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Octobre 2005

Communiqué FSPF : PLFSS 2006 et mesures d’économies génériques… suite

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France s’oppose à la généralisation du principe d’un TFR dès 24 mois

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) «s’oppose fermement» aux mesures réglementaires présentées, le 12 octobre dernier, par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, pour atteindre l’économie supplémentaire de «650 millions d’euros», prévue dans le PLFSS, sur le marché des génériques. Pour le syndicat, «les mesures annoncées, et tout particulièrement l’application d’un TFR généralisé différé à 24 mois, revient à faire financer plus de 50 % de l’économie attendue par les seuls pharmaciens d’officine, alors que leur part dans la composition du prix des médicaments est de moins de 25 %». «Est-ce comme cela que le gouvernement remercie une profession qui a participé activement à tous les efforts qui lui ont été demandés dans le cadre des plans de redressement successifs des comptes de l’assurance maladie», demandent les responsables du syndicat, soulignant que le pharmacien est un «acteur social par son offre de tiers payant quasi-généralisé qui solvabilise l’accès aux soins des patients» «liquidateur quasi-bénévole pour le compte de l’assurance maladie des dossiers de remboursement par le développement actif de Sesam-Vitale» ; «prescripteur d’économies par le développement des médicaments génériques ayant permis à l’assurance maladie d’engranger plus d’un milliard d’euros sur les trois dernières années» ; «éducateur de comportement des patients par la répétition des messages aux 4 millions de personnes qu’ils reçoivent au quotidien en leur expliquant qu’ils peuvent être soignés aussi bien pour moins cher» ; «acteur de santé de proximité qui n’a jamais fait défaut lors des dernières graves crises sanitaires que la Nation a traversées, canicule en particulier» ; et «acteur fidèle et incontournable de la permanence des soins malgré des honoraires de garde non réévalués depuis 20 ans». «Avant-dernier poste des dépenses d’assurance maladie», les pharmaciens «ont montré qu’ils savaient se mobiliser, et évoluer», poursuivent-ils. «Les neutraliser par l’application injuste d’un TFR, généralisé ou pas, différé ou non, dans les groupes génériques très substitués ou dans les groupes moins substitués, revient à faire faire à la chaîne du médicament un bond de 5 ans en arrière, à l’époque où la prescription en volume se générait dans les cabinets médicaux et les prix dans les cabinets ministériels, avec les performances que l’on connaît»… Aussi la FSPF a décidé de «réunir les présidents des syndicats départementaux en assemblée générale extraordinaire, le 20 octobre prochain. Cette instance se penchera sur la stratégie à mettre en œuvre pour la défense du réseau et le maintien de l’emploi qu’elle génère».

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