Le SNITEM redoute le prochain PLFSS

Le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (SNITEM) met en garde les pouvoirs publics contre l'impact réel du plan de redressement de l'assurance-maladie sur les industriels du secteur. Le PLFSS 2008 suscite d'ores et déjà de nombreuses questions et appréhensions...
Alors que la Commission des comptes de la Sécu doit rendre sa copie ce mercredi 4 juillet, le SNITEM s'interroge sur le décalage qui existe entre « la volonté politique et les moyens financiers déployés » pour parvenir à l'équilibre des comptes sociaux. Concernant le plan de redrssement de l'assurance-maladie, son directeur général, Odile Corbin, estime qu'il s'agit d'une simple « mesure d'impact ». Une procédure « mécanique » qui repose sur « un rebasage de l'Ondam 2007 (contexte épidémique, niveau de dépenses assez bas début 2006...) » et qui est perçue comme un moyen de « limiter davantage les dépenses de santé ». La vraie réponse ne devrait donc pas intervenir avant l'automne prochain et le vote du PLFSS 2008. Au point de lui faire avouer ce qui apparaît - chaque jour un peu plus - comme une évidence : « il va y avoir de la casse ! ». D'après la feuille de route du Conseil de la CNAMTS, rendue publique le 19 juin dernier, les mesures d'économies sur les prix/tarifs LPP (liste des produits et prestations) affecteront les industriels du dispositif à hauteur de 75 millions d'euros supplémentaires. Mais ces mesures seront-elles limitées aux soins de ville ? Et surtout, seront-elles suffisantes ?
Un secteur inquiet
Pour Christian Seux, nouvellement élu président du SNITEM, le secteur des dispositifs médicaux - ou DM - est en pleine « ébullition ». Le marché français représente à lui seul 16,99 milliards d'euros et près de 40 000 emplois. Et ce, grâce à sa grande « diversité » qui fait de lui le dauphin de l'Allemagne au niveau européen, précise-t-il. En outre, le président a également tenu à rappeler que « le plan DM 2004-2007 devrait être respecté, avec 267 millions d'euros d'économies attendues au 31 décembre prochain, pour un objectif initialement fixé à 250 millions d'euros ». Le nouveau président du SNITEM a par ailleurs abordé la question des conséquences tarifaires éventuelles de la révision des lignes génériques (actuellement en cours), qui doit être une occasion pour le Comité économique des produits de santé (CEPS) - et son président, Noël Renaudin - de « revoir les tarifs et les prix correspondants ».
Jonathan Icart