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Mars 2007

Merck generics France accentue son leadership

Avec une croissance à deux chiffres, près de deux fois supérieure à celle du marché, Merck generics France mène la danse, loin devant son concurrent immédiat. Le numéro 1 du générique en France n'a pas l'intention de s'arrêter là, offrant une plus-value non négligeable à la filiale générique de Merck KGaA, justement mise en vente par la maison-mère. De quoi faire monter les enchères.

Avec un chiffre d'affaires consolidé de 480 millions d'euros, la « performance est remarquable », note le président Merck generics France, Didier Barret. La croissance s'affiche à + 21 %, elle est près de deux fois supérieure aux 11 % de croissance du marché générique. Le résultat d'exploitation reste dans le vert et ses divisions Merck génériques et Qualimed occupent respectivement 25,5 % et 1,9 % de part de marché. « Toutes nos activités enregistrent de fortes hausses et nous voulons continuer à évoluer soit en situation de leader comme avec Merck génériques, soit en situation d'acteur en pleine croissance comme avec Qualimed ».

Merck generics France se félicite d'entrer « dans le Top 5 des laboratoires pharmaceutiques concernant le volume d'unités vendues pour le marché de ville, à savoir 130 millions. « Sur tous les segments où nous sommes engagés, nous sommes leaders », ajoute le président de Merck Generics France. Ainsi, pour l'exercice 2006, sur le marché de ville, la croissance est de 25,5 % en valeur, soit « 3,5 points de part de marché d'avance sur le numéro 2 », souligne Didier Barret. Pour l'activité hôpital France, la croissance est de plus de 30 % en volume et l'activité hôpital international, si elle moins chiffrable, peut se targuer du lancement de sept filiales.

2007, année de lancements

Résultat : Merck Generics France recrute. Et ce n'est pas nouveau. La start up, qui a vu le jour en 1996, ne comptait que 34 collaborateurs... ils sont aujourd'hui 356. « Nous sommes une entreprise modèle en termes de création d'emplois, sans compter tous les emplois indirects que nous générons », souligne Didier Barret. Pour lui, cette réussite s'explique par le leadership des produits proposés et la capacité de la société à être de tous les lancements importants. En 2006, cela représente 16 DCI et 46 présentations (ramipril, pravastatine, etc.) qui complète une très large gamme de 136 DCI et 290 présentations. Le schéma est presque identique sur le segment hospitalier : lancement de 10 présentations comme paclitaxel, gamme également la plus large du marché avec 131 présentations et 40 DCI.

Cette performance est soutenue par un marché pharmaceutique en pleine décélération, tandis que le marché générique continue à croître. Une croissance qui ralentit peu à peu cependant puisque depuis 2000, elle se situe entre 25 et 39 % chaque année. Pour 2006, cette croissance se limite à 11 %. D'autant que le taux de substitution atteint aujourd'hui ses limites avec un objectif de 75 % pour 2007. Reste que la maîtrise des dépenses de santé semble une tendance durable et que Merck generics France tient à revendiquer une certaine réussite grâce à ses produits. Selon les données de l'Assurance-maladie, en 2006, les génériques ont permis des économies de 750 millions d'euros, dont 178 millions sont attribuables à Merck Generics.

En outre, « d'importantes molécules vont tomber dans le domaine public en 2007 », remarque Bertrand Brutzkus, directeur business unité ville de Merck generics France. Ce qui ouvre de bien belles perspectives cette année. « 2006 est l'une de nos plus belles années, nous avons préparé 2007 et les années suivantes », sourit Didier Barret. Optimisme confirmé par Bertrand Brutzkus : « 2007 est une année excellente en terme de lancements et nous serons encore présents sur des lancements majeurs. Nous avons d'ailleurs prévu de renforcer notre présence commerciale par un réseau d'une cinquantaine de personnes ».

Intensifier son leadership

L'entreprise a bien l'intention d'intensifier encore son leadership en 2007, soulignant au passage qu'en janvier sa part de marché consolidé s'affiche déjà à + 27,8 %. Sa stratégie, conjuguée pour partie aux difficultés rencontrées par ses concurrents, lui permet d'affirmer sa place de numéro 1. « Nous souhaitons nous développer dans le domaine respiratoire en 2007. Des lancements sont prévus. Nous allons nous tourner à la fois vers des améliorations de produits à valeur ajoutée, par exemple en travaillant d'autres formes galéniques, et vers des produits particulièrement difficiles à copier, des produits de niche par exemple », annonce le président.

Ce n'est pas des biosimilaires dont parle Merck Generics France, ce marché étant « techniquement et commercialement difficile », il n'est pas prévu de s'y lancer dans l'immédiat. Le développement de la division française de la filiale générique de Merck KGaA passera donc par de nombreux lancements et un positionnement fort quant aux médicaments importants perdant leur brevet. Pas d'acquisition en vue... car la situation actuelle « ne permet pas d'envisager ce type d'opérations ».

Après le rachat de Serono, Merck KGaA a décidé de se séparer de cette filiale pourtant bénéficiaire. « Le processus d'analyse des différentes options pour désinvestir est en cours, les candidats au rachat sont à l'étude mais il est trop tôt pour en dire plus », indique Didier Barret.

Mélanie Mazière
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