Actualité publiée sur le site
Juin 2005

Les molécules d'origine française, issues des biotechnologies,
encore trop peu nombreuses

Le Leem vient de publier une 1ère étude montrant la part encore trop peu importante des biomédicaments en France en 2004. Pour disposer d'une photographie claire de ce que les biomédicaments, médicaments issus du vivant et produits par génie génétique, représentent aujourd'hui dans l'arsenal thérapeutique à disposition des patients français, le Comité biotechnologies du Leem a conduit une étude dont il vient de publier les résultats.  

- En 2004, 90 biomédicaments étaient à la disposition des patients français. Des produits variés, allant de l'insuline recombinante dans les traitements du diabète aux anticorps monoclonaux ou aux récepteurs solubles dans les traitements de maladies articulaires graves, en passant par l'érythropoïétine, qui permet de traiter les anémies dans l'insuffisance rénale ou les cancers. 75 % de ces médicaments ont été mis sur le marché dans les dix dernières années. Et, depuis le lancement en 1984 du premier biomédicament en France (une insuline recombinante), l'arrivée des nouveaux produits se poursuit à un rythme soutenu. Les biomédicaments ont ainsi représenté une part croissante de l'innovation thérapeutique, représentant sur les quatre dernières années entre 30 et 40 % des nouvelles molécules. Prés de 60% de ces produits sont d'origine américaine (découverte et détention du brevet d'origine). Le Danemark et la Suisse suivent avec 10 % chacun, la France arrive au 4ème rang. 

- La nature de traitement de pointe d'une large majorité de ces médicaments est corroborée par l'analyse de leur mode de prescription et de leur évaluation. 63 % des biomédicaments sont prescrits pour la première fois à l'hôpital, et un tiers est réservé à un usage hospitalier strict. Si l'on exclut insulines et vaccins, 84 % de ces traitements sont délivrés sur prescription hospitalière initiale ou systématique. Enfin sur les 10 biomédicaments qui réalisent les chiffres d'affaires les plus importants, en France, 8 ont obtenu la reconnaissance d'une amélioration du service médical rendu (ASMR) majeure (niveau 1). 

- Médicaments de pointe, traitements ciblés (30 % des biomédicaments traitent des populations de malades très étroites, ou atteints de déficiences génétiques héréditaires), les biomédicaments apportent de plus en plus de solutions innovantes, dans des pathologies souvent lourdes. L'année 2005 devrait permettre de mettre à disposition des malades français 11 nouveaux médicaments produits par génie génétique, dont 4 sont issus d'entreprises françaises.  

Cet état des lieux confirme la réalité du développement de ces thérapies innovantes. Le pôle vaccin français est une source historique de compétence dans la conception et la production de biomédicament. La France est le premier producteur européen de médicament, elle a des atouts et des bases sur lesquelles elle peut développer ses efforts en Recherche et en production biotechnologique de médicament. La vision commune État Industrie des enjeux stratégiques récemment publiée par le Conseil stratégique des industries de santé intègre la reconnaissance des efforts à déployer pour parvenir à mieux positionner la France sur ces produits innovants. Les mesures proposées par le gouvernement dans le cadre d'Initiative Biotech 2005 marquent des étapes nouvelles. La décision notamment de créer le premier site ouvert de production à façon de lots cliniques de biomédicaments répond à un besoin réel et à une proposition des industriels.  

Pour en savoir plus : L'étude « État des lieux, les biomédicaments en France en 2004 » est consultable sur le site du Leem :  www.leem.org 

Rechercher
Dans l'actualité
publiée sur le site