Actualité publiée sur le site
Avril 2005

Biotechnologies : les fonds levés par les sociétés américaines ont atteint de près de 7 milliards d'euros, soit plus du triple des montants levés en Europe

Présentée le 13 avril 2005 à l'occasion de BioVision, l'étude « Biotechnology in Europe : 2005 Comparative study », réalisée par Critical I pour l'association européenne des Bioindustries, EuropaBio, propose une étude comparative de l'industrie européenne des biotechnologies à travers des données concernant 15 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse) et les Etats-Unis.

Conscient de la nécessité d'une définition unique des biotechnologies comme préalable à toute étude comparative, Critical I n'a inclus dans son analyse que les sociétés européennes et américaines dont l'activité commerciale majeure était tributaire des biotechnologies. Dans ce cadre, à fin 2003, l'Europe et les Etats-Unis comptaient respectivement 1976 et 1830 sociétés de biotechnologie. Si ces chiffres sont comparables, l'ensemble des autres données souligne l'écart entre l'industrie des biotechnologies européenne et son homologue américaine. Les « biotech » américaines emploient ainsi près de deux fois plus de personnes que les « biotech » européennes, pour des investissements en R&D près de trois fois supérieurs. Elles se développent plus rapidement et génèrent plus du double de revenus (42 milliards d'euros contre 19 milliards). En outre, l'étude souligne l'écart des financements de part et d'autre de l'Atlantique : en 2004, les fonds levés par les sociétés de biotechnologie américaines (capital risque, actionnariat) ont atteint de près de 7 milliards d'euros, soit plus du triple des montants levés en Europe. Pour Capital I, cette faiblesse des financements est probablement le principal handicap de l'industrie européenne des biotechnologies. Plus précisément, l'Europe souffre principalement de l'absence d'une véritable infrastructure financière. Pour Johann Vanhemelrijck, secrétaire général d'EuropaBio, « il est crucial que l'Union européenne et, plus précisément, la Banque européenne d'investissement et le Fonds européen d'investissement, reconsidère sa politique de stimulation du marché en investissant dans l'innovation ».  

Jocelyne Rajnchapel-Messaï

L'étude complète peut être consultée à partir de l'adresse suivante : http://www.europabio.org/events/BioVision/CriticalI-%20EB%20press%20release%20130405%20FINAL.doc 

  

Rechercher
Dans l'actualité
publiée sur le site