchement d’une veille sanitaire adaptée, fondée sur les nécessaires données de l’épidémiologie animale.
- Pierre Costes : face à la grippe aviaire, « les généralistes ont les mains nues »
(Communiqué MG France –13 décembre 2005)
Dans un entretien au journal "le Forum des médecins généralistes" le président de MG France Pierre Costes indique que le thème « Grippe aviaire » a été abordé lors de l’Assemblée générale du syndicat le week-end dernier, « pour demander des informations et des moyens pour les médecins généralistes ». Pierre Costes souligne que, chaque année, les MG prennent en charge 99% des cas de grippe. « En cas de pandémie grippale, aviaire ou non, ce sera la même chose. Avec peut être 10 à 20 000 généralistes malades si aucune précaution n’était prise, ni aucun moyens fournis. On sait que les containers de masque sont arrivés dans les hôpitaux, on sait que leur personnel sera doté de médicaments, mais pour l’instant, les généralistes ont les mains nues. Déjà aujourd’hui, quand un généraliste est confronté à un cas dit “suspect ”(par exemple tableau de grippe chez une personne ayant séjourné dans les 2 semaines précédentes en zone endémique H5N1), après un appel au 15 ou au Samu, il voit arriver une équipe médicale, avec lunettes, gants, masque et combinaison ! Quand lui n’a aucun équipement. C’est le comble de notre système de santé français. Aucun moyen pour la médecine de première ligne ». MG France a donc décidé, rappelle Pierre Costes « de répondre aux interrogations légitimes des confrères de terrain, par une série de rencontres en soirée de formation, avec usage du matériel de protection et autre kit de prélèvement, qui débuteront en Janvier pour durer 18 à 24 mois. En souhaitant que rien n’arrive d’ici là. »
- 12 décembre 2005
- Libération du 10 et 11 décembre indique que l’OMS a annoncé vendredi que « la destruction de l’environnement est un facteur aggravant de l’apparition de nouvelles épidémies mortelles comme le sars ou la grippe aviaire ». Un de ses responsables a notamment expliqué que « la santé humaine est fortement corrélée à la santé des écosystèmes ».
- Vers un stock européen de Tamiflu
(Le Parisien- 10 décembre 2005)
Le Parisien annonce brièvement que vendredi, à l’occasion d’un conseil des ministres de la Santé européens, Xavier Bertrand a proposé « la constitution d’un stock européen de Tamiflu® contre la grippe aviaire ». Il s’agirait pour chaque pays de « mettre dans un pot commun 1% à 3% de son stock national ». La mise en place d’un tel stock européen « nous permettrait d’être plus efficace » a indiqué Xavier Bertrand qui a souligné qu’il s’agissait d’une « question de solidarité ».
- Lancement du site grippeaviaire.gouv.fr
(Communiqué Premier ministre –9 décembre 2005)
La préparation à un risque de grippe aviaire mobilise de nombreux acteurs. Afin de répondre à l’attente d’information du grand public, des professionnels, et des médias concernant la grippe aviaire, un espace d’information interministériel est en ligne sur http://www.grippeaviaire.gouv.fr/ . Ce site internet a pour vocation de diffuser de façon pédagogique les informations relatives à la grippe aviaire, tant en ce qui concerne la situation actuelle, que la préparation du pays à une pandémie susceptible de survenir dans l’avenir.
- Le Directeur général de l'OMS s'entretient avec le Président Bush de la grippe aviaire et de la poliomyélite
(Communiqué OMS, communiqué Nations-Unies –7 décembre 2005)
A la Maison-Blanche mardi, le Directeur général de l'OMS, le Dr Lee Jong-wook, s'est entretenu avec le Président Bush du problème de la grippe aviaire et de la lutte pour l'éradication de la poliomyélite. Le Dr Lee s'est ensuite félicité des efforts consentis par les Etats-Unis d'Amérique pour mieux sensibiliser l'opinion à la menace d'une pandémie de grippe. Pour sa part, le Président Bush a félicité le Dr Lee de l'action de l'OMS en vue de l'éradication de la poliomyélite
- La préparation du plan pandémie aviaire : comment «prévenir l'entonnoir» en réanimation
(Le Quotidien du Médecin –7 décembre 2005)
Lors d’un déjeuner de travail avec les représentants des directeurs d'établissement et de la conférence des présidents de CME de CHU et d'hôpital général où il était accompagné du Pr Didier Houssin, délégué interministériel, le ministre de la Santé a indiqué que dans le cadre du plan pandémie grippale, qui va être dévoilé très prochainement, figure en tête des préoccupations le risque redouté de « thrombose nationale », avec une prise d’assaut des hôpitaux et une saturation des services d'urgence et de réanimation. Le Quotidien du Médecin précise qu’« il y a donc un consensus pour estimer que le maximum des patients devrait être pris en charge à domicile pour sauvegarder le bon fonctionnement hospitalier. Un tel mot d'ordre implique que les généralistes et les infectiologues soient tous mobilisés en ambulatoire. Les autres praticiens devraient quant à eux bénéficier d'une formation pour intervenir simultanément ». Le Pr Fuentes (conférence des présidents de comité médical d'établissement des centres hospitaliers universitaires) explique que « le plan nécessitera la mobilisation, via les préfectures et les sous-préfectures, de tous les professionnels de santé, avec l'établissement de feuilles de route distinctes pour chacun : hospitaliers, libéraux, infirmières, mais aussi assistantes sociales, instituteurs, professeurs ». Le Quotidien du Médecin précise la stratégie actuelle de l'Urml (union régionale des médecins libéraux) d'Ile-de-France, ainsi que le volet hospitalier.
- « Ethique et grippe aviaire »
(Le Monde –7 décembre 2005)
Le Monde présente une analyse du journaliste Jean-Yves Nau intitulée « Ethique et grippe aviaire ». Celui-ci souligne qu’en dehors du « recours de plus en plus fréquent (…) au concept du principe de précaution » et de la question d’une action internationale pour mettre en œuvre les mesures qui permettraient d’éradiquer la grippe aviaire, « d’autres questions d’ordre moral se posent », exposées par des chercheurs canadiens au centre de Bioéthique de l’université de Toronto. Ainsi « en cas de pandémie, comment seront distribués et utilisés les médicaments antiviraux stockés à grand prix dans une cinquantaine de pays occidentaux ? ».- Volaille et oeufs bien cuits ne présentent aucun risque pour les consommateurs
(Communiqué FAO/OMS, AGIR Agence d'information agricole romande –5 décembre 2005)
La FAO et l’OMS clarifient les questions de sécurité sanitaire des aliments dans le cadre de l'actuelle crise de grippe aviaire. Elles ont déclaré que le poulet et les autres volailles ne présentent aucun danger s’ils sont bien cuits. Toutefois, aucun oiseau provenant de volées atteintes de la maladie ne devrait pénétrer dans la chaîne alimentaire.
Dans les zones exemptes de flambées de grippe aviaire chez la volaille, il n’existe aucun risque d’exposition des consommateurs au virus par la manipulation ou la consommation de volaille ou de produits avicoles. La cuisson de la volaille à 70 degrés Celsius minimum de façon uniforme sur tout le produit est une mesure de sécurité pour tuer le virus H5N1 chez la volaille, ont déclaré notamment la FAO et l'OMS. Ceci garantit qu’il n’y a aucun résidu de virus actif, au cas où l’oiseau vivant ait été infecté et soit entré par erreur dans la chaîne alimentaire.
Les organisations précisent d’autres points importants concernant l’abattage des volailles, leur vaccination, et les œufs. Le communiqué intégral est disponible sur le site de la FAO à l’adresse http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/1000172/index.html .
- Médicaments pédiatriques et grippe aviaire au menu du Conseil de l’UE
(Communiqué Conseil de l’UE –5 décembre 2005)
Le 9 décembre prochain, se tiendra le prochain conseil des ministres de la Santé de l’UE. A cette occasion, le Conseil devrait confirmer son accord avec le consensus atteint entre le Parlement européen et la Commission sur le règlement pédiatrique européen (voir revue de presse du 21 novembre 2005). Les débats porteront également sur les mesures nécessaires à prendre aux niveaux nationaux et européens pour préparer la lutte contre une éventuelle pandémie grippale humaine. Le Conseil doit également recevoir une information de la Commission sur les questions d’une approche coordonnée de la lutte contre le sida dans l’UE et les pays voisins et des règlementations internationales dans les domaines de la santé.
- Grippe aviaire : MG France organise des formations pour les généralistes et demande des moyens pour préparer les praticiens
(Communiqué MG France, Le Parisien –2 décembre 2005)
MG France souligne que face aux maladies infectieuses, les médecins généralistes sont en première ligne. Concernant la grippe aviaire, sur la base des chiffres attendus de contamination, qui annoncent de 9 à 20 millions de malades en France, les médecins généralistes auront la charge de faire face à la maladie dans les mêmes proportions que dans la grippe commune (99% des patients). Si aucune précaution particulière n’était mise en œuvre, 10 à 20 000 médecins généralistes seraient atteints par la maladie. Limiter le tribu professionnel et humain à la maladie est pour MG France un objectif prioritaire. Pour eux mêmes et pour leurs patients, les généralistes doivent disposer sans délais d’information, de formation et de moyens spécifiques pour faire face au risque. MG France organisera sur l’année 2006, en débutant dès le mois de janvier, des formations de proximité pour tous les généralistes sous l’intitulé : « Grippe aviaire et pandémie : que savoir, que dire à vos aux patients, que faire dès maintenant ». Outre l’engagement de son propre réseau de formation, un module « clé en main » sera proposé à tout généraliste qui en fera la demande pour organiser une formation locale avec ses confrères. Par ailleurs, MG France appelle l’ensemble des organismes et associations de formation, à se saisir de cette responsabilité professionnelle collective, et à s’engager sans délais dans cet indispensable effort de formation. Enfin MG France demande au Gouvernement de débloquer les moyens nécessaires à la préparation des médecins généralistes et autres acteurs de première ligne. Moyens économiques nécessaires à leur formation, fourniture de Kits de dépistage, fourniture du matériel de protection, lunettes, masques, gants.
- Mesures de protection des élevages contre l'Influenza aviaire
(La Croix –2 décembre 2005, Communiqué ministère de l’Agriculture, Quotimed.com –1er décembre 2005)
Lors du comité vétérinaire européen (CPCASA) du 23 novembre il a été décidé de prolonger les mesures de protection des élevages contre l'Influenza aviaire, dans les Etats membres de l'Union européenne, jusqu'au 31 mai 2006. Le confinement des élevages de plein air, ou des mesures d'effet équivalent, est donc maintenu dans les zones présentant un risque vis à vis des oiseaux migrateurs. En France, ces mesures de confinement avaient été mises en place dans 26 départements en octobre dernier par arrêté ministériel. Un arrêté publié au Journal officiel reconduit l’arrêté du 25 octobre 2005 jusqu’au 31 mai 2006. Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a demandé aux Préfets de départements d'organiser des comités de suivi et de pilotage avec les éleveurs, pour mettre en œuvre ces mesures. Les dispositions applicables à partir du premier décembre ont été présentées aux représentants des professionnels du secteur avicole réunis le 30 novembre au ministère.
- Grippe aviaire: renforcer les mesures pour lutter contre la pandémie
(Communiqué Parlement Européen –1er décembre 2005)
Le Parlement européen a approuvé une série de mesures proposées par sa commission de l'Agriculture visant à contrôler plus étroitement la grippe aviaire. Ces mesures, qui devraient entrer en vigueur le plus vite possible, obligent les Etats membres à prendre des mesures de surveillance de la grippe aviaire faiblement pathogène, susceptible de se muer dans sa forme hautement pathogène. Les députés insistent en outre sur la nécessité de mettre au point des vaccins rentables pour la volaille.
Les systèmes d'alerte sont le premier instrument qui doit être amélioré, estime la commission parlementaire : les autorités compétentes doivent être immédiatement informées de toute manifestation du virus, même s'il est jugé peu pathogène. Suivent des mesures concernant le mouvement et le transport des oiseaux et des œufs en cas de crise, et des mesures "de bon sens" en cas de virus faiblement pathogène, concernant la destruction d’oiseaux infectés et des œufs. Les mesures à prendre en cas de crise dans les pays voisins de l'UE devraient être elles aussi renforcées : limitation des mouvements et des importations en provenance des pays tiers, extension des zones de protection aux pays voisins de l'UE, fourniture de vaccins lorsque ces pays ne sont pas en mesure de contrer une crise sans aide extérieure.
Pour les cas de contamination humaine, les députés ont estimé qu'il fallait prévoir d'ores et déjà des plans d'urgence coordonnés, notamment pour déterminer les actions à mettre en place en cas de risque avéré. Ces plans d'urgence visent entre autres à stimuler la coordination entre États membres et à cibler les populations à vacciner en priorité. Antiviraux et vaccins doivent être accessibles au plus grand nombre; les États membres doivent se munir de stocks suffisants d'antiviraux et faire en sorte que leur capacité de production de vaccins contre la souche à la base de la crise soit adéquate. En cas d'émergence d'une crise en dehors de l'UE, les députés jugent que la Commission européenne doit pouvoir agir dans les 24 heures en imposant des mesures comme la quarantaine, des actions de désinfection des aéroports lorsque ceux-ci accueillent des vols en provenance de certaines régions, ainsi que des restrictions de voyages. Concernant le renforcement des dépenses vétérinaires, le Parlement préconise des taux de co-financement égal tant pour la grippe aviaire hautement pathogène que pour la grippe aviaire faiblement pathogène. Les députés réclament que les Etats membres et la Communauté financent chacun à hauteur de 50% les mesures liées aux deux types d'épizooties. Le Parlement est également d'avis que l'UE doit supporter 100% des coûts de vaccination. La balle est désormais dans le camp du Conseil, qui compte boucler le dossier d'ici la fin de l'année.
- Elevages : mesures de protection prolongées en France
(Le Figaro –1er décembre 2005)
Le Figaro signale que dans le cadre de la prévention contre la grippe aviaire, deux arrêtés ont été publiés hier par les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture « prolongeant les mesures de protection des élevages contre une éventuelle propagation de la grippes aviaire par les oiseaux migrateurs ».Notamment, le confinement des volailles est maintenu jusqu’au 31 mai 2006.
- Grippe aviaire: mise en garde de la FAO contre l’abattage d’oiseaux sauvages
(Communiqué FAO, communiqué Nations Unies - 29 novembre 2005)
A la suite de l’abattage à titre préventif d’oiseaux sauvages au Viet Nam, la FAO a mis en garde contre l’abattage d’oiseaux sauvages dans les villes des pays touchés par la grippe aviaire, soulignant qu'il convient de ne pas détourner l’attention de la campagne de lutte contre la maladie chez les volailles. Pour Juan Lubroth, expert de la FAO en maladies animales infectieuses, « il est douteux que cela apporte une quelconque contribution à la protection de l’homme contre l’influenza aviaire ». Il souligne que « la lutte contre la maladie parmi les volailles doit rester l’objectif prioritaire » et que cette lutte « est le moyen de plus effectif de réduire la possibilité pour le virus d’acquérir une éventuelle faculté de transmission d’homme à homme ». Le communiqué de la FAO rappelle par ailleurs les mesures recommandées par la FAO, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour combattre les foyers de grippe aviaire.
- Australie : début d'un exercice de simulation contre une grippe aviaire
(International Herald Tribune, Financial Times –30 novembre 2005 ; Xinhuanet –29 novembre 2005)
Un exercice national de simulation permettant de tester les capacités de réaction à une éventuelle pandémie de grippe aviaire a commencé mardi en Australie, avec la participation d’environ 1000 personnes de 19 villes ainsi que des autorités sanitaires et agricoles. Nommé Eleusis, cet exercice comprend notamment des simulations de cas humains de grippe aviaire.
- Grippe aviaire ou sras: intérêt limité du dépistage aux aéroports à l’arrivée
(BMJ 331 : 1242-1243, R.J. Pitman et al. –26 novembre 2005)
http://bmj.bmjjournals.com/cgi/reprint/331/7527/1242-a
En cas d’épidémie de grippe ou de nouvel épisode épidémique de sras (syndrome respiratoire aigu sévère), les voyages aériens représenteraient la principale voie de dissémination internationale. Une procédure de dépistage des voyageurs à l’entrée des pays a été proposée, mais n’a pas été évaluée comme moyen de protéger la population. Des chercheurs de l'agence de protection de la santé de Grande-Bretagne montrent ici que le dépistage des passagers porteurs du virus de la grippe ou du virus du sras aux aéroports serait d’une efficacité très limitée pour éviter ou retarder une épidémie résultant de l’importation de ces maladies. Les chercheurs ont déterminé la proportion d’individus ayant une infection latente qui développeraient les symptômes au cours d’un trajet aérien vers le Royaume-Uni à partir des 100 principaux aéroports internationaux. Pour le sras, la probabilité de progression de l’infection pendant le vol n’augmente que lentement, et pendant un vol transatlantique de 6 heures, un passager infecté n’aurait que 0 à 11% de risques de progression. Entre 1 et 21% de tels sujets infectés arrivant des villes de l’Est asiatique (10 heures de vol) seraient détectés. La période d’incubation de la grippe est plus courte, aussi la probabilité d’une progression de l’infection pendant le vol est plus élevée. Un passager infecté 2 jours avant le départ aurait un risque de progression de 50% pendant un vol de 10 heures. La plupart des vols étant plus courts, la proportion estimée des personnes infectées qui développeraient les symptômes durant un trajet serait inférieure à 10%. Les bénéfices les plus importants du dépistage, pour les contrées les plus lointaines telles que l’Australie et l’Asie de l’est, resteraient tous de même faibles (17% au mieux). Le dépistage à l’entrée du pays serait donc probablement inefficace pour empêcher l’importation du sras ou de la grippe. Par ailleurs, la mise en quarantaine de tous les passagers exposés dès la détection d’un cas, pourrait cependant augmenter le bénéfice du dépistage à l’aéroport, mais on restera toujours confronté au principal problème de sa faible sensibilité.
- Chine: des contrôles dans les aéroports
(Le Parisien –28 novembre 2005)
Le Parisien signale la mise en place de contrôles dans les aéroports chinois concernant «tous ceux qui arrivent en Chine ou en partent» à partir d’aujourd’hui. Le quotidien explique que «tout passager qui aura une température supérieure à 38 °C fera l’objet d’un examen complet et, si nécessaire, sera dirigé vers un hôpital».
- Grippe aviaire ou sras : intérêt limité du dépistage aux aéroports à l’arrivée
(BMJ 331 : 1242-1243, R.J. Pitman et al. –26 novembre 2005)
http://bmj.bmjjournals.com/cgi/reprint/331/7527/1242-a
En cas d’épidémie de grippe ou de nouvel épisode épidémique de sras (syndrome respiratoire aigu sévère), les voyages aériens représenteraient la principale voie de dissémination internationale. Une procédure de dépistage des voyageurs à l’entrée des pays a été proposée, mais n’a pas été évaluée comme moyen de protéger la population. Des chercheurs de l'agence de protection de la santé de Grande-Bretagne montrent ici que le dépistage des passagers porteurs du virus de la grippe ou du virus du sras aux aéroports serait d’une efficacité très limitée pour éviter ou retarder une épidémie résultant de l’importation de ces maladies. Les chercheurs ont déterminé la proportion d’individus ayant une infection latente qui développeraient les symptômes au cours d’un trajet aérien vers le Royaume-Uni à partir des 100 principaux aéroports internationaux. Pour le sras, la probabilité de progression de l’infection pendant le vol n’augmente que lentement, et pendant un vol transatlantique de 6 heures, un passager infecté n’aurait que 0 à 11% de risques de progression. Entre 1 et 21% de tels sujets infectés arrivant des villes de l’Est asiatique (10 heures de vol) seraient détectés. La période d’incubation de la grippe est plus courte, aussi la probabilité d’une progression de l’infection pendant le vol est plus élevée. Un passager infecté 2 jours avant le départ aurait un risque de progression de 50% pendant un vol de 10 heures. La plupart des vols étant plus courts, la proportion estimée des personnes infectées qui développeraient les symptômes durant un trajet serait inférieure à 10%. Les bénéfices les plus importants du dépistage, pour les contrées les plus lointaines telles que l’Australie et l’Asie de l’est, resteraient tous de même faibles (17% au mieux). Le dépistage à l’entrée du pays serait donc probablement inefficace pour empêcher l’importation du sras ou de la grippe. Par ailleurs, la mise en quarantaine de tous les passagers exposés dès la détection d’un cas, pourrait cependant augmenter le bénéfice du dépistage à l’aéroport, mais on restera toujours confronté au principal problème de sa faible sensibilité.
- La commission des finances s’interroge sur le financement du plan gouvernemental de protection contre un risque de pandémie grippale d’origine aviaire
(Communiqué Sénat - 23 novembre 2005)
Nicole Bricq, rapporteur spécial sur les crédits de la mission interministérielle «Sécurité sanitaire» a estimé devant la commission des finances du Sénat que la confusion, voulue ou non, quant aux sources et au montant des financements du plan gouvernemental de protection contre un risque de pandémie de grippe d'origine aviaire, posait deux questions. Sur le plan des principes d'abord, elle s'est interrogée sur la capacité et la légitimité de l'assurance maladie à supporter seule le coût de la prévention et de la protection contre un risque de pandémie de grippe aviaire. Elle a, en effet, souligné, qu'à ce stade, seule l'assurance maladie contribuait au financement du plan gouvernemental par le biais de l'abondement d'un fonds de concours rattaché aux crédits de la mission «Sécurité sanitaire», à hauteur de 176 millions d'euros en 2005 et 175 millions d'euros en 2006. Sur le plan de la visibilité des crédits ensuite, elle a indiqué accueillir favorablement les déclarations de Xavier Bertrand, selon lesquelles 177 millions d'euros de crédits d'Etat supplémentaires seraient inscrits au programme «Veille et sécurité sanitaire» de la mission «Sécurité sanitaire», mais a regretté ne pas connaître, à ce stade, les modalités d'inscription de ces crédits supplémentaires. Elle a souligné qu’il apparaissait nécessaire que le gouvernement précise à la commission des finances du Sénat le financement exact de son plan, dont le coût global est estimé à 700 millions d'euros sur trois ans. Enfin, à l'initiative de Nicole Bricq, la commission des finances du Sénat a adopté un amendement redéployant 15 millions d'euros de crédits du programme «Veille et sécurité sanitaires», géré par le ministère de la Santé, vers le programme «Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation», géré par le ministère de l'Agriculture, afin de remettre l'accent sur la prévention animale du risque de pandémie de grippe aviaire qu'elle juge actuellement insuffisante.
- Aux USA, prochainement une base de données sur les voyageurs?
(Wall Street Journal Europe –24 novembre 2005)
Les CDC américains souhaiteraient la création d’une base de données sur les voyageurs ayant effectué un vol ou une croisière dans un pays où sévit une maladie infectieuse telle que la grippe aviaire. Ceci à des fins de traçabilité. Les compagnies pourraient conserver pendant 2 mois les informations sur leurs passagers puis les transmettre aux CDC en cas de nécessité de santé publique.
- Feu vert donné à un système d’alerte rapide pour la grippe aviaire
(Communiqué Programme des Nations Unies pour l'environnement et communiqué Nations Unies –20 et 22 novembre 2005)
Un système d’alerte rapide pour la grippe aviaire, capable de prévenir les pays et les communautés de l’arrivée imminente d’oiseaux sauvages potentiellement infectés, va être développé par une alliance d’organisations menées par les Nations Unies. Le système sera conçu de façon à avertir les autorités sur différents continents que des oiseaux d’eau migrateurs sont en route. Des cartes spéciales seront préparées pour des pays spécifiques indiquant les endroits précis, tels que les lacs, les marécages et les zones humides, où les oiseaux pourraient se poser. Munis de cette information, les agences sanitaires et environnementales locales sur les continents africain, asiatique et latino-américain par exemple, seront à même de mieux identifier les priorités en terme de planification et de prise d’action, y compris conseiller les groupes vulnérables dans des ‘points chauds’potentiels. Le système d’alerte, qui a été dévoilé à l’occasion de la huitième Conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) dans la capitale kenyane, Nairobi, sera développé par la CMS avec le soutien et le financement du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Des experts d’autres organisations spécialisées y participeront également et sa réalisation complète pourrait prendre deux années.
- «Grippe aviaire : un exercice de simulation en Europe»
(Quotimed.com –23 novembre 2005, Les Echos –24 novembre 2005)
L’exercice de simulation à l’échelle européenne d’une pandémie de grippe aviaire (voir revue de presse du 21 septembre) a commencé mercredi matin. Le Quotidien du Médecin rappelle que «il s’agit de mesurer ’la capacité des décideurs européens et nationaux à coordonner leur réponse à une pandémie de gripp’». Les 2 quotidiens soulignent que cet exercice «n’implique toutefois ‘aucune mobilisation du monde réel, comme les professionnels de santé’» ainsi que l’a précisé le porte-parole du commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou.
- «Les animaux malades de la peste, version 2005» par Bernard Vallat
(Le Monde –23 novembre 2005)
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale, Bernard Vallat, souligne sur près d’une page les principaux messages de la conférence internationale récente sur la grippe aviaire, le premier étant que «la probabilité de l’apparition d’une pandémie humaine est directement corrélée à la quantité de virus de type H5 (voire H7) circulant chez les oiseaux d’élevage dans le monde».
- Situation préoccupante en Chine
(Le Parisien –23 novembre 2005)
Le Parisien souligne la progression de la grippe aviaire en Chine, avec 21 foyers. Le quotidien précise que le ministre de l’Agriculture chinois «a qualifié la situation de préoccupante». Xavier Bertrand, qui a rencontré le ministre de la Santé du pays, indique que «les autorités sanitaires chinoises nous ont demandé un renforcement de l’expertise sanitaire (…). C’est pourquoi nous leur avons proposé l’envoi sur place de spécialistes de l’Institut de veille sanitaire ainsi qu’une aide à la formation de scientifiques». Les moyens des instituts Pasteur asiatiques vont aussi être renforcés. Le Parisien note l’inquiétude dans l’un d’eux du Pr Haltemeyer, au sujet d’«une mutation du virus H5N1 au Cambodge», un «type d’évolution préoccupant».
22 novembre 2005
- FDANews signale que la FDA s’est dotée d’un nouveau groupe de travail sur la pandémie de grippe. Dirigé par Boris Lushniak et Jeffrey Shuren, le groupe aura pour mission de superviser la participation de l’agence américaine à la stratégie nationale de lutte contre une possible épidémie de grippe aviaire
«Bientôt du Tamiflu® pour les Français d’Asie»
(Le Parisien –21 novembre 2005)
Xavier Bertrand, qui a débuté hier une visite officielle en Asie où il va rencontrer ses homologues du Viêt-Nam, de Chine et de Hong Kong, a également initié une série de rencontres avec la communauté française de ces régions. A l’occasion de cette tournée visant à mesurer sur le terrain le risque réel de pandémie, le ministre de la Santé français a annoncé que «dans les trois prochains jours, des stocks de l’antiviral Tamiflu® arriveront pour prendre en charge les malades dans les ambassades d’Asie» pour tous nos compatriotes en cas d’apparition d’une épidémie de grippe aviaire humaine. Le Parisien cite ensuite les commentaires de quelques expatriés français au Viêt-Nam.
- Grippe aviaire: prochain exercice de simulation
(Financial Times –21 novembre 2005)
Un exercice à l’échelle européenne de simulation d’une pandémie de grippe aviaire aura lieu en fin de semaine et permettra de tester la réponse de 27 nations,ainsi que celles de la Commission européenne, du Centre européen de contrôle des maladies, de l’OMS et des représentants de l’industrie pharmaceutique. D’une durée de 2 jours, cet exercice testera l’interaction des gouvernements entre eux et leur conduite devant le manque de vaccins et d’antiviraux.
- «Plan pandémie grippale: un document officiel sur la conduite pratique»
(Le Quotidien du Médecin –16 novembre 2005)
Le Quotidien du Médecin indique que depuis quelques jours les professionnels de santé reçoivent un document intitulé «Repères sur votre pratique» d’information sur les conduites à tenir aux différentes phases du plan Pandémie grippale». Le texte rappelle des données épidémiologiques et «détaille les mesures du Plan national de lutte contre une pandémie grippale», précisant le rôle des professionnels de santé. Le quotidien souligne notamment «deux parties distinctes: la conduite à tenir en phase pré-pandémique sans transmission interhumaine et, en phase pré-pandémique, avec transmission interhumaine». Ce document est également disponible sur le site du ministère de la Santé http://www.sante.gouv.fr/ dans la section «Informations et documents à destination des professionnels de santé».
- Chine: vaccination de la totalité des volailles
(La Croix, Wall Street Journal Europe, International Herald Tribune –16 novembre 2005)
La grippe aviaire s’étendant en Chine, le pays se lance dans un projet très ambitieux, la vaccination contre la grippe aviaire de toutes les volailles du pays, soit 14 milliards au moins. Le pays peut produire 100 millions de doses de vaccin aviaire par jour et va augmenter ses capacités de production.
L’OMS veut constituer un stock de Tamiflu® pour l’Asie
(Financial Times –14 novembre 2005)
Le Financial Times indique que l’OMS est en discussion avec plusieurs gouvernements et le groupe Roche pour la création d’une réserve d’antiviraux en Asie afin de fournir traitements et protection à cette région la plus menacée par une potentielle pandémie grippale d’origine aviaire. L’article indique que les discussions préliminaires prévoient que cette réserve soit constituée à partir du don de 5% des stocks constitués par les pays les plus riches. A cette occasion, le quotidien britannique souligne que les 50 gouvernements ayant passé des commandes de Tamiflu® sont «dans le monde développé». L’article ajoute qu’à l’OMS, on indique que plusieurs pays ont manifesté leur volonté de participer à une telle initiative
- Entretien avec Bernard Vallat
(Libération –12/13 novembre 2005)
Libération du week-end consacre près d’une page à un entretien avec Bernard Vallat, directeur général de l’OIE (Office international des épizooties) de retour de la conférence internationale sur la grippe aviaire. Celui-ci souligne notamment qu’« il fallait vacciner les oiseaux dès 2004 », recommandations qui avaient été faites pour les pays touchés début 2004, et qui n’ont pas été suivies.
Les gouvernements seront prioritaires pour obtenir du Tamiflu®
(Le Point, Wall Street Journal Europe, International Herald Tribune, Financial Times –10 novembre 2005, Mission parlementaire sur la grippe aviaire –8 novembre 2005)
Plusieurs quotidiens anglo-saxons reviennent sur le développement des pressions à l’égard de Roche à propos de la production de Tamiflu® (oseltamivir) et de l’approvisionnement en antiviral en cas de pandémie grippale d’origine aviaire. Ils rappellent que le groupe suisse a augmenté ses capacités de production, pour atteindre le chiffre de 300 millions de traitements en 2007. Par ailleurs, alors que la Chine vient d’annoncer qu’elle essaie de développer sa propre version de l’antiviral, Roche a indiqué que les commandes réalisées par les gouvernements en prévision d’une potentielle pandémie seront prioritaires. Cette priorité accordée aux commandes des Etats a également été soulignée par Henry-Vincent Charbonné, président de Roche France, lors de l’audition réalisée le 8 novembre par la mission d’information parlementaire sur la grippe aviaire et ses mesures préventives. Interrogé sur les questions de production de l’antiviral, le président de Roche France a indiqué à cette occasion que la fabrication de l’antiviral était soumise à deux goulets d’étranglement possibles: la matière première, l’anis étoilé ou badiane de Chine sur laquelle une spéculation semble se développer, et l’existence, lors de la production, d’une étape potentiellement explosive (NDLR: phase liée à la chimie des azides) ne pouvant être réalisée que dans des établissements agréés, au nombre de trois, deux en Europe et un aux Etats-Unis. Concernant la matière première, Henry-Vincent Charbonné a également précisé que l’acide shikimique, extrait à partir de la badiane étoilée, pouvait maintenant être produite par voie biotechnologique. Ces techniques de production sont entrées en action cet été, contribuant ainsi à alléger la dépendance en matière première.
- «Un milliard de dollars contre la grippe aviaire»
(Libération, Le Figaro, Le Parisien, La Croix, La Tribune –10 novembre 2005, communiqué OMS, quotimed.com –9 novembre 2005)
A l’issue de la conférence internationale sur la grippe aviaire, «l'OMS, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et la Banque mondiale ont affirmé qu'un milliard de dollars (850 millions d'euros) seront nécessaires sur 3 ans pour limiter la diffusion de la maladie». Cette enveloppe doit permettre de financer quelque 150 programmes nationaux sur 2006-2008, notamment en Asie du sud-est, explique notamment Le Quotidien du Médecin. Les premières mesures préconisées afin d’enrayer l’épizootie sont le contrôle des animaux, la surveillance des cas et la mise à l'écart des bêtes affectées. Une conférence de donateurs se tiendra les 17 et 18 janvier à Pékin pour financer ce plan d’action d’un milliard de dollars, sous l'égide de la Banque mondiale et de l'Union européenne, et avec l'appui des Nations unies.
- Grippe aviaire: proposition d’un fonds mondial pour la lutte vétérinaire
(Quotimed.com, Le Monde.fr, Egora.fr –8 novembre 2005, Les Echos, France-Soir –9 novembre 2005)
Hier l’OIE (Organisation internationale de la santé animale) a proposé «la création d’un fonds international associant public et privé, pour promouvoir des systèmes vétérinaires de qualité dans tous les pays afin de mieux lutter contre les maladies émergentes de type grippe aviaire». Le Quotidien du Médecin ajoute notamment que le directeur du bureau interafricain des ressources animales de l'Union africaine a rappelé qu’un effort tout particulier doit être porté sur l’Afrique qui «réunit les conditions d'un scénario catastrophe». Par ailleurs, le site Egora et France-Soir soulignent qu’en France, les autorités sont rassurantes. Le délégué ministériel à la lutte contre la grippe aviaire Didier Houssin a ainsi rappelé hier qu’il n’y a aucun cas d’animal atteint ou suspect. D’autre part la DGS a actualisé hier la fiche à destination des professionnels de santé sur la conduite à tenir devant des cas possibles de grippe à nouvelle souche de virus grippal sans transmission inter humaine (http://www.sante.gouv.fr/ ).
- Plan grippe aviaire: des caméras thermiques à infrarouges
(La Croix –8 novembre 2005)
La Croix indique que l’efficacité des caméras thermiques à infrarouges, «anti-fièvre», reste à démontrer et qu’elle va être testée à la Pitié-Salpêtrière (Paris). Le chef du service des urgences de l’hôpital, le professeur Bruno Riou, a été chargé par la DGS «de la mise en place d’une étude visant à mesurer l’efficacité d’un dépistage thermique de la fièvre». Un dépistage thermique sera mis en place à l’accueil des urgences, dans le box de l’infirmier. La température des patients sera mesurée d’une part par thermomètre tympanique classique, d’autre part par caméra thermique, afin de permettre d’effectuer les comparaisons destinées à évaluer la fiabilité de la voie thermique, explique notamment Bruno Riou. Il précise aussi «qu’aucune étude scientifique exploitable n’a été menée dans les aéroports canadiens et asiatiques». La durée de l’étude est prévue pour deux mois et demi environ. Le quotidien souligne que «les scientifiques restent assez dubitatifs sur l’intérêt de ce procédé» et cite Jean-Claude Manuguerra (Institut Pasteur), lequel estime que «c’est surtout un moyen pour les autorités de tenter de rassurer les populations et de dire qu’elles font quelque chose».
- Ouverture de la réunion mondiale sur la grippe aviaire
(Le Monde, Libération, Le Parisien, Le Tribune, Wall Street Journal Europe, Financial Times –8 novembre 2005, Communiqué OMS, Quotimed.com, Egora.fr –7 novembre 2005)
La première conférence internationale sur la grippe aviaire a débuté hier à Genève, organisée conjointement par l’OMS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et la Banque mondiale. Son objectif est de tenter de définir une stratégie de lutte contre la maladie chez les animaux et de préparation à une éventuelle pandémie de grippe humaine. La Banque mondiale a annoncé à ce sujet qu’elle réfléchissait à un plan d’aide aux pays en développement qui pourrait atteindre 500 millions de dollars. Dans son discours inaugurant la conférence, le directeur général de l’OMS, Lee Jong-Wook a notamment souligné qu’il n’y avait aucune pandémie humaine de grippe aujourd’hui, tout en ajoutant que «cependant, il est clair que cela va se produire». «C’est seulement une question de temps avant qu’un virus aviaire, le plus probable étant le H5N1, n’acquière la capacité de transmission interhumaine, créant une pandémie humaine. Nous ne savons pas quand cela arrivera. Mais nous savons que cela va se produire». La Tribune explique sur une pleine page que le Vietnam pourrait être le berceau d’une épidémie si le virus mutait en une forme transmissible à l’homme».
- Mobilisation contre la grippe aviaire
(Le Figaro, Libération, Le Parisien, France-Soir, La Tribune, International Herald Tribune, Panorama du Médecin –7 novembre 2005, Le Monde –6/7 novembre 2005, Le Figaro, Libération –5/6 novembre 2005, Le Parisien –5 novembre 2005, Quotimed.com –4 novembre 2005)
Alors qu’un premier décès humain de la grippe aviaire est suspecté en Chine dans une province contaminée, la première conférence mondiale sur la maladie s’ouvre aujourd’hui à Genève, réunissant notamment des experts de l’OMS, de la FAO et de la Banque mondiale, avec un message, l’urgence d’éradiquer le virus H5N1 chez les animaux pour minimaliser le risque de pandémie.- Se préparer contre la grippe aviaire
(Le Figaro, Libération, France Soir, Le Monde, Le Parisien –4 novembre 2005, Quotimed.com –3 novembre 2005)
En Bretagne, la première journée de simulation de la découverte du virus dans un élevage de poulets s’est déroulée sans encombre, l’équipe vétérinaire prélevant le sang des «poulets victimes de la grippe aviaire» afin de déterminer la véracité d’une contamination dans un délai d’une journée. Pendant ce temps, des mesures d’isolement et de désinfection sont mises en place. Pour cette région, cette opération n’est pas la première: les exercices grippe aviaire ont commencé il y a deux ans, au même titre qu’a eu lieu l’an dernier l’exercice variole. En cas de transmission humaine du virus de la grippe aviaire, les aéroports seront sous haute surveillance et la Direction générale de la Santé (DGS) envisage de déployer un dispositif de détection de passagers fiévreux. Installées à l’embarquement et au débarquement de zones à risque, les caméras thermiques aideraient à dépiter les personnes fiévreuses. Pour s’assurer de la fiabilité de ces caméras, elles seront testées, pendant environ deux mois, aux urgences de la Pitié-Salpêtrière. Par ailleurs, la Banque mondiale a publié, hier, un rapport soulignant l’importance, en Asie orientale, d’un impact potentiel lié à une pandémie sérieuse. Pour l’instant, les coûts liés à l’épizootie ont été limités à environ 0,1% du PIB.
- Grippe aviaire: les États se mobilisent
(Libération, Le Figaro, La Croix, Le Monde, Le Parisien - 3 novembre 2005, Quotimed.com –2 novembre 2005)
Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a reçu hier plusieurs associations de consommateurs. Ces dernières déplorent l’information «mal faite» sur la grippe aviaire. Catherine Decaux, responsable des Familles rurales, estime que ce sujet demeure «avant tout un problème vétérinaire». Parallèlement, les premiers ministres de la Thaïlande, du Vietnam, de la Birmanie, du Cambodge et du Laos se sont retrouvés hier à Bangkok pour un sommet économique de deux jours. En toile de fonds des débats, les menaces de propagation du virus H5N1. Par ailleurs, dans un sondage Ifop/LSA (Libre service actualités), 68% des Français déclarent ne pas être inquiets face à la grippe aviaire. Pour autant, 20% des personnes interrogés prévoient de consommer moins de viande de volailles dans les prochaines semaines. Dans le cadre du plan de l’Etat de lutte contre la grippe aviaire, un exercice de simulation autour de la possible découverte du virus dans un élevage de volailles en Bretagne a commencé ce matin. Cet exercice se déroulera sur deux jours.
Grippe aviaire: «la mondialisation inégale» selon Bernard Kouchner
(Le Figaro –2 novembre 2005)
Dans les colonnes Débats Opinions du Figaro, Bernard Kouchner développe les principales questions qui se posent face à la gestion du risque et à la façon dont «nous sommes capables de réagir à une menace prévisible dans son principe, mais imprévisible dans son occurrence et ses modalités». Pour l’ancien ministre de la Santé, quatre principes doivent aujourd’hui guider l’action publique: «la constitution de stocks de moyens antiviraux, le développement et l’approvisionnement d’un vaccin contre une grippe pandémique, le partage de l’expertise clinique et épidémiologique, et surtout la transparence». Enfin, face à la question de la production et de la distribution d’antiviraux auprès des populations, Bernard Kouchner estime que «c’est autour de l’OMS que les nations doivent prendre les décisions». Il suggère la création d’un «fonds global de lutte contre les maladies infectieuses», (dont) l’argent devrait servir à indemniser à long terme les laboratoires qui possèdent des brevets intéressants». Il juge également nécessaire que la politique européenne de recherche s’oriente davantage vers ces maladies émergentes.
George W Bush demande 7 milliards de dollars au Congrès
(Financial Times, Wall Street Journal Europe, International Herald Tribune, La Tribune, Libération, Le Figaro, Les Echos –2 novembre 2005)
De nombreux quotidiens français et anglo-saxons développent la demande formulée hier par George W Bush au Congrès américain afin que ce dernier autorise le déblocage de 7,1 milliards de dollars pour lutter contre une possible épidémie de grippe aviaire. Le président américain a présenté à cette occasion une stratégie de lutte en trois volets (détection, protection et coordination entre la réponse fédérale et celle des Etats américains). La Tribune et Les Echos notent que George W Bush a déploré que les Etats-Unis soient vulnérables par manque de groupes pharmaceutiques fabriquant des vaccins. Le Figaro relève également que le président «a aussi appelé sa majorité à lever un obstacle majeur au développement de nouveaux vaccins: le fardeau de plus en plus en lourd des litiges qui handicapent l’industrie pharmaceutique». L’article note que «selon lui, cela explique pourquoi on ne compte plus qu’une seule usine de fabrication de vaccins aux Etats-Unis, propriété du groupe Sanofi-Aventis». Le Wall Street Journal Europe souligne que l’essentiel des fonds demandés par le président vise à accroître la production et les réserves de vaccins aux Etats-Unis. Des financements sont également requis pour accélérer le développement de nouvelles techniques de culture cellulaire permettant d’abandonner l’utilisation d’œufs pour la production des vaccins contre la grippe. Le plan prévoit aussi un milliard de dollars pour augmenter les réserves des antiviraux Tamiflu® de Roche et Relenza® de GSK. L’International Herald Tribune note que le gouvernement a mis à la disposition du grand public un site d’information sur la pandémie grippale et sur la grippe aviaire (http://www.pandemicflu.gov/). Enfin, Libération propose une interview du député Jean-Marie Le Guen qui s’est rendu fin juillet aux Etats-Unis pour enquêter sur la préparation des autorités américaines à une éventuelle pandémie de grippe aviaire.
- Grippe aviaire: l’organisation pour lutter
(Le Figaro, Le Parisien, La Croix, Libération –2 novembre 2005, Quotimed.com - 31 octobre 2005, Le Figaro –29 et 30 octobre 2005)
Georges W. Bush a demandé quelque 7 milliards de dollars au Congrès américain afin d’organiser une «réponse globale» au risque de pandémie. Ce plan regroupe trois objectifs: détecter toute apparition ou mutation du virus de la grippe aviaire grâce à un partenariat international, protéger la population américaine en stockant et en accélérant la production de vaccins et répondre aux enjeux sanitaires d’ordre public en préparant des plans d’urgence dans les 50 Etats. Le président américain estime qu’il n’y a pas de pandémie, mais qu’il serait dangereux d’attendre son apparition. De son côté, il semblerait que la France ne prévoit pas, dans l’immédiat, de vacciner ses volailles. Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé, livre dans la rubrique Débats Opinions du Figaro, les principes qui doivent, selon lui, guider l’action publique: la constitution de stocks d’antiviraux, le développement et l’approvisionnement d’un vaccin contre une grippe pandémique, le partage de l’expertise clinique et épidémiologique et la transparence. Quant à lui, Jean-Marie Le Guen, médecin et député socialiste, déclare dans Libération: «si la pandémie se déclare, il n’y aura pas de médicament ou de vaccin miracle, mais c’est l’organisation de la société, sa cohésion sociale, qui sera la base de la réponse.
- Grippe aviaire : 177 millions d'euros supplémentaires débloqués
(Lci.fr –28 octobre 2005)
Le ministre de la Santé a annoncé mercredi soir à l’Assemblée que 177 millions d'euros complémentaires seraient débloqués d'ici à la fin de l'année pour financer le plan de prévention contre la grippe aviaire. Xavier Bertrand a fait cette annonce lors de l'examen d'un article du PLFSS prévoyant une dotation de 176 millions d'euros pour le fonds de concours pour la lutte contre les «menaces sanitaires graves». Cette dotation supplémentaire, imputée sur l'assurance maladie, a ensuite été approuvée par les députés. Au total, ce sont donc 353 millions d'euros qui vont aller au financement du plan de prévention de la grippe aviaire durant l'année en cours. Plusieurs députés de gauche et de droite avaient tenté en vain de supprimer cette dotation supplémentaire, arguant que celle-ci ne devait pas provenir de l'assurance maladie.
«La fièvre gagne la planète»
(L’Expansion –novembre 2005, Le Point –27 octobre 2007)
L’Expansion consacre un dossier de dix pages à la grippe aviaire et à ses défis. Le mensuel explique que «la menace de pandémie inquiète les opinions et mobilise les Etats», mais il estime qu’«elle met aussi en lumière les limites de la stratégie des laboratoires pharmaceutiques». Le dossier développe la situation actuelle du secteur des vaccins ainsi que les récents mouvements intervenus sur ce marché. Sont également déclinées les conditions de la mise en place d’une coopération internationale en cas de pandémie. Le Point enfonce également le clou en écrivant trois pages sur «le raté des vaccins». L’hebdomadaire estime que si, aujourd’hui, «la grippe aviaire menace de faire des millions de morts, c’est que ni les autorités, ni les laboratoires pharmaceutiques n’ont fait un réel effort pour mettre au point des vaccins efficaces».
- Dispositif étendu de confinement en France
(Communiqué ministère de la Santé, communiqué ministère de l’Agriculture, quotimed.com - 27 octobre 2005, Le Figaro, Libération, Le Parisien, Le Monde, France-Soir, La Croix –28 octobre 2005, communiqué OIE –27 octobre 2005)
Le dispositif de confinement des volailles en France est étendu à 5 nouveaux départements classés par l'Afssa comme présentant un risque particulier de propagation de la grippe aviaire par les oiseaux migrateurs, ce qui porte à 26 le nombre total de départements soumis à ces mesures.
Une conférence mondiale sur la grippe aviaire se tiendra du 7 au 9 novembre à Genève afin de discuter de la création d'un fonds destiné à lutter contre cette maladie. Le fonds devrait collecter initialement entre 300 et 500 millions de dollars de dons afin d'aider les pays à mettre en place des programmes de prévention des risques de pandémie.
- «Polémique sur les œufs crus»
(Le Parisien, Le Monde, La Croix, Libération, France-Soir, Les Echos, La Tribune, International Herald Tribune, Le Monde.fr –27 octobre 2005, quotimed.com, communiqué ministère de la Santé, communiqué EFSA –26 octobre 2005)
De nombreux quotidiens soulignent, tel Le Figaro, la « polémique sur les œufs crus », Les Echos observant que « la cacophonie s’installe ». Les avis donnés par l’Efsa, Autorité européenne de sécurité alimentaire, sont en effet quelque peu contradictoires. Elle indique qu’il n’y a pas de preuve pouvant suggérer aujourd’hui que la grippe aviaire puisse se transmettre à l’homme par l’alimentation, en particulier la volaille et les œufs, tout en recommandant de cuire correctement ces aliments. Cette recommandation concerne en fait « les risques d’empoisonnement par les salmonelles ». D’autre part, son avis concorde avec celui de l’OMS et du Centre de prévention et de contrôle sanitaire européen, selon lequel la voie la plus probable d’infection des humains par le virus H5N1 de la grippe aviaire est le contact étroit avec des volailles infectées, et non la consommation de volaille ou d’œufs, mais l’Autorité ajoute que « cette dernière possibilité ne peut cependant pas être exclue ». Du côté des mesures préventives, à son tour le Luxembourg a décidé le confinement des volailles. Le Parisien souligne sur une pleine page de son « Journal de Paris » que 100 000 masques seront distribués aux policiers parisiens, d’ici le début de la semaine prochaine. Parallèlement, « la préfecture s’est dotée hier d’un ‘référent grippe aviaire’(…) chargé de la coordination des moyens si la maladie se développe à Paris ». La mairie de son côté a mentionné « l’achat de 4 millions de masques pour le personnel municipal », ajoute le quotidien.
- De précaution en précaution
(Le Figaro, Libération, Le Monde, Le Parisien, La Croix, France-Soir, Le Quotidien du Médecin –26 octobre 2005, communiqué Commission européenne, quotimed.com –25 octobre 2005, LeMonde.fr –25 et 26 octobre 2005, communiqué OMS - 24 octobre 2005, communiqués OIE)
Tandis qu’hier le confinement des volailles est entré en vigueur en Suisse, en France le ministre de l’Agriculture a annoncé le confinement des élevages de plein air de volailles dans 21 départements, ceux « présentant un risque particulier de contact avec les oiseaux migrateurs », ceci jusqu’au 1er décembre. Par ailleurs, le rassemblement d'oiseaux vivants dans les foires, marchés et expositions est suspendu sur l'ensemble du territoire. L'ensemble des mesures est défini dans un arrêté publié au Journal officiel (http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRG0502385A ). La Commission européenne a décidé un embargo jusqu'au 30 novembre sur les importations d’« oiseaux captifs commerciaux » en provenance du reste du monde, comme l’avait demandé le Royaume-Uni. Elle a également interdit les importations de volailles et d'oiseaux vivants en provenance de Croatie (après ceux venant de Roumanie, de Russie, de Turquie). D’autre part, elle s’apprête à publier une recommandation déconseillant la consommation d'œufs crus et incitant les consommateurs à bien cuire la viande de volaille pour éviter tout risque de contamination.
- Urgence de juguler l’épizootie
(Le Monde, La Croix, La Tribune, France-Soir, Le Parisien, Libération –25 octobre 2005, Quotimed.com –24 octobre 2005
Dans un entretien au Monde, David Nabarro, coordinateur des agences des Nations unies concernées par l’épizootie, indique que «l’urgence sanitaire mondiale est de juguler la maladie chez les animaux». Il estime maintenant à 180 millions de dollars les sommes nécessaires, évaluées dans un premier temps à 100 millions par la FAO, et souligne que cette agence n’a toujours réuni pour l’instant que 30 millions. Il faudrait trouver «150 millions de dollars dans les quatre semaines». De plus, il sera maintenant «très difficile d’obtenir l’éradication planétaire de la grippe aviaire», le virus qu’on a laissé sévir en Asie ayant atteint les oiseaux sauvages. La Tribune détaille sur une pleine page les mesures prises dans différents pays d’Europe pour lutter contre la menace d’une éventuelle pandémie. La Commission européenne serait favorable à l’embargo sur les oiseaux sauvages de compagnie demandé par le Royaume-Uni, et cette mesure pourrait être prise dès aujourd’hui. Les quotidiens notent par ailleurs la mise en place par le Centre d’information sur les viandes (Civ) d’un site internet (http://www.civ-viande.org/) et d’un numéro vert (0800292 292) pour renseigner les consommateurs et apaiser leurs inquiétudes.
- Epizootie de grippe aviaire
(Le Figaro, Libération, France-Soir, International Herald Tribune, The Independent –24 octobre 2005, Le Monde –23/24 octobre 2005, Le Figaro, Libération –22/23 octobre 2005, Le Parisien, France-Soir –22 octobre 2005, Afssa.fr)
A l’issue de leur réunion à Londres, les ministres européens de la Santé ont reconnu qu'il fallait améliorer la coordination de leurs efforts pour se préparer à une éventuelle pandémie. Par ailleurs ils se sont efforcés de rassurer la population rappelant que la grippe aviaire était une maladie qui concernait les animaux et non pas les humains. En Grande-Bretagne, un perroquet importé du Surinam est mort la semaine dernière en quarantaine, et il a été confirmé qu’il avait été victime du virus H5N1. Tous les oiseaux de la quarantaine ont été abattus, dont ceux en provenance de Taïwan qui pourraient avoir contaminé le perroquet. La Grande-Bretagne a demandé «un embargo européen sur les importations d’oiseaux sauvages en provenance du reste du monde», demande sur laquelle la Commission doit statuer mardi. Des mesures draconiennes d’abattage de volaille et d’interdiction d’importations sont prises dans de nombreux pays.
- Le plan pharmacien en cas de grippe aviaire transmise à l’homme
(Communiqué Ordre national des pharmaciens –20 octobre 2005)
Le plan gouvernemental, préparé dans l’éventualité d’une pandémie de grippe aviaire transmise à l’homme, précise le rôle des pharmaciens. Aujourd’hui, le dispositif prévoit de contrôler l’éventuel développement de la maladie en assurant une prise en charge au domicile du malade avec des mesures de précaution (masques filtrants) et un traitement par le Tamiflu®. Est également prévu de mettre en œuvre une vaccination de la population, dès que le vaccin sera disponible. Le Gouvernement a commencé à réaliser des stocks de masques et de Tamiflu®. Restera, en cas d’alerte, à assurer leur distribution aux malades et aux professionnels de santé. Dans l’éventualité d’une pandémie, la dispensation du Tamiflu® sera effectuée gratuitement dans un conditionnement adapté. Il s’agira de boîtes de 5 comprimés sécables, dosés à 30 mg (et non de blisters comme dans le classique conditionnement), ce qui permettra d’adapter le dosage (30, 45, 60 et 75 mg).Toute la chaîne pharmaceutique sera engagée dans la dispensation. Les officines seront approvisionnées par l’ensemble des agences de distribution. Ce processus particulier va faire l’objet d’une convention entre les répartiteurs et le ministère. En amont et pour assurer l’approvisionnement des grossistes, un appel d’offres va être lancé auprès des dépositaires d’ici à fin 2005 pour une mise en œuvre au 1ersemestre2006. L’objectif est de stocker les produits sur un nombre restreint de sites. Ces mêmes dépositaires auront en charge les livraisons aux hôpitaux (masques et médicaments). Si l’alerte est donnée, les répartiteurs –rapidement livrés par les dépositaires –fourniront une dotation de base aux officinaux. Pour renouveler leurs stocks, les pharmaciens devront ensuite adresser leur commande par fax à leur grossiste. Ces commandes pourront faire l’objet d’un contrôle a posteriori par les DDASS pour vérifier qu’il n’y ait pas de constitution de stocks non utilisés.
- 21 octobre
On assiste à un renforcement des mesures prophylactiques, l’Autriche ayant à son tour imposé l’enfermement des volailles.
- Pour l’Afssa, les mesures actuelles sont adaptées à la situation
(Communiqué FAO, Quotimed.com –19 octobre 2005, Le Figaro, Libération, France-Soir, Le Parisien, Le Quotidien du Médecin, LeMonde.fr –20 octobre 2005)
L’apparition de la grippe aviaire en Russie a conduit l’Allemagne et les Pays-Bas à décréter «l’isolement des volailles sur l’ensemble du territoire. Ce n’est pas le cas en France, où l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ne recommande, dans l’immédiat, ni la claustration des volailles plein air, ni l’interdiction de la chasse, dans son avis relatif à la grippe aviaire rendu public hier (http://www.afssa.fr/ftp/afssa/SA2005sa0318.pdf ). L’Afssa estime notamment que le risque d’introduction direct par l’avifaune et, en particulier, par les oiseaux migrateurs sur le territoire national à partir des foyers roumains, turcs ou d’éventuels foyers futurs de la même zone géographique, est actuellement négligeable. L’Agence indique que les mesures d’interdiction d’importation d’oiseaux et de leurs produits en provenance des zones infectées prises au plan communautaire et en vigueur en France, sont parfaitement adaptées à la situation présente, et que l’ensemble des mesures vétérinaires prises au plan national sont pertinentes.
- «Vers une lutte mondiale contre la grippe aviaire»
(Le Figaro, Libération, Le Monde, Le Parisien, La Croix, France-Soir, Le Quotidien du Médecin –19 octobre 2005, Quotimed.com, Libération.fr –18 octobre 2005, Afssa.fr)
Réunis hier à Luxembourg les ministres des affaires étrangères de l’UE ont appelé à une coordination internationale pour faire face à la menace que constitue le virus H5N1, chaque pays ayant jusqu’à présent «réagi dans le désordre et sans aucune concertation avec ses voisins». Un appel à la mobilisation financière a été lancé pour aider les pays n’ayant pas les moyens de faire face, tels ceux d’Afrique qui pourraient être touchés en raison des déplacements migratoires des oiseaux sauvages. Prochaine réunion, celle des ministres européens de la Santé demain à Londres. En France, «une mission parlementaire sur la grippe aviaire va débuter ses travaux à partir d’aujourd’hui», et le Premier ministre a annoncé qu'il réunirait la semaine prochaine l'ensemble des groupes parlementaires pour faire le point sur la grippe aviaire. Par ailleurs, «l’Allemagne a étendu une mesure d’enfermement des volailles dans toutes les zones à risque du pays», indique Libération.
Les quotidiens soulignent par ailleurs l’inquiétude des volaillers français, notamment une chute de 20% de la vente de poulets entiers a été observée depuis une semaine à Rungis. Dans son évaluation du risque encouru par l’homme lié à la consommation de viande de volaille infectée virus H5N1, formulée en 2002, et qui vient d’être remise en ligne, l’Afssa souligne que le risque de contamination de l’homme par des viandes infectées, doit être considéré comme faible, voire négligeable. D’une part, à des températures supérieures à 60° C, l’infectiosité des virus est détruite très rapidement (ex : 100°C durant 1 mn). D’autre part, dans l’éventualité d’ingestion de viande de volaille contaminée et crue, le virus serait détruit par le pH acide au niveau de l’estomac. L’Afssa souligne de plus que l’homme se contamine par la voie respiratoire. La publication des recommandations formelles de l'Agence a été repoussée à aujourd’hui.
- «La grippe aviaire progresse en Europe»
(Le Figaro, Libération, Le Monde, La Croix, Le Parisien, Les Echos, France-Soir, Financial Times, International Herald Tribune –18 octobre 2005, quotimed.com, Jim.fr –17 octobre 2005)
La propagation du virus H5N1 dans les populations de volailles de nouvelles régions est préoccupante car elle augmente la possibilité que de nouveaux cas humains se produisent, a indiqué l’OMS. «Les pays développés se mobilisent pour prévoir l’imprévisible», souligne notamment La Croix dans un dossier de 3 pages. La Commission européenne a réitéré hier son appel aux Etats membres pour qu’ils augmentent leurs stocks d’antiviraux, jugés insuffisants. Elle souhaite «une couverture de 25% de la population conformément aux recommandations de l’OMS», notent les quotidiens. Didier Houssin annonce dans Le Monde de nouvelles mesures préventives, évoquant en particulier «des pourparlers en vue de la constitution d’un stock de Relenza®», un autre antiviral qui a démontré une efficacité contre le virus de la grippe, le virus H5N1 pouvant devenir résistant au Tamiflu®.
- «La grippe aviaire progresse, l’inquiétude aussi»
(La Croix, Le Figaro, Libération, Le Parisien, International Herald Tribune, Les Echos, La Tribune –17 octobre 2005, Le Monde –16/17 octobre 2005, Le Journal du Dimanche –16 octobre 2005Le Figaro, Libération –15/16 octobre 2005, Le Monde, Le Parisien, France-Soir –15 octobre 2005, Nature on-line, Quotimed.com –14 octobre 2005)
La crainte d’une pandémie humaine est en effet montée d’un cran avec la confirmation samedi du virus H5N1 chez des volailles en Roumanie En France, lors d’une réunion interministérielle organisée vendredi, le gouvernement a demandé «de ne pas céder à la panique». Plusieurs mesures ont été annoncées qui viendront renforcer «le plan de lutte contre une pandémie grippale», telles que le renforcement de la surveillance des oiseaux migrateurs et du dépistage des volailles domestiques. L’Afssa va actualiser ses recommandations aujourd’hui. L’Europe augmente sa mobilisation. Samedi le président de la Commission européenne a indiqué que l’Union «va prendre des mesures plus radicales». La grippe aviaire devrait être évoquée mardi à l’occasion d’une réunion des ministres des Affaires étrangères prévue de longue date, et une réunion informelle des ministres de la Santé se tiendra jeudi et vendredi au Royaume-Uni. Mercredi le commissaire européen à la Santé doit présenter un exercice de simulation «visant à tester la capacité de l’UE à répondre à une pandémie».
- Des cas de grippe aviaire confirmés en Roumanie et en Turquie
(Lemonde.fr, Communiqué Commission Européenne, communiqué CHMP, Eurosurveillance.org, quotimed.com –13 octobre 2005, International Herald Tribune, Financial Times, Wall Street Journal Europe, Libération, Le Figaro, La Tribune, Les Echos, Le Monde, Le Parisien, La Croix, France-Soir –14 octobre 2005)
Contrairement à ce qui avait été annoncé hier suite à des premiers tests négatifs, des experts européens ont confirmé la présence du virus de la grippe aviaire dans des échantillons prélevés sur un canard et un poulet du delta du Danube. La Commission européenne a décidé en urgence d’interdire l’importation de produits aviaires en provenance de Roumanie. On ne sait toutefois pas encore s’il s’agit du virus de la grippe aviaire circulant en Asie du Sud-Est. Libération, qui consacre 3 pages au sujet, rappelle que «le gouvernement français affine ce matin son plan d’action en cas d’épidémie». Le comité des produits médicaux à usage humain (CHMP) de l’EMEA a, lors de sa réunion mensuelle, indiqué qu’il s’engage à accélérer l’évaluation scientifique des dossiers de demandes de conseil scientifique et d’autorisation de mise sur le marché pour des vaccins contre une grippe pandémique.
- «Pas de grippe aviaire en Roumanie»
(Le Figaro, Libération, Le Parisien, quotimed.com –12 octobre)
Alors que les tests réalisés après la mort de 3 canards dans le delta du Danube se sont révélés négatifs, Le Quotidien du Médecin rappelle notamment que Dominique de Villepin réunit vendredi les ministres concernés par le plan Pandémie grippale, et Le Parisien revient sur les «changements de comportement en France, parfois irrationnels» qui conduisent à une diminution de la consommation de volaille.
- «Interdiction de toutes les importations d’oiseaux vivants et de plumes de Turquie»
(Le Monde, Le Quotidien du Médecin, Le Parisien, Le Figaro, La Croix –11 octobre 2005)
La Commission européenne a adopté en urgence «une procédure d’interdiction de toutes les importations d’oiseaux vivants et de plumes de Turquie», soulignent Le Quotidien du Médecin et Le Figaro qui rappellent les contaminations aviaires survenues en Roumanie et en Turquie, pour lesquelles on attend la confirmation de l’implication du virus H5N1. Le Monde indique sur une pleine page que «la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture) annonce une surveillance mondiale de la grippe aviaire». Pour le chef de ses services vétérinaires, «il n’est plus possible de douter du rôle des oiseaux migrateurs» dans la propagation du virus H5N1. La FAO a donc décidé «de financer un programme visant à améliorer la surveillance des oiseaux», investissant 2 millions de dollars. Sur une page, Le Parisien souligne «l’inquiétude» face à la grippe aviaire, précisant que «Dominique de Villepin réunit vendredi les deux ministres concernés par le plan Grippe aviaire», et ajoutant que «les Français commencent à s’inquiéter. Ils mangent moins de poulet et se ruent dans les pharmacies».
- Les autorités sont en alerte
(International Herald Tribune, Financial Times, Wall Street Journal Europe, , Le Figaro, France-Soir, La Croix, Libération, Le Figaro économie, La Libre Belgique - 11 octobre 2005, quotimed.com –10 octobre 2005)
Les quotidiens reviennent sur l’arrivée en Roumanie et en Turquie de la grippe aviaire, soulignant notamment, que «les autorités sanitaires internationales sont en alerte», et les mesures prises dans les 2 pays telles qu’abattage des volailles, quarantaine, vaccination des personnes contre la grippe hivernale en Roumanie. Les premiers résultats de laboratoire ont isolé le virus de la grippe aviaire parmi des volailles d’une province du nord-ouest de la Turquie, souligne France-Soir, aussi «la Commission européenne va adopter par une procédure d’urgence une décision d’interdire toutes les importations d’oiseaux vivants et de plumes de Turquie». La Commission attend mercredi pour prendre éventuellement des décisions vis-à-vis de la Roumanie, les résultats confirmant ou non la présence de virus H5N1 étant attendus pour ce jour-là. Certains pays ont sans attendre interdit les importations de volaille en provenance de Roumanie et/ou de Turquie, tels que la Suisse, la Pologne, la Grèce et la Hongrie. Le directeur de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux souligne que le plus grand risque de grippe aviaire pourrait venir, non pas des oiseaux migrateurs, mais du commerce des oiseaux. Il préconise «l’interdiction du commerce de tous les oiseaux capturés dans la nature» et de donner les moyens nécessaires au contrôle du commerce et à la lutte contre le trafic d’animaux.
- La grippe aviaire en Europe
(Le Figaro, Le Parisien, Libération, France-Soir, La Croix, Les Echos, Wall Street Journal Europe, International Herald Tribune –10 octobre 2005, Le Journal du Dimanche –9 octobre 2005, Le Parisien, France-Soir –8 octobre 2005)
La Roumanie et la Turquie sont touchées par la grippe aviaire, et le virus aurait été apporté par des oiseaux migrateurs. Plusieurs mesures ont été prises telles que l’enfermement des volailles et la vaccination antigrippale des habitants. En France, le gouvernement a demandé à l’Afssa, qui avait précédemment évalué le risque d’expansion de l’épizootie vers la France comme faible en raison de l’absence de flux migratoires habituels d’Est en Ouest, de «mener une enquête sur la possibilité que les volailles roumaines aient bien été contaminées par le virus H5N1».
- 7 octobre
Le Monde revient sur l’état d’avancement du plan de lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire sur lequel Xavier Bertrand a fait le point hier devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Le quotidien précise notamment que le financement des mesures (stocks de masques, d’antiviraux) sera assuré par la Cnam.
- Plan français de lutte contre la grippe aviaire
(Le Parisien –6 octobre)
Xavier Bertrand a fait hier devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale le point sur l’état d’avancement du plan de lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire. La commande de masques de protection «devrait passer de 50 millions à 200 millions» d’ici début 2006, avec des chaînes de production en France. Avant la fin de l’année, «13,8 millions de doses d’antiviraux Tamiflu® et Relenza®» seront commandées. «600 millions d’euros», hors achat de vaccins, seront «affectés à la prévention» d’une pandémie.
- Lutte contre la grippe aviaire
(Le Figaro économie, Le Quotidien du Médecin, Le Parisien –5 octobre 2005, Quotimed.com –4 octobre 2005)
Le Quotidien du Médecin indique qu’«une mission d’information parlementaire sur la grippe aviaire a été créée mardi par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale». Dans Le Figaro économie, le ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau souligne que «nous sommes au stade d’alerte maximum en matière de protection aviaire», avec notamment un contrôle strict des importations pour éviter l’entrée de volailles en provenance d’Asie du Sud-Est. Par ailleurs, note Le Quotidien du Médecin, Le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l'OMS a félicité la France pour son engagement dans la lutte contre la grippe aviaire. Il a été sensible en particulier «à la promesse d'aider les pays en développement à former du personnel» faite par jacques Chirac. Aux USA, George Bush «a assuré hier que les autorités se préparaient à faire face à une possible épidémie de grippe aviaire», signale Libération.
- 3 octobre
Le Dr David Nabarro, l’un des principaux experts de l’OMS dans le domaine de la santé publique, a été nommé par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies pour diriger la coordination de l’action des Nations Unies contre la grippe aviaire et une éventuelle pandémie de grippe humaine (Communiqué OMS).
- Grippe aviaire: la France va s’entraîner
(Libération, Les Echos - 30 septembre 2005)
Libération annonce que Didier Houssin, nommé délégué interministériel contre la grippe aviaire, a rencontré les préfets hier et a évoqué l’organisation d’exercices sur ce sujet. Le premier se tiendra en novembre en Bretagne. Par ailleurs, Les Echos mentionnent que le PLFSS 2006 prévoit que les crédits du plan de protection contre la grippe aviaire passeront de 62 à 175 millions d’euros en 2006 afin de financer la mise en réserve de masques, de vaccins et de médicaments antiviraux.
- «Grippe aviaire: aider le Sud pour protéger le Nord»
(Le Monde –30 septembre 2005)
Dans une analyse, le journaliste Jean-Yves Nau développe dans Le Monde le point de vue exprimé précédemment par Jacques Diouf, directeur général de la FAO (Le Figaro - 28 septembre 2005), la nécessité de lutter contre le virus à sa source, chez les animaux. Il souligne ainsi que l’épizootie due au virus H5N1, qui sévit dans une douzaine de pays asiatiques, «met en lumière les étroites limites de