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Décembre 2007

Les Français et l'info santé : proactifs et légitimistes

La Fédération nationale de l'information médicale (FNIM) vient de dresser un tableau sur l'attitude des Français face à l'information sur la santé et les médicaments. Morceaux choisis.

Quelle est l'implication des Français dans la recherche d'information sur les maladies et les traitements? Comment procèdent-ils pour recueillir cette information? Comment apprécient-ils cette dernière? Enfin, plus généralement, quelles sont leurs attentes en la matière ? L'enquête d'opinion de la FNIM, réalisée en octobre dernier auprès d'un échantillon représentatif de la population, lève un coin du voile sur l'attitude de nos concitoyens comme celle des médecins face à l'information médicale. Plus de la moitié des Français(57%), notamment parmi les plus âgés et affectés par des pathologies nécessitant des traitements, se déclarent plutôt « proactifs » dans la recherche d'informations sur la santé. 66 % d'entre eux ajoutent avoir recherché de l'information sur une maladie ou un médicament au cours des 12 derniers mois. Parmi les supports utilisés dans cette quête d'informations, l'Internet figure en tête (67%) pour rechercher des renseignements sur une maladie ou un médicament particulier. Le recours au médecin traitant n'intervient qu'en 2ème position (46%). Les généralistes interrogés sur les pratiques des Français en la matière ne placent cependant ce même médecin traitant qu'en 3ème position (25%), derrière la presse spécialisée (29%), tout en surestimant le rôle du Web (90%) comme source d'information privilégiée par leurs patients. La télévision - média préféré des Français - ne joue de son côté qu'un faible rôle dans cette enquête : 3% seulement disent y trouver leur bonheur, les médecins surestimant ici son rôle en considérant que 11% de leurs patients y puisent des réponses.

Le médecin traitant plébiscité

Reste que le médecin traitant est reconnu comme « acteur le plus légitime » pour diffuser l'information médicale, du côté du grand public (à 91 %), comme de celui des médecins (à 83 %). L'Internet n'étant cité qu'à hauteur de 19 % par les Français (11 % des médecins). Entre les deux, sur le thème de la légitimité, se situent l'assurance-maladie (20 %) et le ministère de la Santé (31 %). Car pour plus d'un concitoyen sur deux, il est important que l'information sur la santé soit validée par une autorité de santé reconnue et pour 40 % d'entre eux, dans tous les cas par un médecin.

Le médicament figure au centre des préoccupations des Français : 46% déclarent manquer d'informations sur ses effets secondaires, 46 % en savoir insuffisamment sur les médicaments déremboursés et 29% trop peu sur les génériques. De leur côté, les généralistes interrogés considèrent que leurs patients attendent avant tout des informations sur les bonnes pratiques de prévention (51%), le bon usage des médicaments (41%) et sur le fonctionnement du système des soins (33%). Le décalage de perception est donc patent sur cette question. Médecins et assurés sociaux s'accordent cependant sur un point : tous estiment qu'une minorité de Français (24%) seraient prêts à payer pour une information santé de qualité validée sur les maladies et leurs traitements.

Jean-Jacques Cristofari

NB : Enquête Ipsos Insight Santé, réalisée entre le 5 et le 16 Octobre 2007. 929 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus ont été interrogées. 200 médecins généralistes libéraux représentatifs de cette population.

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