Selon un sondage Ifop pour L'Express et la Mutualité française,
59 % des personnes interrogées se déclarent "prêtes,
personnellement, à accepter une participation au paiement de la consultation
à hauteur, par exemple de 1,5 euro, sans que cette somme soit remboursée".
L'autre option, à savoir une augmentation des cotisations salariales
d'assurance maladie et de mutuelles, ne recueille l'assentiment que de 41 %
des personnes interrogées.
Pour mémoire, le sondage réalisé pour la Cnamts, voici
moins d'un mois, montrait que 44 % des sondés étaient prêts
à accepter une nouvelle hausse du prix des consultations tandis que 22
% estimaient que la Sécurité sociale devrait refuser une nouvelle
hausse en raison des conséquences sur le montant des cotisations sociales.
BAROMETRE L'EXPRESS-MUTUALITE FRANÇAISE-IFOP
:
INTERET DES FRANÇAIS POUR LA SANTE
Deux mois avant le premier tour des élections
présidentielles, l'hebdomadaire souligne que le septième baromètre
L'Express-Mutualité française-Ifop révèle "un
intérêt renforcé" des Français pour les questions
de santé et de protection sociale.
Parmi les priorités mises en avant, 42 % des personnes interrogées,
contre 39 % en février 2001, citent le développement de la recherche
médicale tandis que 41 % d'entre elles placent en tête l'amélioration
du dépistage et de la prévention des maladies ou encore la lutte
contre les abus et les gaspillages dans la santé.
On relèvera également la progression de l'intérêt
des Français pour la maîtrise des dépenses de santé.
Alors que seuls 14 % la mentionnaient au rang de leurs priorités en février
2001, ils sont aujourd'hui 22 %.
Enfin, les médicaments génériques enregistrent des progrès
notables : 42 % des Français, contre 31 % en avril 2001, signalent que
leur médecin leur a déjà indiqué qu'il leur prescrivait
un médicament générique. La progression est équivalente
vis-à-vis des pharmaciens : 55 % des personnes interrogées contre
44 % en avril 2001 précisent que leur pharmacien leur a déjà
proposé la substitution d'un médicament prescrit par leur médecin.
(Source : L'Express - 7 mars 2002)