Alcimed : un défi à taille européenne
Forte d'une croissance de son chiffre d'affaires de 30 % en 2004, Alcimed, société de conseil et d'aide à la décision dans les domaines des sciences de la vie et de la chimie, entend développer un conseil à visage européen.
Créée en 1993 par trois ingénieurs de l'Ecole centrale de Paris, Alcimed, initialement spécialisée dans les biotechnologies, a depuis étendu ses activités à la santé, à l'agroalimentaire et à la chimie. Avec succès : en 2004, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 5,2 millions d'euros et vise, pour 2005, un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros.
Le pôle santé, qui a connu un développement important (15 consultants en 2004 contre huit en 2003) a conforté sa place auprès d'institutionnels et de décideurs de taille internationale, avec notamment l'arrivée de client tels que le ministère de la Santé, la Commission européenne, Abbott ou Philips Systèmes médicaux. En outre, la société a renforcé ses compétences en matière de réglementation pharmaceutique européenne et systèmes de santé publique, dans le domaine des génériques, sur les problématiques relatives à la fixation du prix des médicaments, ou aux nouveaux modes de promotion.
Dans le domaine des biotechnologies, Alcimed a participé, dans le cadre de l'appel à projets de pôles de compétitivité, à la rédaction de plusieurs dossiers tels ceux du pôle Innovations thérapeutiques (Alsace BioValley) et de la Cosmetic Valley (Région Centre). Elle également mené, avec le Laboratoire des Biotechnologies et du Fractionnement (LFB), une réflexion dans le cadre de la mise en place de la plate-forme de bioproduction de Toulouse. Elle a par ailleurs tissé des liens avec le ministère de la Recherche, à travers une réflexion sur le financement de l'amorçage qui lui a permis de proposer six mesures dans ce domaine. Sans oublier le segment société, qui a vu arriver de nouveaux clients comme Amgen, le LFB ou Cellectis.
2005 : année européenne
« Notre grand défi 2005, c'est l'Europe ». Cette affirmation de Géraldine Börtlein, cofondatrice d'Alcimed avec Valérie Kniazeff, traduit la volonté de la société de développer un « conseil à visage européen ». « Nous désirons rester européens, participer à la construction de l'Europe. Au-delà, il y a notre volonté de répondre aux demandes de grands groupes qui veulent aborder le marché de l'Union européenne et sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir confier leur mission à des cabinets anglo-saxons. Au programme, figure ainsi l'ouverture de cabinets en Allemagne (Cologne) et en Espagne (Madrid) en septembre 2005, en Suisse début 2006. D'autres développements sont prévus, notamment aux Pays-Bas ».