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Novembre 2011

Perception du diabète : des lacunes à combler

L'Ifop vient de dévoiler les résultats d'une étude sur la perception du diabète, menée pour le compte de Novo Nordisk. Elle montre que si les Français revendiquent une bonne connaissance globale de la maladie, des progrès restent à faire quant à l'information sur les facteurs de risque et les moyens de prévention.

A quelques jours de la Journée mondiale du diabète (14 novembre), la filiale française du laboratoire danois Novo Nordisk et l'Institut français d'opinion publique (Ifop) ont dévoilé les résultats de leur enquête annuelle sur la connaissance et la perception du diabète (1). Alors que le nombre de diabétiques en France augmente de 5 à 6 % chaque année, on estime que leur nombre franchira la barre des 5 millions en 2020. Une situation qualifiée d' "épidémie silencieuse". « Le diabète ne fait pas parler de lui avant dix ans, période au bout de laquelle les premières complications apparaissent », souligne le Dr Claude Colas, endocrinologue et diabétologue à l'Hôtel Dieu (Paris).

Un dépistage en hausse

Selon Krisja Vermeylen (photo), directrice générale de Novo Nordisk France, « entre 500 et 800 000 Français ignorent qu'ils sont diabétiques ». D'après l'étude Ifop, 92 % des sondés reconnaissent qu'il est possible d'être diabétique sans le savoir. Or à peine un tiers d'entre eux estime avoir un risque élevé de développer un diabète.
70 % des personnes interrogées ont déclaré avoir cherché à savoir si elles étaient personnellement atteintes d'un diabète au moins une fois (suite à une prescription médicale dans la très grande majorité des cas), soit 7 points de plus que lors de la précédente enquête.

Des facteurs de risque mal connus

Par ailleurs, si 82 % des sondés estiment bien connaître le diabète, « tout ce qui relève des facteurs de risque et de la prévention est assez peu connu », souligne Frédéric Dabi, directeur du département Opinion et stratégies de l'Ifop. D'après l'étude, le risque le moins bien connu est celui, pour une femme, de développer un diabète de type 2 à la suite d'un diabète gestationnel. Ce résultat conforte le choix de Novo Nordisk de soutenir une campagne de prévention sur ce thème.
Lancée en mai dernier en Seine-Saint-Denis (2), cette campagne sur la prévention du diabète de type 2 après un diabète gestationnel est aujourd'hui étendue à l'ensemble du territoire national. Cette action s'inscrit dans le cadre du programme "Changing Diabetes" initié par le groupe danois en 2005, qui vise à améliorer la qualité de vie des patients, investir en R&D, prévenir et sensibiliser à la maladie et faire évoluer sa perception , par des actions nationales et internationales.

Julie Wierzbicki

(1) L'étude 2011 a porté sur un échantillon de 1 008 personnes, représentatif de la population française âgée de 40 ans et plus.

(2) L'impact de cette campagne devra être mesuré par une enquête observationnelle en 2012.

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