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Juin 2004

Sortie de la réserve hospitalière : Roche anticipe avec CellCept®

Avec la publication, au JO du 16 juin 2004, du décret rétrocession, précisant les critères et les modalités d’inscription des médicaments sur la liste des spécialités autorisées à la rétrocession - elle doit être publiée dans un délai de 6 mois à compter du 16 juin - de nombreux médicaments vont être appelés à sortir de la réserve hospitalière. Ce qui pose le problème, notamment pour les traitements lourds et difficiles (sida, cancer…), de la coordination entre pharmaciens hospitaliers et pharmaciens d’officine pour rendre au patient le meilleur service pharmaceutique possible. Dans ce contexte, la mise en place par Roche d’un dispositif spécifique lors du passage de CellCept® de l’hôpital à la ville est riche d’enseignements.

Anticiper le passage hôpital/ville

CellCept® (mycophénolate mofétil) est un immunosuppresseur indiqué, en association avec la ciclosporine et les corticoïdes, dans la prévention des rejets aigus de greffes rénale, cardiaque ou hépatique. A prise obligatoire tout au long de vie, il est prescrit et dispensé à l’hôpital depuis 1996 et concerne 14 000 patients concentrés dans près de 500 établissement hospitaliers.

Avec la sortie de la réserve hospitalière, à compter du 12 janvier 2004, des deux formes orales (gélules de 250 mg et cachets de 500 mg) de ce traitement, la question s’est posée pour Roche de réussir le passage en ville.

“ Alors qu’il était essentiel d’éviter toute rupture du traitement, nous avons essayé d’anticiper et de répondre aux attentes et aux besoins de chacun des acteurs de santé - cliniciens, pharmaciens hospitaliers et pharmaciens d’officine - pour optimiser la prise en charge du patient ” explicite Stéphane Loze, responsable de l’Unité opérationnelle Anémie/Tranplantation de Roche.

La mise en place du dispositif a débuté 5 semaines avant la sortie de CellCept® de la réserve hospitalière :

Un besoin d’information pour une meilleure prise en charge

Alors que 43 % des pharmaciens de ville ne connaissent pas le nom des médicaments récemment sortis et que 21 % sont informés des sorties de réserve hospitalière par les patients, le dispositif mis en place pour CellCept® est jugé très positivement. Dans une enquête de satisfaction réalisée auprès de 214 des 545 officinaux participants, 82 % des répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits des services offerts par Roche. 77,6 % estiment que la coopération avec l’hospitalier est utile ou très utile et 79 % souhaitent un renouvellement de ce type d’opérations, leur objectif premier étant une meilleure information pour une meilleure prise en charge et satisfaction du patient.
On retrouve une satisfaction similaire côté hôpital : 11 des 13 pharmaciens ayant répondu à l’enquête se déclarent satisfaits. Selon eux, l’opération a permis : d’assurer une continuité des soins, de rassurer les patients sur cette continuité et sur le suivi du traitement, d’optimiser et d’anticiper au mieux la gestion des stocks, d’établir une relation privilégiée avec les officinaux et d’aider à la coordination ville/hôpital.

Un réseau pharmaceutique ville/hôpital

“ Il est essentiel pour les officines de pouvoir travailler avec les hospitaliers et de coordonner leurs actions afin que les médicaments réussissent leur passage en ville ” estime Claude Japhet, président de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). “ Pour cela, l’ensemble des professionnels doit s’organiser en réseau pharmaceutique, avec le patient au cœur du dispositif, et développer une communication cohérente. Cela nécessite une réorganisation des relations laboratoires, pharmacies hospitalières, pharmacies de ville pour une sécurisation de l’ensemble de la chaîne ”.

“ Depuis plusieurs années, nous réfléchissons à un réseau pharmaceutique ville/hôpital au bénéfice du patient et je considère que l’opération menée pour le passage en ville de CellCept® est un succès ” confirme le Pr Gilles Aulagner, président du syndicat des pharmaciens hospitaliers (SNPHPU). “ Mais ce n’est qu’une première expérience ” ajoute-t-il. “ Il faut aller vers un réseau ville/hôpital, organisé centralement, qui permette un meilleur suivi du traitement, une continuité des soins, une observance contrôlée et de qualité, la disponibilité du produit, la prise en charge financière et le libre choix du patient et qui évite les dérives d’utilisation et le nomadisme, source d’iatrogénie. Ceci doit être fait centralement ”.

Jocelyne Rajnchapel-Messaï
Cet article fait suite à la conférence de presse organisée par Roche le 21 juin à Paris.
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