Actualité publiée sur le site
Juillet 2005

Le plateau de Saclay accueillera l’Institut européen de Technologie de Paris

Le Conseil stratégique de l’innovation (CSI) vient de remettre au Premier ministre son rapport sur le choix du site pour l’Institut Européen de Technologie de Paris (IET).

Le Conseil stratégique de l’innovation a remis au Premier ministre son rapport sur le meilleur site géographique pour l’Institut européen de Technologie de Paris (IET). A la demande du gouvernement, ce conseil a étudié différents sites potentiels pour la localisation, près de Paris, du campus de l’Institut européen de Technologie. Le rapport du CSI est fondé sur deux études menées en parallèle et de manière indépendante, en juin et juillet 2005. La première étude a été pilotée directement par le CSI, utilisant notamment les données détaillées fournies par les structures publiques chargées de l’aménagement de chaque zone et par un grand cabinet immobilier, la seconde a été sous-traitée à la direction générale d’un grand groupe international du BTP.

Dans les deux études, le plateau de Saclay, à l’ouest de Paris, devance Champs sur Marne, la base de Satory et l’île Seguin. Le plateau de Saclay réunit, en effet, le plus de critères favorables en matière d’environnement technologique, universitaire et social, de liaisons avec la capitale, de potentiel foncier à court et long terme pour accueillir les laboratoires académiques, les entreprises innovantes et les centres de recherche de grands groupes et séduire les chercheurs européens et étrangers.

« Il faut rapidement renforcer l’Ile-de-France avec un grand institut de recherche fondamentale de très haut niveau international, interdisciplinaire en mathématiques, physique, chimie et biologie, et orienté vers les domaines stratégiques de la santé et des matériaux », souligne, dans ce rapport, le Dr Philippe Pouletty, président du CSI. « Il doit s’agir d’un véritable institut européen, dont environ 50% des chercheurs viendront d’autres pays européens. Il aura des partenariats avec plusieurs universités européennes, favorisant notamment quelques grands projets collaboratifs et des échanges dynamiques de jeunes chercheurs doctorants et post-doctorants. Son campus accueillera de nombreuses PME de haute technologie et des centres de recherche de groupes internationaux, avec l’ambition de se placer parmi les 10 premiers pôles technologiques mondiaux dans les 10 ans grâce à une politique intransigeante mais transparente de l’excellence scientifique et de la compétitivité industrielle ».

Le campus choisi, au-delà des contraintes classiques de faisabilité technique doit permettre la construction d’environ 80 000 m2 de laboratoires de recherche académique de grande qualité, pouvant accueillir 3000 chercheurs ; de disposer de suffisamment de réserves foncières pour permettre, à court et long terme, des extensions ainsi que l’implantation de nombreuses entreprises de haute technologie ; d’offrir des liaisons rapides avec la capitale et des capacités de logement pour les jeunes chercheurs et de présenter un environnement technologique et social favorable ainsi qu’un cadre de vie attractif, notamment pour les chercheurs étrangers et leurs familles.

Les deux études ont été menées sous la direction de Olivier Huby, Philippe Pouletty et Jean-Marie Sepulchre, membres du CSI, et aboutissent à la même conclusion : le plateau de Saclay est le choix le plus rationnel pour l’implantation de l’Institut européen de Technologie de Paris. Il offre un bon environnement universitaire et technologique existant (renforcé par les choix récents des pôles de compétitivité), un cadre de vie attractif avec de bonnes liaisons avec Paris et un fort potentiel d’expansion.

L’ambition de l’IET, telle que proposée par le CSI au gouvernement et à la communauté scientifique européenne, s’inscrit directement dans les objectifs annoncés par le Président de la République, le Premier ministre, le ministre délégué à la Recherche et le ministre délégué aux PME.

L’IET, qui pourrait avoir un statut de fondation d’utilité publique, renforcera la politique des pôles de compétitivité du gouvernement, en donnant à la région Ile-de-France un rayonnement européen et international majeur. Il devra être dirigé par un conseil d’administration et un conseil scientifique internationaux et indépendants. L’Agence nationale pour la recherche (ANR) et l’Agence pour l’innovation industrielle (AII), récemment créées par le gouvernement pour, d’une part, financer les meilleurs projets scientifiques sélectionnés sur appels d’offres et d’autre part, inciter les grands groupes à investir massivement dans des programmes de R&D, seront mises à contribution dans le cadre du financement par projet et après évaluation internationale des projets proposés par les chercheurs de l’IET et par les entreprises du campus IET. Les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, Inserm, Institut Pasteur…) et plusieurs grandes écoles (notamment membres de ParisTech) et universités pourront participer activement à l’IET et devraient bénéficier d’un système d’abondement financier chaque fois qu’un de leurs chercheurs rejoindra l’IET. Oseo-Anvar, principal « guichet » des PME en matière de soutien à l’innovation devrait également participer au financement des PME rejoignant le site IET ou issues de l’essaimage de l’IET.

Avec l’IET, Paris et la France disposeront d’un campus de réputation internationale contribuant au savoir, à l’innovation et à la croissance.

Rechercher
Dans l'actualité
publiée sur le site