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Avril 2002

Lionel Jospin et la santé : son intervention à Poitiers le 2 avril 2002


Garantir la santé : un objectif au coeur du pacte social de notre pays

L'Organisation mondiale de la santé distingue notre système de santé en le présentant comme le meilleur du monde. Lionel Jospin présente mardi 2 avril son projet pour garantir notre système de protection sociale dans la continuité de ce qu'il a fait depuis 1997. Il propose un dialogue renouvelé avec les professionnels pour une politique de santé publique tournée vers la prévention et répondant mieux aux attentes des malades et de leurs familles.


La primauté de la politique de santé depuis 1997

L'avenir de la sécurité sociale est un enjeu majeur car elle est au c¦ur du pacte social de notre pays. La sécurité sociale est le socle de la solidarité nationale.

Depuis 5 ans, le gouvernement de Lionel Jospin a réaffirmé la primauté de la politique de santé qui avait été remise en cause auparavant par une approche purement comptable des dépenses de santé. C'est le gouvernement d'Alain Juppé qui a inventé la maîtrise comptable, dont tous les professionnels se souviennent. Alors que la droite n'avait trouvé comme moyens que d'imposer sans aucune concertation des sanctions collectives, une loi récente adoptée au Parlement vient de supprimer les "lettres-clés flottantes" dans le cadre conventionnel.

Mais la politique de santé doit aussi mieux correspondre aux attentes des citoyens. Les états généraux de la santé réunis par le gouvernement de Lionel Jospin ont montré les attentes des Françaises et des Français pour un système de soins plus proche d'eux et plus moderne. Allant dans ce sens, plusieurs grandes lois ont été adoptées comme la Couverture Maladie Universelle, avancée majeure pour garantir la protection sociale des plus démunis ou la loi sur les droits des malades qui démocratise notre système de soins.


Un nouveau contrat social avec les professionnels de santé

Une meilleure participation de chacun des acteurs du système de santé est la seule méthode juste et efficace. L'Etat n'a pas à imposer par la contrainte les évolutions nécessaires. Au contraire, il doit créer les conditions d'un nouveau contrat social, en recentrant son rôle sur la définition des priorités de santé publique.

Dans la lignée des nouveaux rapports conventionnels, il faut trouver un juste équilibre entre les demandes des professionnels de santé et les contraintes des comptes sociaux. Au niveau national, cela doit passer par des négociations pluriannuelles pour répondre aux besoins et à l'évolution des techniques. Au niveau régional, il faut organiser un pilotage unifié de l'offre de soins par la création d'agences régionales, jouer la complémentarité et prévenir tout éclatement entre l'hôpital, d'un côté et les soins de ville de l'autre.


Refuser la baisse des remboursements et la hausse des cotisations

La maîtrise des dépenses doit être médicalisée, c'est-à-dire fondée sur les bonnes pratiques. Notre système de santé doit reposer sur un équilibre des comptes de la sécurité sociale. Une telle maîtrise n'est pas un objectif en soi, mais un moyen pour améliorer la qualité, réduire les gaspillages et donc disposer d'un système de santé plus efficace et plus performant. Comme le gouvernement l'a fait depuis 5 ans, il faut refuser à la fois la baisse des remboursements et la hausse des cotisations.


Améliorer la prévention

S'il reste beaucoup à faire, le gouvernement de Lionel Jospin n'a pas été inactif depuis 1997 : des plans nationaux sont consacrés à la lutte contre les pathologies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires, diabète, asthme, etc.), contre le sida et les hépatites, contre les pratiques addictives, etc. La loi sur la contraception d'urgence, la loi sur l'IVG sont autant de prises en compte de la politique préventive à mener en direction des femmes.

Nous devons encore accentuer la prévention par une politique systématique de dépistage des maladies et une lutte contre les principales causes de décès prématuré : tabac, accidents de la route, alcool, suicide, etc...


Les dépenses de santé sont amenées à progresser

Dans ce nouveau cadre, les dépenses de santé sont amenées à progresser. Depuis 1997, plus de 15 milliards d'euros ont déjà été investis dans le système de santé.

Il nous faut accepter de nouvelles progressions lorsqu'il s'agit de garantir l'égalité d'accès aux soins pour tous les citoyens et sur tout le territoire. Pour servir ces objctifs, il est en effet nécessaire d'investir pour rénover les hôpitaux, renforcer l'effort de recherche et offrir de nouveaux médicaments. Il faut également améliorer le niveau de remboursement des soins dentaires, de l'optique et des prothèses dont l'accès est encore conditionné au niveau de revenus. Il est enfin indispensable de réduire les inégalités géographiques en offrant une meilleure prise en charge des malades et en coordonnant l'intervention des professionnels de santé.

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