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Avril 2011

Roche étend la médecine personnalisée à la polyarthrite rhumatoïde

Pionnier de la médecine personnalisée dans le domaine du cancer, Roche développe aujourd'hui cette approche dans d'autres aires thérapeutiques, notamment la rhumatologie.

Les divisions Pharmacie et Diagnostics de la filiale française du laboratoire suisse Roche ont organisé les 8 et 9 avril à Paris les journées « Empreintes ». Au menu : des conférences et des ateliers sur le thème de la médecine personnalisée. Un domaine dans lequel Roche fait figure de pionnier depuis le lancement d'Herceptin® (trastuzumab) dans le traitement du cancer du sein présentant un profil génétique spécifique. Fort de sa double expertise pharmacie et diagnostic au sein du même groupe, le laboratoire veut aujourd'hui élargir ce concept à d'autres pathologies. Ainsi, la thématique à l'honneur de ces journées « Empreintes » n'est-elle pas tournée vers la cancérologie mais vers la rhumatologie.

Un arsenal thérapeutique croissant

Roche dispose sur ce marché d'un anticorps monoclonal dirigé contre les lymphocytes B, MAbthera® (rituximab), indiqué dans la polyarthrite rhumatoïde en combinaison avec le methotrexate, qui demeure le traitement de première intention. MAbthera® s'inscrit dans une longue liste de traitements de bioétharapie disponibles, dans laquelle le médecin peut éprouver des difficultés à choisir le produit adéquat.
« Dans la polyarthrite rhumatoïde, l'arsenal thérapeutique va beaucoup s'accroître dans les années qui viennent, observe le Dr Philippe Gaudin, chef du service de rhumatologie au CHU de Grenoble, au cours d'une conférence de presse organisée par Roche en marge des journées Empreintes. Or nous manquons d'outils pour savoir à quelle biothérapie un patient est susceptible de répondre ou de ne pas répondre. »

De nouveaux biomarqueurs à valider

Un écueil que Roche a voulu surmonter en tentant de déterminer les facteurs prédictifs d'une réponse des patients au rituximab. Son étude SMART (1), dont les résultats ont été dévoilés aujourd'hui à la presse, tend à démontrer la pertinence de la recherche de certains biomarqueurs de la polyarthrite rhumatoïde avant de recourir à MAbthera® pour le traitement de cette pathologie. Ainsi, la combinaison de deux biomarqueurs (2) serait corrélée à un taux de réponse au traitement atteignant 85 %, chez des patients en échec de traitement ou intolérants aux anti-TNF. Un premier pas, selon Roche, pour valider la pertinence d'une stratégie de médecine personnalisée en rhumatologie.

Julie Wierzbicki

(1) B cell activation biomarkers as predictive factors for the response to rituximab in rheumatoid arthritis: A six-month, national, multicenter, open-label study. Publié dans le numéro d'avril de la revue Arthritis & Rheumatism.

(2) En plus des biomarqueurs classiquement utilisés dans le diagnostic de la maladie (les anticorps facteurs rhumatoïdes et anti-CPP), Roche a étudié la valeur prédictive d'un biomarqueur de l'activation des lymphocytes B - ces lymphocytes étant spécifiquement ciblés par le rituximab.

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