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Septembre 2005

Une première Journée nationale pour la prostate

AfficheEn vue de sensibiliser les professionnels de santé et le grand public à la cause de la pathologie prostatique, l’Association française d’urologie (AFU) organise, le 15 septembre prochain, une première Journée nationale de la Prostate.

Sujet de santé publique encore tabou, la prostate souffre d’une méconnaissance totale de ses pathologies et de leurs traitements. Face à l’urgente nécessité de pallier les représentations trop souvent erronées de cet organe de l’appareil génital masculin (dégénérescence, perte de la virilité), l’Association française d’urologie (AFU) a décidé de prendre part à la première Journée européenne de la Prostate, qui doit avoir le lieu le 15 septembre prochain. A travers cette démarche, l’objectif est de démystifier une affection qui touche plus de 40 000 hommes, chaque année, en France.

Cette pathologie, associée aux affections qui lui sont apparentées (l’adénome de la prostate, la prostatite, le cancer de la prostate) entraîne la mort de près de 10 00 hommes tous les ans. Un chiffre relativement élevé d’autant qu’un dépistage préventif annuel du cancer de la prostate chez les hommes de 50 à 75 ans, grâce à deux examens simples (le dosage du PSA et le toucher rectal), permettrait de guérir 95 % de ces tumeurs. Comme le souligne le professeur Emmanuel Chartier-Kastler, secrétaire général de l’Association française d’urologie, « la démarche ne doit pourtant pas se limiter exclusivement au lancement d’un message de prévention contre le cancer. Il s’agit avant tout d’informer les hommes sur la prostate, de manière à ce qu’ils apprennent à connaître ses fonctions et à reconnaître ses pathologies ».

A l’occasion de cette première journée nationale, les urologues feront le point sur les fonctionnements et les dysfonctionnements de cet organe, sur l’état de la recherche, mais également sur tous les traitements efficaces proposés aux patients. Pour une plus grande visibilité, l’AFU compte sur la diffusion d’une étude qualitative « Krisis », spécialement commandée à l’Institut Ipsos dans le cadre de cette journée. Cette analyse aura pour ambition de comprendre la perception que les hommes ont de la prostate, de mieux cerner leurs craintes, et de mieux cibler leur demande d’informations.

Jonathan Icart
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