Communiqué : Le G5, pour un démarrage rapide des pôles de compétitivité dans le domaine de la santé
Le gouvernement vient de sélectionner des pôles de compétitivité dans le domaine de la santé, notamment en Ile-de-France, en Midi-Pyrénées et en Rhône-Alpes. «Ces pôles ont reçu leur label grâce à la participation active du G5», se félicitent les responsables de ce dernier dans un communiqué. Ces derniers, dès à présent, s’engagent «dans leur mise en œuvre concrète et rapide sur le terrain, avec l’ambition de leur assurer un leadership et une dimension internationale, en particulier grâce au renforcement des partenariats de recherche public privé».
- Sanofi Aventis, Ipsen et Servier, présents en Ile-de-France, sont des acteurs majeurs du pôle Meditech Santé dont l’objectif est de devenir d’ici à 2010 l’un des premiers centres de recherche, d’excellence européenne, dans le domaine de la santé, en particulier pour lutter contre les pathologies du système nerveux, le cancer et les maladies infectieuses, et développer de nouvelles technologies à visée diagnostique et thérapeutique. Jean-Claude Muller, senior vice-président en charge de l’administration et des ressources de la direction scientifique et médicale de Sanofi Aventis présidera le pôle Meditech Santé.
- Sanofi Aventis et Pierre Fabre, présents dans le Sud-Ouest, sont des acteurs majeurs du pôle Cancer–Bio-Santé de Midi-Pyrénées, qui sera construit sur l’ancien site AZF. Son objectif est de devenir l’un des plus grands espaces européens dédié à la lutte contre le cancer, avec notamment un pôle clinique de dimension internationale et le développement d’approches innovantes en nanobiotechnologie.
- Enfin Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi Aventis, présent en Rhône-Alpes, est avec Mérial et bioMérieux, l’un des acteurs majeurs de Lyon Biopôle, dont l’objectif est de conforter et de renforcer Lyon comme l’un des leaders mondiaux en infectiologie, dans les domaines du vaccin et du diagnostic.
Les entreprises du G5 participeront donc «activement aux orientations stratégiques des pôles, à la coordination des actions locales et à l’animation, en s’engageant dans les structures de gouvernance respective pour chaque pôle. Ce pilotage renforcera leur participation et leur engagement régionaux déjà forts: les laboratoires du G5, qui sont fortement représentés dans ces trois régions, totalisent déjà plus de 40 000 emplois en France, et ont investi en R&D plus de 4,7 milliards d’euros dans le monde, soit les trois quarts des dépenses réalisées par le secteur dans l’Hexagone en 2004». Pour le G5, «la création de ces pôles de compétitivité est d’abord un élément déterminant pour permettre de grandes découvertes scientifiques et technologiques qui amélioreront la santé humaine au bénéfice de chaque patient. Leur création favorisera ensuite le maintien des centres de recherche existants sur le territoire national, et sera un paramètre certain d’attractivité du territoire français pour les entreprises actives en recherche et les chercheurs étrangers. Elle constituera également un environnement extrêmement propice au développement des PME et des start-up. Elle contribuera enfin de façon significative à la croissance et à la création d‘emplois, en favorisantl’économie de la connaissance». Pour Jean-Luc Bélingard, président d’Ipsen et porte parole du G5, «la création de ces pôles marque une étape cruciale dans le partenariat public privé avec le passage d’une cohabitation des acteurs à une véritable synergie, condition essentielle pour gagner la bataille de la recherche dans le secteur, stratégique pour la France, des sciences de la vie ».
A propos du G5
Ipsen, Fournier, Pierre Fabre, Sanofi Aventis et Servier constituent le G5. Ces entreprises dont les centres de décision sont sur le territoire français, maîtrisent l’ensemble des métiers du médicament, sont compétitives à l’international, et ont fait de l’effort de recherche une priorité. Le G5 a un poids majeur dans l’industrie du médicament en France avec en 2004 un CA total de 30 439 millions d’euros, dont 26,04% réalisés en France, un investissement en Recherche & Développement de plus de 4,7 milliards d’euros dans le monde, et un effectif de plus de 42 000 salariés sur près de 130 000 dans le monde.