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Octobre 2005

Communiqué GEMME : PLFSS 2006 et mesures d’économies sur les génériques

«D’autres solutions sont possibles et les négociations doivent être poursuivies», pour les génériqueurs

Les membres de l’association GEMME, regroupant l’intégralité des laboratoires exploitant de médicaments génériques en France, ayant pris connaissance des orientations ministérielles sur la politique générique, exprimées le 12 octobre 2005 par le ministre de la Santé, considèrent que ces mesures, «par leur ampleur, portent un risque élevé de déstabilisation de la très bonne dynamique des ventes de médicaments génériques en France». Les baisses de prix projetées «représentent un montant de plus de 200 M€, soit une valeur quatre fois supérieure à la rentabilité nette des industriels, fragilisant considérablement leurs capacités de développement et parfois même d’existence». D’un point de vue strictement technique, il est par ailleurs «impossible d’appliquer ces baisses dans un délai court, amenant nécessairement un ajustement de calendrier», précisent-ils. Sur le volet annoncé du TFR, le GEMME rappelle son «hostilité» à ce mécanisme «qui prive les médicaments génériques de leur attractivité économique aux yeux des patients et des médecins». L’ensemble des médicaments princeps comme génériques se situant à un prix identique, le patient n’est pas responsabilisé à adopter un comportement citoyen. Le GEMME souhaite que, pour un montant d’économies égales, des pistes d’économies alternatives soient étudiées dans le cadre du Comité de suivi des génériques, organe créé à l’initiative du ministre de la Santé en juillet 2004 et où siègent l’intégralité des organismes privés et publics concernés.

Parmi les pistes alternatives au TFR, celle d’une «plus grande part de prescription de médicaments de marque, mais possédant des génériques disponibles, doit être explorée».

A titre indicatif, une prescription par les médecins de Zocor® (Simvastatine), en lieu et place de 20 % des prescriptions des autres spécialités de cette classe (les statines), aurait procuré une économie de 14 M€ en 4 mois à l’assurance maladie. «Cette mesure d’économie sanitaire aurait l’intérêt de ne pas nuire à l’économie fragile des laboratoires de médicaments génériques et à celle des pharmaciens, principaux moteurs du développement des médicaments génériques depuis plus de 6 ans».

Le GEMME demande que ces mesures alternatives, ainsi que les modalités de mise en œuvre des mesures annoncées, soient étudiées «en étroite collaboration avec les acteurs concernés». Il rappelle avoir rempli l’intégralité de ses engagements au titre du contrat passé avec les pouvoirs publics en juillet 2004 (Plan médicament 2004-2007) et s’alarme que 40 % (650 M€) des économies du volet médicament du PLFSS 2006 portent sur les 14 % du marché représenté par les médicaments génériques et leurs princeps (Répertoire).

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