La journee mondiale du sida consacree aux femmes
Avec trois millions de morts et plus de 40 millions de personnes infectées en 2004, le sida continue de faire des ravages. En raison de la « féminisation » de l’épidémie, la journée mondiale contre la maladie qui aura lieu demain, mercredi 1er décembre, sera cette année consacrée aux femmes.
Ces deux dernières années, le nombre de femmes porteuses du virus a augmenté dans chacune des régions du monde. Aujourd’hui, elles représentent près de la moitié des 39,4 millions d’adultes atteints par la maladie.
En Afrique subsaharienne, la situation devient dramatique. Selon le dernier
rapport d’Onusida, il y aurait, dans cette région, 25,4 millions
de personnes infectées dont 13,3 millions de femmes (soit près
de 60% des adultes de 15 à 49 ans vivant avec le Vih).
A l’instar du continent africain, d’autres régions du globe
sont également touchées par la « féminisation » de
l’épidémie, notamment l’Asie de l’est (Chine
: +56%) ou l’Europe de l’est (Russie, Ukraine : +48%).
En France, 6000 nouveaux cas ont été déclarés au cours de l’année 2004. Ces chiffres publiés par l’institut national de veille sanitaire (l’Invs) le 26 novembre dernier confirment une recrudescence du virus dans notre pays. Au total 97 000 français vivraient avec le VIH dont 29% de femmes. Ces dernières étant, aux yeux des spécialistes, trois fois plus vulnérables que les hommes pour des raisons biologiques et sociales.
Si les dépenses mondiales consacrées au sida ont triplé depuis 2001 (passant de 2,1 à 6,1 milliards de dollars en 2004), entre cinq et six millions de personnes auraient besoin d’un traitement antirétroviral, selon Onusida (seulement 440 000 y avait accès en en juin 2004).
Plus de 20 ans après le déclenchement du sida et 20 millions de morts plus tard, moins de 5% des malades sont sous traitement et aucun vaccin préventif n’est en vue. En 2004, cinq millions de nouvelles personnes ont été infectés par le Vih (dont 650 000 enfants) et près de trois millions sont décédés.