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Mai 2017

Valbiotis veut prévenir le diabète

Grâce à sa prochaine introduction en Bourse, la société rochelaise Valbiotis entend accélérer le développement de ses compléments santé. Objectif : être la toute première à obtenir une "allégation santé" dans la prévention du diabète de type 2.

Jusqu'à présent, seuls deux compléments alimentaires ont décroché, au niveau européen, une allégation santé de type réduction d'un facteur de risque : Danacol de Danone (2009), et Limicol, des laboratoires Lescuyer (2013). Ce dernier dossier a été porté à l'époque par un certain Sébastien Peltier (en photo). Un an plus tard, celui-ci crée la société Valbiotis, qui ambitionne de décrocher un tel label pour ses produits, et le premier dans l'allégation "prévention du diabète de type II". « Si cette pathologie est irréversible, le pré-diabète, lui, peut être corrigé, souligne Sébastien Peltier, président du directoire de la société rochelaise, à l'occasion d'une conférence de presse à Paris le 16 mai. C'est une très bonne nouvelle pour les systèmes de santé ! »

Cycle de développement court

Le marché colossal du pré-diabète (environ 129 millions d'Européens et de Nord-Américains) n'a encore jamais été adressé par un produit de santé. Valbiotis a d'emblée choisi le créneau du complément alimentaire plutôt que celui du médicament, du fait d'un cycle de développement bien plus court (6 ans environ), en l'absence de phase III requise. Son candidat Valedia®, constitué d'une association brevetée de cinq extraits végétaux alimentaires (Totum-63), ainsi que de vitamines et de minéraux, fait actuellement l'objet d'un essai de phase II en France chez 80 sujets en situation de pré-diabète. En phase I/II, il a démontré sa capacité à réduire le pic de glycémie et la sécrétion d'insuline post-prandiale, et à améliorer significativement l'index de sensibilité à l'insuline.

Un accord commercial dès 2019

Valedia® est déjà disponible commercialement, mais « l'obtention de l'allégation santé va démultiplier la valeur du produit », assure Sébastien Peltier. L'objectif de la société est de déposer un dossier dès 2019 en Europe (puis par la suite en Amérique du Nord), en vue d'une commercialisation en 2020. Des accords commerciaux pourraient être conclus dès le dépôt du dossier. « Nous pouvons licencier nos produits à deux types d'acteurs, dans l'industrie pharmaceutique ou l'agro-alimentaire. Ces derniers se mobilisent de plus en plus pour capter ce marché », observe Philippe Charier, directeur marketing et business développement.

Au moins 10 M€ à lever

En s'introduisant sur Alternext, Valbiotis espère lever environ 10 M€ en milieu de fourchette, montant pouvant être porté à 13,2 M€ en cas d'exercice intégral de la clause d'extension et de l'option de surallocation. La période de souscription court jusqu'au 1er juin. « Nous pourrons ainsi intégrer au sein de la société notre plate-forme technique, ainsi que ceux parmi nos collaborateurs qui travaillent actuellement chez nos partenaires académiques » (CNRS, universités de La Rochelle et de Clermont Auvergne, codétenteurs de la propriété intellectuelle avec Valbiotis), indique Sébastien Peltier. La société compte aussi avancer le développement de ses quatre autres composés. Tous sont également orientés vers la prévention de maladies cardio-métaboliques (stéatohépatite non-alcoolique, obésité, dyslipidémie) : un marché estimé à 150 Mds€, dont les dirigeants de Valbiotis comptent, modestement, capter 5 à 10 %.

Julie Wierzbicki

 

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