L’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (Opeps) s’attaque à la maladie d’Alzheimer
L’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (Opeps) a présenté, hier matin, les conclusions de son dernier rapport sur la maladie d’Alzheimer. Destinée à promouvoir une détection plus rapide de cette pathologie tout en dédramatisant le vécu d’une affection particulièrement handicapante, cette étude fait la lumière sur les différentes manières de lutter contre ce fléau.
Caractérisée par une détérioration progressive des facultés cognitives liée à un phénomène de dégénérescence des neurones, la maladie d’Alzheimer touche près de 855000 personnes en France. Inscrite en seizième position sur la liste des maladies longue durée, cette pathologie, associée aux affections qui lui sont apparentées, est à l’origine de 225000 nouveaux cas chaque année. En vue d’améliorer la précocité du diagnostic, l’aide aux familles, et la promotion de la recherche, l’office parlementaire d’évaluation des politiques de santé vient de publier un rapport visant à mieux appréhender les aléas de cette maladie. Pour ce faire, un certain nombre de mesures, au rang desquelles figurent le développement d’une politique de prévention à même d’améliorer l’image de la maladie auprès de la population, la mobilisation de fonds pour l’emploi en institution et/ou à domicile, et la mise en place d’une prise en charge spécifique de cette pathologie à travers la nomination d’un interlocuteur unique chargé de coordonner l’ensemble des soins (NDLR: le case manager), ont été prises. Par ailleurs, les recommandations de ce rapport prévoient également de conforter l’offre soins de façon à ce que les consultations de mémoire de proximité (CMP), les spécialistes, et les centres de mémoire de ressources et de recherche (CMRR) puissent jouer pleinement leur rôle dans des délais raisonnables. En outre, les conclusions de cette étude faciliteront la promotion des structures d’accueils de jours et des hébergements temporaires au moyen d’aides spécifiques et d’une tarification plus incitative. Contrairement aux idées reçues, le syndrome Alzheimer n’est pas le lot exclusif des personnes très âgées et devrait toucher, selon les estimations, plus de 1250000 personnes à l’orée de l’année 2020.